HISTOIRS DU LA M&DISCINB ARABS. — LIVRE SIXIÈME
De ces écrite deux nous sont parvenus, et tous deux existent à Paris. Ce sont la chirurgie et le commentaire des Aphorismes. La ckirurgfie se trouve aussi au British muséum.
Le commentaire existe sous le n^ 2348 du supplément arabe. C*est un bel in-folio qui ne contient pas moins de 360 feuilles. Les commentaires du texte sont copieux. Les devanciers et les grands noms de la médecine sont mis h contribution.
Certaines digressions sont remarquables et accusent une grande connaissance de la médecine grecque (1).
La chirurgie se trouve sous le n* 1023 du même fonds, in-8* assez volumineux. Elle est divisée en deux parties, théorique et pratique, et chaque partie contient dix chapitres.
La 1'* partie traite d*abord de Tanatomie qui n'occupe pas
moins de 200 pages, puis de la pathologie, qui classe les affections suivant les quatre humeurs, classification qui se reproduit dans la 2* partie, du chapitre 12 au chapitre 15.
Le chapitre 11 traite des simples. Le 10* traite des affections qui ne sont pas le produit exclusif d'une humeur, et là nous trouvons le spina vent^ sa, l'alopécie, les dartres, le squirrhe, etc.
Le 17* traite des aflfections traumat ques, et comprend 39 paragraphes. Le 18* a trait h la cautérisation.
Il est question dans le 10* des opérations chirurgicales.
Nous dirons un mot de la circoncision. L'auteur admet quatre procédés et il en est un que nous n'avons pas rencontré ailleurs. Il consiste à introduire dans la cavité préputialQ une sorte de corps cylindrique, à repousser le gland, tirer la peau du prépuce et inciser sur le mandrin.
Les accouchements tiennent en cinq pages.
Ce que nous avons vu traiter avec le plus de détails c'est au chapitre 17, le traitement des plaies produites par les flèches. Nous citerons encore certaines fractures et luxations.
Le chapitre 20 e.st un formulaire.
(1) L'auteur déposa soq livre daas la Bibliothèque de Maasour Mohammed ben Kalaoun.
SALAII EUUlX BEN YOL'SEl'.
Siiliili «ddin ben Yousef et Kulilinl, ilc Hanitu iic nous cr-t uuiinu que par une mentiun de Hiidji Klialfa, nu n* lt,lMU. qui jiarle aoinmairemunt de son ouvrag'e, et par cet oiivrHf,'u lui-même qui existe au supplément arabe sous le u" KM,'. Hiuljt Ktialfa ue nous a pas donné la date de sa mort, mais nous reucontrons dans son œuvre deux faits de sa pratique datés l'un de l'année (i38 de l'hégire, et l'autre de l'année (jîXi, Il vivait donc encore ii cette dernière date, c'est-ii-dire en liSKi de notre ère.
L'ouvrage de Salali eddin est un traité d'oculîstiqno intitulé Nour cl Ouyoun, ou la lumière des yeux.
Le manu-scrit de Paris, le seul que nous conuaipsioiis ju:'qu'ti présent, est un in-folio de 178 feuilles ii -27 lif^nes.
C'est un des traités les plus complets cj^ue les Araljea iioui nient laissés sur ruplithalinolog'ic.
Il est divisé en dix livres :