‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2Chapitre 75 sur 162 · LEB BI&0LE8 DB D&OADENCE, 2S · texte numérisé non relu

LEB BI&0LE8 DB D&OADENCE, 2S

C'était un homme d'une grande érudition et même un poète, en même temps qu'un médecin habile.

Il s'acquit une telle réputation par sa pratique et ses écrits que te roi Mohammed ben Mohammed le choisit pour son médecin. Non-seulement il avait du plaisir h soig'ner les pauvres, mais il Bubvenait à leurs besoins et leur abandonnait le tiers de son revenu. Il apprit la médecine à l'école d'Abou Djafar Errakouty île Murcie, médecin très renommé de son temps.

La mort du roi fut pour Ebn Esserradj l'occasion d'une grave mésaventure. Le prince était à l'article de la mort, quand le médecin fut iuterronfé sur l'alimentation qu'il avait prescrite. La réponse fut ironique, Ebn Eaaerradj se doutant que les serviteurs du prince lui avaient administré des aliments empoisonnés, avec la connivenpe de son successeur. Là-dessus le médecin fut jeté en prison et, au bout de trois ans, il n'en sortit qu'avec l'exil et la confiscation de ses biens. Il putcependant plus tard rentrer dans sa patrie, où il mourut en l'année 1329.11 avait publié plusieurs ouvrages relatifs h la médecine et k la botanique.

MOHAMUED BEN AUUI^D BEN FaBADJ BEN ChOKBAL, philo-

sophe, jurisconsulte et médecin, après avoir été libraire et pharmacien, fut char^ de la bibliothèque du roi h Grenade. Il mourut disgracié & Bdne en 1331.

MoiiAUUED BEN Ahmed, dît ElMabakchy, d'Almérîa, jeune homme d'une grande beauté et de grandes espérances, déjà médecin habile en même temps que pa-ssionné pour l'alchimie, mourut en 1336.

Galsb BEf< Au BES Mohammed el Ascouhy, dit nusai Abou Teuam, né à Grenade, se rendit, jeune encore, au Caire où il s'adonna tout entier & l'étude de la médecine. De retour dans sa patrie, il fut nommé chef des médecins. Plus tard il fut chargé par le roi de Fez du prélèvement des impOts. Il mourut à Ceuta, en 1350, ^rès avoir laissé plusieurs ouvrages de médecine très estimés.

284 IlISTOmB DB LA. MftDUClNB ARABB. — LIVRE SEPTIÈME.

Othman BEN Iahya EL Caist naquit à Malag^a d^une famille illustre, origrinaire de Séville. C'était, dit son biogrraphe, un homme incomparable et de (irrandes connaissances. Il professa la philosophie, la jurisprudence et la médecine à Malagra et mourut en 1334.

MOHAMBIED BEN IbRAHIM BEN MOHAMMED EL AnSARI, dît

Elsenna, de la secte des Soufis, s'adonna passionnément à ralchimie et mourut en 1348.

Mohammed ben Ali ben Iousef ËssEKOUNYyditEBN el Loulou, de Comarès, fut poète et médecin et succomba a la peste en 1349.

Abou Zakarya Iahya ben Ahmed ben HAziL,de Grenade et d'une illustre famille, se distinguait comme poète, orateur» philosophe, astronome, médecin et jurisconsulte.

Parmi ses écrits on cite : Du choix des médicaments. De la crise des maladies. Observations de médecine. Il mourut en

Mohammed ben Cassem el Karchy, de Malaga, vint habiter Grenade, puis se rendit à Fez où il exerça la médecine et devint directeur de Thôpital de cette ville. C'était un homme éloquent et un poète. Né en 1303, il mourut à Fez en 1350.

Abou Amrou Mohammed ben Abdallah ben Ibrahim Ennemahiry, vulgfairement dit Ebn el Hedjadj, naquit à Grenade. C'était un orateur, un poète, un médecin et un mathématicien distingué. Il s'acquitta avantageusement de missions auprè3 des souverains de Tunis et de l'Egypte. Il vivait encore en 1358.

