‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2Chapitre 84 sur 162 · DJELAL EDDIN ABOU SOLEIMAN DAOUD · texte numérisé non relu

DJELAL EDDIN ABOU SOLEIMAN DAOUD

C'est Tautegr de la médecine du Prophète, traduite pc

LBB BlâCLRS nii DÈCADBriCE. — ÉPOQOH IXCEUTAINB. .'îl^

M, Perron. Nous trouvons dans ce livre le nom d'Ebn ol Beithâr, ce qui place l'auteur après le XIII" siècle.

L'ûuvrag-B ee divise en trois parties: g:éuéralitésetliyg:iène, aliments et médicaments, thérapeutique. Les hadits ne trouvent souvent appuyés par l'autorité des médecins grecM (!t arabes. De tous les ouvrag-es do ce prenre que nous avons van, c'est celui qui a lu plus de développements.

C'est ici le lieu de rappeler deux truites anonymes de la médecine du Prophète analysés l'un par Reiske, dans ses opuscula medica, et l'autre par Gagnier daus sa Vie de Mahomet. Ce dernier livre a donné il Gaguier une haute idét> de la scii'uce du Prophète.

El. AT.AOtlY EL MAOUEBT.

Ibrahim beii Ahi SaïJ el Alaouy, dit el Mafrrehy, nu lo Mn^rebin, quitta iirobablement l'Occident pour l'Orient, d'où le surnom de Magrehiu. Nous ignorons l'époque où il vécut et nous n'avons pu trouver aucun indice dans ses œuvres, dont la forme concise exclut les citations.

11 est représenté il l'ancien fonds arabe sous les n" 1C27 et lOS;, qui sont des exemplaires d'un même ouvrage. Il est aus-sî représenté à la Bibliothèque Bodléieune soua les n" 504 et 620. Hadji Khalfa le mentionne aous le n* 3400, mais il se borne ii nous parler de son écrit.

Tel est le titre de cet ouvrag-e : Tacouim el Mofrîdat, Etat des simples, ou moyen de guérir toutes les maladies. Son titre rappelle les écrits d'Ebn Djezla etd'Eben Bothlan et il en a tout^à-fait la forme synoptique.

Sa préface annonce le but et l'ordonnance du livre et traite des propriétés générales des médicaments, de leurs classes et de leurs synonymies.

Viennent ensuite les tableaux synoptiques des médicaments, au nombre de 550, rangés par ordre alphabétique et embrassant les deux pages du livre,

A chaque médicament répondent 10 colonnes, indiquant le . DOm, la description sommaire s'il y a lieu, l'espèce, le choix.

1^ nom, la iies

316 BUTOIRB DE LA, MÉDBCINB ARABB. — UYBB 8BPT1ÈICB.

le tempérament du médicament, ses propriétés, son emploi dans les organes céphaliques, respiratoires, digestifs, dans réconomie en général, le mode d'emploi, la dose, les inconvénients, les correctifs, les succédanés, le n* d*ordre.

En somme, nous n'avons ici qu'un aide-mémoire, un ouvrage commode aussi pour l'enseignement, sans autre originalité que la forme imitée sans doute des écrits d'Ebn Djezla et d'Ebn Botlan, ce qui porte notre auteur vers l'époque des croisades. Hadji Khalfa, n* 611, lui attribue un Traité des succédanées.

THAHin BEN IBRAHIM BBN MOHABfHBD.

Il est mentionné par Hadji Khalfa, n® 1546, mais nous ne trouvons aucune date. Sur l'invitation du cadhy Âboulfadhl Mohammed ben Hamaouy, dont nous n'avons pu jusqu'à présent déterminer l'époque, il composa un opuscule intitulé Kitab el Idhah fi Mohadjet el Ilâdj^ Indication des voies du traitement. Cet opuscule de 30 feuilles existe à l'ancien fonds, n"" 1022. Après avoir traité des maladies en général, l'auteur passe aux diverses préparations pharma^ ceutiques.

Nous signalerons, comme d'un bon esprit, les recommandations qu'il fait au médecin, en abordant le traitement d'un malade, d'examiner toutes les conditions de cause, d'antécédents, d'habitudes, de tempérament, etc.

BEDR EDDIN EDDJEZERY.

Mohammed ben el Cassem Bedr eddin Eddjezery est cité par Hadji Khalfa, n^ 1905, comme auteur d'un ouvrage intitulé: Ce qui est nécessaire au médecin.

ABDHERRAHMAN EL FARST.

Obéid Allah Abderrahman ben Mohammed ben Amr ben

LG9 SIÉULES DB DIÎC&DBNCB. — ÉFOQDB IKCIRTAINB. 317

Moussa el Faray est auteur d'un petit vocabulaire des BynouyniÎR.') des méSicameutd simples, que nous possédons.

Nous avons trouvé à Constantlne, sous le nom d'Abou Abdullah Mohammed el jUacliy un petit Traité de médecine dont les hadits occupent la majeure partie.

AHMEU HKN ËSSAÏQH.

