‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2Chapitre 39 sur 162 · IRAK · texte numérisé non relu

IRAK

Arabes. On sait que ce fait a été mia en doute, entre autres raisons parce qu'il est rapporté par un évêque chrétien. M, de Humbold, dans le Cosmos, où il a si bien jugé la civilisation arabe, le traite de mythe. Eh bien, ce fait est rapporté par Djemal eddin, dans la vie de Jean le gframmairien, où Aboulfaradj l'a pris de toute pièce, y compris l'exclamation finale : « Écoutez ce qui s'est passé et soyez stupéfaits ! > Il faut donc admettre la triste réalité de cet événement, puisqu'il nous est raconté par Djemal eddin, le plus grrand bibliophile qu'aient eu les musulmans. L'histoire de la médecine chez les Arabes témoigne à chaque page que la race n'est point solidaire du méfait d'un individu. Il est assez remarquable qu'Ëbn Abi Ossaïbiah, tout en empruntant au Kitab el hokama la notice de Jean le grammairien, n'a pas reproduit l'épisode de la bibliothèque d'Alexandrie.

ABOC 3ALEM BEN KASABA.

Abou Salem ben Karaba, médecin jacobite de Malatia on Mélitèoe, était un médecin qui ne jouiasaitpas d'une grunde réputation dans son art, mais se recommandait par ses connaissances dans la langue grecque et dans l'histoire. Il fut cependant attaché comme médecin au sultan Seldjoucide Ala eddin Kaïkobad, et fut en très grande faveur auprès de lui, au point que le sultan ne pouvait s'en passer.

En l'année 632 (1234) Alaeddin s'étantmis en marchepour occuper la ville de Chartabert, campa sur les bords de l'Euphrate. Cependant Abou Salem s'étant attardé, le sultan donna l'ordre que s'il arrivait dans la soirée on lui accordât le passage, mais qu'on le lui refusât s'il arrivait plus tard. Abou Salem arriva trop tard et se vit refuser le passage. Comprenant alors qu'il avait perdu dans l'esprit du sultan, il en retourna et s'empoispona.

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