‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2Chapitre 6 sur 162 · ABOU NA.SR EL MESSIHV · texte numérisé non relu

ABOU NA.SR EL MESSIHV

^Ê Abou Naar Saïd ben Abilkheir ben Issa ben el Messihy,

^r ainsi nommé dans Ebn Abi Osssïbiab, porte les noms Bui-

vantsdansDjemal eddin: Aboulklieir ben Baka ben Ibrahim

Ennily el Bag-dady el Messihy, dit Elm el Atthar. Cette der-

Inière nomenclature se retrouve dans Aboulfarag-e. C'était un médecin chrétien, habile et renommé, jouissant de la confiance générale, et, particulièrement, de celle du Khalite Nasser lidlo Allah, qui lui contiait la sauté de ses femmes et de ses concubines.

Le Khalife Nasser avait la gravelle. En l'année TiSS de l'hégire, 1201 de notre ère, un calcul se forma dans sa vessie, et, de guerre lasse, il se décida à subir l'opération de la taille, et s'enquit d'un chirurgien capable de la pratiquer. On lui désigna un certain Ben Akâcha. Celui-ci ae prononça pour l'opération, mais, auparavant, il voulut avoir l'avis d'El Messihy, qu'il appelait son maître, et qui était déjà vieux. Après s'être bien informé de la maladie et du malade, Abou Nasrel Messihy, auquel le Khalife s'abandonna complètement, voulut, préalablement, essayer d'un traitement par les boissons et les huiles émollientes, avant de recourir h. l'opération de la taille. Le Khalife rendit un calcul de la grosseur d'uu noyau d'olive et se trouva délivré. Aussitôt, les cadeaux plurent sur Abou Naar el Messihy, tant de la part du Khalife que de la part de sa mère, de ses enfants et de tout son entourage. L'argent qui lui fut adressé se montait k vingt mille dinars, soit une somme de trois cent mille francs, sans compter les autres présents,

Abou Nasr el Mesailiy mourut plein de jours, en l'année 608 de l'hégire, 1211 de l'ère chrétienne.

Il laissa un livre intitulé El Iqtidhab, par demandes et par réponses.

34 HISTOIRE DE LA IIADECIKE ABABI. — LIVRE aMQUlilCB.

ABOU ALI BEN ABILKHEIR EL IfESSIHT.

Âbou Alif fils d'Âboa Nagr, suivit aussi la carrière paternelle, mais avec beaucoup moins d'ardeur. Tant que vécut son père, il fut en faveur» et même on lui confia la direction de rhôpital, probablement El Adhedy. Quand son père mourut, son crédit baissa et ses désordres achevèrent sa ruine. Enfant prodigrue, il dépensait son héritage avec des femmes. Une aventure qui lui arriva fit beaucoup de bruit, car on nous en a donné la date précise. Le vendredi 11 du mois de Raby P% qui nous paraît répondre au 10 mai, en l'année 1220, on trouva chez lui une maîtresse musulmane du nom de Setti Charaf. On l'arrêta, et il ùe craignit pas de dire qu'il avait reçu chez lui beaucoup d'autres musulmanes attirées par ses richesses, entre autres, la femme de l'intendant du trésor. Les deux femmes furent conduites à la prison des prostituées, et Abou Ali fut condamné à une amende do six mille dinars, 6oit quatre-vingt-dix mille francs.

MAHFOUTH EL MESSIHY.

Nous trouvons dans le Kitab el hokama le nom de Mah-< foudh ben Issa Aboul 01a ben el Messihy, médecin chrétien, vivant en l'année 550 de l'hégire, 1163 de l'ère chrétienne. C'est tout ce que nous en savons, si ce n'est qu'il habitait l'Irak.

EBN SEDID.

Aboul Hassen Ali ben [Mohammed ben Abdallah dit Ëbn Sedid^(ou Sedir), d'un sobriquet de son père, était de Madaïn, où il mourut subitement en 606 (1209). C'étaii un bon médecin et un poète;

CBN EL MOD&MHIL.

