MANSOUB BEK MOHAMMED HEK ELIAS
Mansourben Mohammed ben Ahmed beuYousefben Elias est auteur d'un traité de médecine qui existe à Leyde, sous le 11» 1391, et porte le titre de Kefaïa Medjahedia. Il est dédié au sultan de l'Iode Ala eddiu Mohammed chah el Khildy, qui mourut en 716 de l'hégire, 1316 de notre ère. Voyuz sur ce prince Eben Batouta, III. 183, et In Biographie Michaud,
TIIOBB DJRMM-Y.
Il existe sous ce titre, au n* 146 de l'aucieu fouds, ua traité de médecine qui occupe les 184 premières pagea de ce Tolume, grand iu-folio.
Cet ouvrage est divisé en trois parties, maladies organiques de la têts aux pieds, maladies externes et fièvres. Noua en ignorons l'auteur.
Une difficulté s'élève à propos du prince auquel l'ouvragp est dédié. Le catalogue de la Bibliothèque dit qu'il est dédii'< au Cheikh Abou Ishaq, roi des Indes. Nous croyons qu'il y a ici une erreur.
A uotre avis, il ne s'agit pas d'un roi des Indes, mais d'un roi de Perse, qui vivait au milieu du XIV siècle de notre ère, et dont ou retrouve l'histoire dans Ebeu Batoutah,
Abou Ishiiq, fils de Mohammed chah Indjou, avait reçu ce nom de son père, en honneur du clieikh Abou Ishaq el Cazrouny, eu grande vénération dans l'Orient. N'y aurait-il pas, dans ce mot Indjoa, l'origine de l'erreur qui eu fait un roi des Indes?
V. la trad. d'Ebn Batoutah par MM, Drefrémery et San- ^ineni, II, 63.
Dans la dédicace de l'ouvrage, nous voyons lesqualîfica-
326 BiSTOISB DB LA MÉDSCINK ARABB. — UVRE SEPTIËtlB.
lions de Djemal el Haqq, Djemal eddenxa ou eddin. Il est probable que le sultaD Abou Uhaq portait parmi ses suraoms celui de Djemal eddin.
HANSODR BEN MOHAMUBD BEN AHMED.
Mansour ben Mohammed ben Ahmed est l'tiuteur d'uii traité d'aQatomie avecfigrures dédié & MirzaPir Mohammed, fila d« Gihanghir âls aîné de Tamerlan, qui mourut en 809 de l'hégire, 1400 de notre ère.
Ce traité a du moins la mérite de la rareté.
Il se divise en prologue, cinq chapitres et épilogue.
Le !•' chapitre traite des os. Un squelette est figuré au folio 11.
Le 2* traite des nerfs, décrits suivant l'ordre dea paires cervicales et spinales. Au f" 16, est la figure du système nerveux.
Le 3* traite dea muscles et donne leur énumératîon par régions. Au f 17, se trouve une figure d'ensemble.
Le 4* traite des veines, et le système veineux est représenté au f 21.
Le 5' traite des artères, qui sont également figurées.
L'épilogue commence au f 23, et traite des organes composés et des appareils, suivant l'ordre des fonctions.
Au f* 31, recto, est une figure du corps où sont marquén les lieux des veines et des artères h saigner, avec l'indication dea maladies oii il convient de le faire. Au verso une figure donne les endroits h ventouser dans chaque maladie.
Enfin le P 32» et dernier donne la figure d'une femme enceinte, dont l'utérus contient un produit adulte.
Toutes ces figures sont naturellement très mauvaises.
C'est là le seul ouvrage illustré d'anatomie que nous ayons rencontré, mais des figures, dans lo genre des dernières, se trouvent dans le Thobb Dara Chekouh.
Comme un trait de caractère dea Persans, qui ne repoussent pas la figure humaine comme les rigides aounnites, nous rapprocherons de cet écrit une curiosité de même étendue.