Chiliab eddin Ahmed ebu Essaïgh nous est connu seul»ment par un ouvrage qui existe à l'Escurial, n" 888 du catalogue imprimé. L'auteureat dit chef des médecius d'Egrypteet son livre porte le titre : Kefalat el Arib an Mechaourat ettkebib, Ce qui suffit à l'homme intelligent à défaut d'une consultation d'un médecin. Il est divisé en préface, trois livres et un épilogue. Le premier livre traite de l'hygiène, lo deuxième de la thérapeutique, le troisième contient des conseils, et l'épilogue donne la composition de la thériaque. Casirî tra^duit ainsi le titre de l'ouvrage : Proposita et conailia medica, ce qui n'est pas une traduction, et ne reproduit pas du tout le but de l'auteur et le caractère de son écrit. Le manuscrit est daté de 1580.

EL ADJELANY.

Aboul FadUl Mohammed el Adjelany, dont nous ignorons l'époque, est auteur d'un livre dont le titre rappelle celui du précédent. Tel est ce titre : Tohfct el Arib and men la ihadhrou thabib. Présent à l'homme intelligent pour servir en l'absence d'un médecin. C'est un petit opuscule dont les quatre premiers chapitres traitent des maladies suivant qu'elles sont le produit de l'une des quatre humeurs. Un cinquième est un formulaire. Nous ne connaissons cet auteur que par un manuscrit que nous avons trouvé à Constantlne.

318 UISTOIHR DE LA MÉDEOIME ARABS. — LIVRE BKrTIEMB.

MOHAMMED EL HAMAOOY.

Djemal eddiu Mohammed beu Mohammed ben Ahmed ben Âli el Hamaouy, nous est counu par len* S60 de la Bodléienue, dont tel est le titre : El Beyan fi asrar ctthohb lellaîan^ Exposition des secrets de la médecine aux gens intelligents. Cet écrit est de la famille des précédents.

HASSAN BEN HOSSELN EL AKAD i^DDIMACHKT.

Nous le connaissons par un ouvrage qui existe au n* 1080 de l'ancien fonds arabe, dont t«l est le titre : Ranaîat ellebib and r*eibat ctihabib, Ce qui suffit h un homme intelligent en Tabseuce du médecin.

C'est une compilation sans portée, où Ton trouve la superstition à côté de la science, Apollonius et Philémon àcôtéd*Hippocrate et de Galien. Nous trouvons une citation d'Averroès, ce qui place Fauteur au plus tôt au XIII" siècle.

ELHADJADJ EL YAMENY.

El Hadjadj, que son surnom rattache à l'Yémen, est connu seulement par un ouvrage qui se trouve sous le n* 1081 de Tancien fonds arabe. Il porte ce titre Taglib ctthabaïa. Evolutions des -éléments.

C'est un traité de médecine générale, une sorte d*introduction qui rappelle les Questions de Honein, étant aussi sous la forme de questions et de réponses.

Nous voyons d'abord de l'hygiène, puis de la médecine*

A la question : Que doit avoir en vue un médecin traitant^ l'auteur répond : Dix choses, \o genre de la maladie, la cause, la force de la nature, le tempérament actuel du corps, le tempérament habituel, l'âge, les habitudes, la saison, l'habitation, l'état de l*air.

Il est ensuite question de radminii>tration des médicaments,

LES BIKCLBS PK s£o&D8NCtS. — ÂPOQUE IMCKR.TAINe. Zl^

puia dc3 diJîéreutes sortes de fièvres, des Inimeiir:!, de l'urine, des indications prises de chaque org-aue en particulier au point de vue du traitement, des cauueâ des maladies, de la reconnaissance des médicaments, enfin de questions de diagnostic différentiel.

Kn somme, cet ouvragre accuse un bon esprit. 'itu'Il manque en apparence Ap. mètljodc, cela tient ti des trauspoûition-s qui sont le fait du relieur.

ESSEUNANT.

Ghems eddin Mohammed Essemnany, dont nous ig-norons l'époque, est auteur d'un commentaire suruu aljrégédu premier livre du Canon pur El Ilaquy. Cet ouvrag'e existe au supplément arabe. a° 1019, à la suite de l'ouvrage commenté. La copie date de l'année 759 (1357).

La Bibliothèque Bodléienne possède sous le n'GSO un commentaire d'El AlaEssemnany Bur lea Apliorisme-s d'Hippocratp

Nous ignorons si ces deux auteurs n'en fout qu'un.

NOMAN El ISR.V1LY,

Nomau ben Abi Erridha ben Salem ben Isbaq el Israïly est l'auieur d'un commentaire sur le Meya de Messihy, ou le Livre aux cent chapitres, publié sous le titre : El Haouachy Ennomanya, les Annotations de Noman.

Cetouvragre exiate autographe sous le n* 1024 du supplé-* ment arabe, petit in-foUo de 207 feuilles.

Parmi lea auteurs cités, noua Pignalerons Malmonides* ce qui place Noman au plustCtau X.IIl*stecie. Ajoutons que l'on trQUve cité un commentaire d' Archelails sur le Livre a Glau>

Page 1