Aboul Hassan Soad ban Hibat Allah ben el Mouatnmîl cl Hadhiry n'a paa de place dans certaines copies d'Ebii Abi Osaaïbîah. Aboulfarage a reproduit la notice donnée par Djemal eddin dans te Kitab el hokama.

C'était un chrétien de Bag:dad, qui fut attaché au service du Khalife Nasser, auprès duquel il jouissait d'une grande considération. Il passait pour un médecin accompli. Il composa un traité théorique et pratique dont le titre, Essafoua, indique un choix dans les doctrines et les faits de médecine. On fait observer qu'il y traite de la circoncision pratiquée à Bag-dad par les médecins, et que cela parut une nouveauté. 11 mourut eu 591 de l'hégire, 1195 de notre ère.

ABOULKHEIR L'XRCinDIACRE.

Aboalkheip, l'archidiacre, était lo frère du précédent, et CCS deux frères en avaient un troisième, connu souti le nom d'Ebn el Messihy, qui fut Cathoîicoa, c'est-à-dire patriarche de la communion uestorienne. Aboulkheir étudia lii médecine sous Amiu Eddoula, auquel son père vint le présenter, dès sa première jeunesse. Il devint lui-même un médecin éminent, et composa sous le titre El Iktidkab, une sorte de paraphrase des g-énéralîtés du canon d'Avlcenue, dont il donna plus tard un abrégé.

EBN EL UARESTANYA.

.\bou Bekp ;Vbd Allah beo Abilfaradj Ali ben Nacer ben Hamza, ditËbn el Marestanya, ou le fila de l'hospitalière. fut attaché à. l'hôpital El Adhedy, dont II composa i'histolre. 11 mourut en 599 de l'hég-ire, 1202 de notre ère, et passait pour un savant médecin et un bon praticien. Cependant, un fait dont nous allons parler ne plaide pas en sa

IftTBUri

ABDESSALEM.

Abdessalem bon Âbdelkader ben Abi Saleh ben Djengnidoust ben Abi Abdallah Eddjîly, connu sous le nom d'Errokn, n'a pas été mentionné par Ebn Abi Ossaïbiah. La notice que lui a consacrée Djemal eddin a été reproduite en partie par Aboulfarage. Celui-ci lui donne le titre defTo^tm, que nous n'avons même pas «trouvé dans Djemal eddin, ce qui laisse des doutes sur sa qualité de médecin. Toutefois, on nous dit qu'il était profondément versé dans les sciences des anciens. Son crédit et sa renommée lui suscitèrent des envieux.

L'un d'eux l'accusa d'impiété et de partager les opinions des philosophes. Sur un arrêt du Khalife Nasser, on le mit en prison, et on saisit ses livres pour les brûler sur une place de Bagdad. Ebn el Marestanya le médecin, dont nous venons de parler, présidait à l'exécution. Alors se trouvait à Bagdad lousef Essebty, qui fut témoin de l'auto-da-fé, et le raconta plus tard à son ami Djemal eddin. Ebn el Marestanya prononçait l'anathème sur les philosophes, sur Abdessalem et sur ses livres, les prenant un à un et les livrant aux exécuteurs pour être jetés dans les flammes^

Etant tombé sur un livre d'astronomie d'Ebn el Heitsam, il renouvela ses anathèmes, le déchira et le donna pour être jeté au feu. Je vis là, dit lousef, sa sottise et son ignorance, car Tastronomiei loin de conduire à l'incrédulité, conduit à la foi. Abdessalem fut élargi en 589 (1193), et vécut encore longtemps après.

EBN EDDJOUZY.

Aboulfaradj Abderrahman ben Ali Djemal eddin ebn ed Djouzy naquit en l'année 508 (1114) ou 510 (1116) et mourut en 597 (1200). Il habitait Bagdad. C'était un homme passionné pour toutes les sciences, sur lesquelles il écrivit de nombreux ouvrages. Il était versé dans la connaissance des tra-

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