‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2Chapitre 65 sur 162 · HISTOIBB DE LA MÉDBCINE ARABE. — LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

HISTOIBB DE LA MÉDBCINE ARABE. — LIVRE SIXIÈME

Les Médecins de Bougie.

La médecine qui, au X* siècle, avait brillé malheureusement d'un éclat passager à Gaïrouan, refleurit un moment à Bougie, dans le courant du XIIP.

C'est à M. Gherbonneau que nous devons cette révélation, et c'est à lui que nous allons emprunter tous nos renseignements sur une pléiade de savants. Si nous n'avons pas d'hommes éminents à signaler, le grand nombre des noms mis en lumière accuse un certain mouvement scientifique que nous ne saurions passer sous silence, d'autant plus que, de tous les états musullnans, le Magreb est celui qui nous a fourni le plus faible contingent. Il faut bien que ces hommes aient eu quelque mérite, pour que l'on nous ait transmis sur leur compte quelques renseignements, si modestes qu'ils soient. Laissant de côté les littérateurs et les juris* consultes qui figurent en grand nombre, nous ne voulons nous occuper que des médecins.

Mohammed ben el Hassan ben Mimoun Ettemimy, grammairien, jurisconsulte et historien, écrivit aussi sur la médecine. Il mourut en 1274.

Ahmed ben Khaled, originaire de Malaga, jurisconsulte et médecin, mourut h Bougie, en 1261.

Mohammed ben Ahmed el Omaoui dit Ebn Eddares, jurisconsulte et médecin, enseigna la médecine à Bougie. C'était un homme prudent, qui ne s'engageait dans le traitement des malades qu'après avoir mûrement réfléchi. Il était médecin de la cour depuis quelque temps quand El Mostancer l'appela à Tunis, oii il mourut en 1271. On cite de lui deux traités en vers^ l'un sur la thérapeutique, et l'autre sur la pharmaceutique.

ESPAGNE ET UkODI

Abootxasem bëx Zeitoox, qui cultivait le droit et la médecine, mouruten 12V)1.

Ces savants et d'autres, au nombre de vinfït, avaient été las maîtres de It'obriny, l'auteur du livre exhumé par M. Cherbonneau.

Aboul Abbas Ahmed, médecin d'Ispahan, se fixa quelque ■temps à Bougie et alla terminer sa carrière au Maroc. Il, en fut de raôrae de Taky eddin, que nous croyons être le même que celui dont il est question au chapitre de l'Irak.

Ali BEN Amran ben Assatib, de Miliana, s'établît à Bougie, où il mourut en 1271.

Abd EL Hak BEN Ibrahim BEN SebaÏn, médeciû de Murcie, habita Boug^ie, où il mourut en 1270.

Ahmed BEN Aboulcassem Kttemimy, cadi de Bougie, cultivait ausai la médecine.

Ajoutons qu'à la même époque, le saint homme Abou Medin, en vénération à Tlemcen, enaeignait le droit b, Bougie.

Bougie dépendait alors des Hafsides de Tunis, qui la faîsaientgouverner par un prince du sang. Ce qui accnit encore son importance, c'est que plusieurs fois des gouverneurs se déclarèrent indépendants et reconstituèrent un état qui s'étendait au-deld de Coustantîne. En 1304, une intrigue fut fatale au cadi de Bougie Aboul Abbas Errobriny. M. Cherbonneau fait mourir son auteur, également cadi de Bougie, de mort naturelle en 1314. Y a-t-il une erreur?

Quant aux souverains de Tunis, ils protégeaient alors les lettres et les sciences. Abou Zakarîa, mort en 1249, laissa une bibliothèque de 30,000 volumes, d'après El Keirouany. Un de ses succeseeurs, Abou Fares, mort en 1433, institua une bibliothèque ouverte au public. D'autres hofâidea construisirent de pareils établissements.

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