XV' SIÈCLE
NEFIS BEN AOUADII.
Borliau eddin Nu&s beii Aonadh beu Hakim el Kermany, saus doute orig'ÎDaîre du Kei'man, vivait dans la première moitié du XV* siècle de notre èr.e, ii Samarcande, ce qui nous est atteatû par ses écrits, et par iiiio courte notice de Uodji Klialfa.
Nous couuaixsoud de lui deux ouvrages.
Le premier est un commentaire du Livre des causes de Nedjib eddin Samarcandy. Le Livre des causes de Samarcandy, au dire de Iladji Khalfa, n* 540, gagna de la notoriété par le commentaire de NeÛa ben Aouadh. Il l'achevait en 8:27 à Samarcande, et le dédiait à son souverain, le savant astronome OlougBeg(l).
Cet ouvrage existe dans plusieurs collections européennes. Il existe à Paris, u" 1080 de l'ancien fonds arabe, annoté jiar Mohammed ben Ahmed el Adriouny (d'Andriuople) connu sous le nom d'Ebu el Athùr, qui écrivait b. Constantinople en 1568. On Ht parfois dans ces gloses : îe commentateur a dit danssoncommentiiircdu Moudjiz.Nefis ben Aouadh, eu effet, est l'auteur d'uu autre commentaire dont nous allons parler.
Un des commentaires les plus renifirquables que l'on ait faits du Moudjiz el Cauoun d'Ebn en Ncfi£, dit Iladji Khalfa,
(l) H. dfl Sacy'possédait, soua ce titre, un ouvrage où M. Uelagr&nge a vu un commentaire sur Hippocrnte, &■ 74 du cataloi^ue,
LES GlÊCLBli DE DËC.\.DENCE. — XV' SJÙCLE. 201
II' 13.392, est celui de Nefis ben Aouadli, composé à Samarcaiule CQ l'année 1437. Cet écrit uou3 est aussi parvenu, mais nous croyons que Wilstenfeltl a doublé le nombre des copies qui nous en restent soit à Oxford, soit à l'Escurial. Il n'en existe qu'un exemplaire a l'Escurial, n* 8fll, Casiri a confondu l'auteur avec le commentateur, maie ce manuscrit ne représente pas moins NeÛa beu Aouadh. Quant au n' S'iO, il représente l'ouvrag-e commenté, c'est-à-dire le Moudjiz.
Les Bibliotliùquea de l'Orient possèdent plusieurs exemplaires de ces deux ouvrages, (H. Khalfa, éd. Fluegel, VII).
Le commentaire de Nefis ben Aouadh a été imprimé à Calcutta en 1836 sous ce titre anglais : Shurkool Usbab wul Ulamat, or a treatise on tUe symptoras, causes and treatementof Local and Conatitutional disease, by hukeem Nufees bin Iwuz; edited by Mouluwee Abdool Mujeed.
Kous rappellerons ici que l'on a également imprimé le Moudjiz d'Ebu eu Nefia, et son commentaire par Sedid el Cazrouny, qui porte le titra de Mor'iiy.
EL AUCIUTIIY.
Mabmuud ben .Uimud el AmcliuUiy ue nou^ uiit connu que par quelque» mots de Hadji Klialfa, u" 13,3yj, ou il eat question du Moudjiz el Canoiin d'Ebn Ennefîs.
Il naquit en 1107, et il eat qualifié de cnef des médecins. Nous ignorons si cette qualification répond bien réellement à une fonction, ou s'il ne faut y voir qu'une formule laudative. 11 fit un commentaire du Moudjiz auquel il donna le nom de Moundj'z, auquel, dit Hadji Khalfa, il voulait adjoindre uu autre de ses écrits intitulé Tnssis essahha fi chark cl Icmha, Fondement de la sauté par le commentaire de la Lemba. Le Tassis essahha existe à Paris, et à la Bodléienne, n»500.
Le commentaire du Moudjiz existe à Paria, n* 1020 du supplément arabe. Nous en avons rencontré deux exempl'aires dans les Bibliothèques de l'Orient,
Quant k la Lemha, c'est uu ouvrage d'Abeu Saïd ben Serour