Aboul Cassem Mohammed ben Iahya el Arfy de Ceuta, dont il fut gouverneur, vint habiter Grenade. C'était un homme versé dans la littérature et la médecine, ainsi que l'attestent ses écrits. Il florissait en 1363.

LllS SIÈCLES DB DÉCADENCE. :>SD

Mohammed ben Ali bejj Abdallah Ellakhmy dît EcHCiii;cooBY, de Seg-ora sa patrie, naquit en 1320, d'une famille opulente. Il s'adonna k l'étude de la médecine avec tant de succès que le roi de Grenade le choisit pour son médecin.

Il publia plusieurs ouvrages, parmi lesquels : un traité de médecine, intitulé Présent fait aux postulants; un traité d'ex4)érîences, intitulé Le grand iouci ; un traité très savant sur les erreurs des médecins, intitulé (c Juif dompte.

EBS EL ICHATIB.

Mohammed ben Abdallah ben Saïd Lessiin eddin ebn <:1 Khatib naquit a Grenade, en 1313. Sa famille, oriyinaire de Syrie, s'était en deruier lieu fixée à Grenade. Elle produisit plusieurs hommes disting-uésdans les lettre», ainsi que daiid les emplois civils et militaires. Son aïeul commandait la cavalerie, et son père fut gouverneur de Grenade, où il mourut, regretté de ses concitoyens, en l'année 1340.

Ebn el Khatib gag-na la faveur du roi de Grenade Ebn cl HaddjadJ, et devint son secrétaire intime et l'intendant de sa maison .

Sa jeunesse fut studieuse et plusieurs maîtres lui enseignèrent la pliilasophie, les mathématique.^, la médecine et la jurisprudence. Il excella dans toutes ces sciences, mais particulièrement dans la connaissance de l'histoire.

Son crédit se maintint sous plusieurs princes de Grenade et il fut investi des plus hauts emplois, mais sur la fin de sa K carrière il connut l'infortune.

H Accusé de trahison par le prince Ebn el Alimar, il fut jeté

H en prison où il ne tarda pas à subir la peine capitale, en H l'année 137-1.

^Ê Les fonctions d'Ebn el Khatib ne l'empêchèrent pas de H consacrer ses veilies à l'étude et à la comjiosition. Il écrivit H une quarantaine d'ouvragfcs, sur toutes sortes de matières. H Nous citerons les principaux, réservant pour la tia les ou- ^1 vrages relatifs à la médecine.

Zbb UIST0IR1£ DE LA UÉDEGUïS ARABE* — LIVRE SEPTIÈME.

Ouvrages historiques.

Histoire des rois de Grenade.

Des sultans et des rois de l'Espagne.

Des hommes de l'Espagne célèbres par leur science et leur piété.

Histoire de Grenade.

Histoire encyclopédique de Grenade. C'est cet ouvrage désigné par Casiri sous le titre de Bibliotheca Arabica^ hispana, duquel il a tiré de nombreuses notices biographiques (1).

De l'utilité de l'histoire. De la monarchie. Philosophie et belles-lettres.

Divers recueils de poésie.

Du vizirat.

De Texcellence des lois.

Do l'art militaire.

De la musique, etc.

Ouvrages de médecine.

De la i)e8te.

Questions de médecine.

De la confection de la thériaque.

Traité de médecine dit El lousefy.

Des graines.

De l'art vétérinaire et de rcxcellence des chevaux.

De la génération du fœtus.

Des moyens de conserver la santé, suivant les saisons de l'année.

Poème sur la médecine.

Poème sur les aliments.

(Casirij II, 72).

On trouve aussi notre auteur désigné sous les noms de Lessan eddin el Corthoby, la ville de Cordoue ayant été une des stations de sa famille, avant qu'elle se fixât définitivement à Grenade.

(1) Cet ouvrage est divisé en onze parties. La bibliothèque de rEscurial ne possède que les VII, VIII, IX, X et XI» parties. L'ordre est alphabétique et les Mss. commencent à la rubrique Mohammed.

