‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2Chapitre 74 sur 162 · LUS SIÈCLES DE DËOADEKCE · texte numérisé non relu

LUS SIÈCLES DE DËOADEKCE

aussi traité d'animaux ou d'êtres fabuleux, ou fantastiques, tela qua la jument Boraq, qui porta le prophète dans les cieux, le3 uasnas, les fées, les génies, etc.

On doit ainsi naturellement s'attendre 'a feeaucoup de crédulité et à des fables. C'est ainsi que nous trouvona rapporté que l'hyène, aussi bien que le lièvre, est inàlc une année et femelle l'autre, que l'éléphant porte sept ans, etc.

Les autorités les plus aérieusea sur lesquelles s'appuie ûamîry sont Aristote, Kazouiny, Ebn el Beithilr, B&khtichou, Abou Hamid qui ne dédaig'ue paa le merveilleux, Avenzoar aussi crédule que Pline, etc.

A propos des sonj^es, nous voyona fréquemment le nom d'Artémidore, et parfois celui d'Ebu Sirin,

En dépouillant Damiry de ses fables, de sus contes, de ses anecdotes, de ses renâeigrnemeuts biof^raphiquas, etc., on pourrait encore constituer un en><emblc Intéressant do faits relatifs h. l'histoire des animaux.

Le fonds arabe de Paris possède plusieurs copies complètes ou abrégées de Uamiry. Nous donnerons une idée do l'étendue de son œuvre en disant qua de deux volumes qui en contiennent chacun une moitié, l'un le n» 870 du supplément a 332 feuilles (1) iu-f* à 2U lignes à la page, l'autre en a 487 k 10 lignes.

On sait le parti que liochart a tiré de Damiry pour son Hierozoïcon. M. Perron en a tiré parti pour le Nacevy. La Viedes animaux a été remaniée et dépouillée de ses longueurs : il y a aussi la moyenne et la petite.

Hadji Klialfa juge bien l'œuvre de Damiry qu'il dit iné* gale. L'auteur était jurisconsulte et pas plus homme du métier que Djahidh. Son œuvre n'est autre chose qu'une œuvre de compilateur.

EUN El, OUARDY.

Zeio eddiu Abou Hafs Omar ben el Moudhaffer, vulgairement connu sous le nom d'Eba el Ouardyi étudia d'abord

(1) Le n' 873 complet eo un volume, est un in-folio d'environ SWO feuilles à 33 lignes.

^L feùliles à :

?80 UISTOIUË DE LA MÉDECINE AiUBK. — UVRE SEPTIÉAIB.

la jurisprudence à Haina,sous Cherf eddin el Barizy. Il fut ensuite substitut du Cadhy Chems eddin ebn Ennaked» à Aiep, où il mourut eu 1348. à l'â^e de soixante ans.

Ebn el Ouardy écrivit plusieurs ouvrages sur la jurisprudence, la g-rammaire, l'histoire et l'interprétation des song'e.s. Il laissa aussi des poésies et même des traités en vers.

Un seul de ces ouvrages, qui lui a fait quelque temps cLcz nous une certaine notoriété, présente un certain intérêt. Nous voulons parler de la Perle des merveilles, Kharridat el Adjaîb.C'est un traité sommaire de géographie et d'histoire naturelle, d'une médiocre valeur, produit d'un esprit crédule, et qui n'est lu, dit Hadji Klialfa, que par les gens d'école, d'un esprit borné. Il rappelle les Merveilles de la création de Kazouiny, sous des proportions plus restreintes. Les matières sont aussi traitées dans un ordre différent. Il commence par la géographie et termine par l'histoire naturelle. Ce qu'il rapporte des minéraux, des végétaux et des animaux et de leurs propriétés est très sommaire. La citation de nombreux hadits relatifs aux vertus des simples montre assez l'esprit dans lequel est conçu ce livre.

Depuis un siècle, on lui a fait de nombreux emprunts, on en a même imprimé des fragments, alors sans doute que les éditeurs n'avaient rien de mieux sous la main. Cet ouvrage se trouve assez communément dans nos bibliothèques. Nous en possédons un.

De Guignes a consacré une notice à Ebu el Ouardy et à ses ouvrages dans le II* volume des Notices et extraits.

DJELDEKY.

Azz eddin Eidemir ben Ali ben Abdallah Eidemir Eldjeldeky est, dans ces derniers temps, le plus notable représentant de la science hermétique. Nous en dirons quelques mots d'après une notice de de Sacy, dans le IV* volume des Notices et extraits.