Llia SlÊCLEfl DE DÉCADENUE. 2S7

Oa peut lire de longs détails sur la vie publique d'Ebn «l Kliatib, notamment dans l'histoire des Berbères d'Ebn Khaldoun traduite par M. de Slane, IV, 390, et dans Makkary.

Wilstenield n'a pas reconnu Ebn el Khatib, au n' 257.

Dans la liste bibliographique donnée par Casiri nous n'avons pas nettement disting-ué un ouvrage d'Ebn el Khatib qui existe h la Bibliothèque natiouale, n' 1070 de l'ancien fonds. Il n'y aurait guère que le Traité de Tnêdecine qui piït lui correspondre : un médecin l'eClt sans doute désigné plus catégoriquement, mais la liste de Casiri est empruntée il un historien.

Quoi qu'il en soit le Ms. n' 1070 mérite d'être signalé,

L'ouvrage qu'ilcontient porlele titre : Amel ctthobb limcti AJiabb, Traité de la médecine ii ceux qui l'aiment.

Cet ouvrage ne contieut pas moins de 103 feuilles. Il est dédié à un prince mérinide et lut composé en 1359,

Il se divise en deux parties.

Dans la première nous trouvons de la pathologie générale et spéciale. Chaque énoncé de maladie est suivi de sa définition, des distinctions ou diagnostic différentiel, des causes, des symptômes, du traitement, des médicaments et des aliments ; le tout sommaire et concis, mais méthodique et complet dans son cadre- La deuxième partie contient les fièvres, la chirurgie, la cosmétique, les aphrodisiaques et ce qui a trait aux fonctions glénitales et à l'enfance.

Le dernier chapitre s'occupe des questions délicates de la médecine, des choses défendues par la loi et de colles que la I pudeur ne permet guère de traiter librement. ' Quant au vin, l'auteur s'excuse d'en traiter par la ralsoQ que l'ou peut avoir h, son service des juifs ou des chrétiens. Les abortlfs lui paraissent permis en certains cas où l'étroitesse des parties peut entraîner la mort chez les femmes enceintes. Quantaux aplirodisiaques, il s'excuse en ce que ce sont des moyens de rapprocher les sexes et de multiplier le gcaTB humain.

En somme cet ouvrageaccuseunbon esprîtetdes connais-

288 HISTOIRE DB LA. MiOBOINB ARABB. — LIVRB BBPTIÉIIB.

Bances étendues, telles que les lui attribue l'historien cité par Casiri. Nous sigrnalerons sa riche nomenclature des affections de l'œil.

ISHAQ BEN HAROUN CHBLMOUN.

Il existe de lui à l'Escurial, n* 865, un Mémorial des propriétés des aliments. Le manuscrit date de 1425.

DJEMAL EDDIN EL R*ARNATHT.

Djemal eddin lousef ben Ahmed de Grenade est donné par Hadji Khalfa, n* 1526, comme auteur d'un résumé de médecine intitulé El Idjaz Fitthobb.

Il peut être identique avec un Djemal eddin Âboul Mahassen de Grenade mentionné par Casiri sous le n* 075, et qui vivait au VIII* siècle de l'hégire. Il existe de lui h l'Escurial un traité de médecine en grande partie superstitieuse, sous le titre Kabas el Anouar, Foyer de lumières. Il est aussi question dans ce livre, de charmes, de sortilèges et d'alchimie.

MOHAMMED BEN KIIALDOUN.

Abou Abdallah Mohammed ben Khaldouu était peut-être le frère du célèbre historien, qui avait un frère du nom de Mohammed. Voilà pourquoi nous le plaçons auXlV^ siècle. Il nous est connu par un manuscrit que nous avons rencontré en Algérie, contenant un petit écrit adressé à son frère et sur sa demande.

La médecine, dit Mohammed, comprend deux parties, la conservation de la santé et le traitement des maladies. Quant à la deuxième partie, comme elle exige le concours

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