Tout ce qu'il a pu recueillir de renseignements se réduit

LES SI}i:CLHS DE DÉCADENCE.

à peu de choses. Quelques-uns de ses ouvrages ont été composés au Caire et à Damas, de l'année 740 de l'hégire (1339) & l'année 743 (1342). Il n'est donc pas mort en l'année 740, ainsi que l'avance le catalogue delà Bibliothèque Bodléienne.

Après avoir observé que d'Herbelot fait mal à propos deux personnages différents de Djeldeky, de Sacy donne la liste de ses ouvrages, d'après Hadji Khalfa.

Trois traités intitulés Bedr cl Mounir, lune brillante ; Derr eL Mentour, perles répandues ; Kechf essotour, écartement des voiles, ue sontque des commentaires d'unouvrage d'.Mi ben Moussa el Andaloussy, intitulé Ckodhour, qui parait être un traité d'histoire naturelle et d'alchimie. Le Derr el Mentour fut composé en 743.

Viennent ensuite des Traités de la pierre philosophale : le Boughiat el Khabir, désir de l'habile ; le Chems cl Mou~ nir, soleil éclatant, qui ont le même objet.

Le Nehaiat el Matkleb, terme do la question, est un commentaire d'un Traité d'alchimie d'AboulcassemEl Iraquy intitulé Moctasseb cddehebya (existe à Vienne, 1405].

Ce sont ensuite des traités du même genre : le Tacrib fi Aarar el Kimia, introduction aux. secrets de l'alchimie ; le R'ayat essorour, lexcellence des secrets ; le Kcnz el ikhtissas, le trésof" propre ; le Misbah fi ilm H Miftah, flambeau de la science ou la clef; le Borhan fi ilm el Misàn, démonstration de la science de la balance. Ce dernier titre est celui d'un livre de Géber, le maître de la science hermétique.

Dans la préface du Misbah, Djeldeky rapporte que Géber a composé 3,000 volumes, desquels il a recueilli la matière do cinq volumes dont le Misbah eat le résumé.

L'Alborhan fi Asrar ilm el Mizan, dit de Sacy, est un ouvrage très étendu, divisé eu quatre parties, dans lequel l'auteur a réuni uu grand nombre de matières d'Uistoird naturelle et de théologie. Il consiste en préfaces, traités élémentaires de divers auteurs et commentaires. On y trouve le livre de Bolinaa (Apollonius de Tyane) sur les sept corps et le livre des corps de Géber. Il y a fait entrer aussi la plus grande partie des livres des Balances de Géber.

282 mSTOlRB DE LA MÂOEGINE ARABB. — UyRE SEPTIÈME.

Il existi) au.s3i dans nos bibliothèques un commentairo do Djeldeky sur des ouvraf^fes d'alchimie de Mohammed beu AU Ettemimy.

Une partie des ouvrages deDjeldekinousont été conservés.

Djeldeki n'a pas été inconnu de nos chimistes du moyenâge et son nom figure dans la Bibliothèque hermétique de Langlet Dufresnoy.

EBEN BATOUTAH.

Nous devons un mot à cet illustre voyageur, qui n'a pas seulement enrichi la géographie, mais fourni des renseigne^ ments à l'histoire naturelle.

Né à Tanger, en 1304, il partit en 1325 pour le pèlerinage, mais son humeur l'emporta en Arabie, en Syrie, en Mésopotamie, en Perse, au Zanguebar, en Asie mineure, à Gonstantinople, en Russie, en Boukharie, dans TAfganistan, l'Inde, la Chine, l'archipel indien et l'ile de Ceylan.

En 1349, à peine rentré dans sa patrie, il partit pour Grenade, puis pour le Soudan et atteignit Tombouctou.

Le récit de ce voyage a été publié récemment par la Société asiastique, texte et traduction de MM. Defrémery et Sanguinetti, 4 volumes et un Index. On peut voir dans cet index combien se trouvent de renseignements sur l'histoire naturelle. Déjà en 1847, M. Dulaurier a publié, dans le Journal asiatique^ un fragment sur l'Archipel indien, avec des notes concernant les produits naturels de ces contrées.

2* Espagne.

IssA BEN Mohammed el Amoury fut attaché comme médecin à la personne du roi. Il publia un excellent ouvrage de médecine en plusieurs tomes, intitulé la Clef du traitement, et mourut h Grenade en X337.

Mohammed ben Ibrahim ben Abdallah ben Roubil^ dit Eb.\ Esserradj, naquit à Grenade en 1256.

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