‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2Chapitre 89 sur 162 · MOHAMMED AKBAR BEN MOHAMMED MEKIM · texte numérisé non relu

MOHAMMED AKBAR BEN MOHAMMED MEKIM

Il existe de lui à Copeiihag-ue, au ii"2'l, un traité de médecine en vers, intilulé Moudjerbat AJcbari. ODledJt médecia d'Aureugzeb.

MOHAMMED BEN YODSEF EL HARAOOÏ.

Si noua ignorons son époque, noua savons qu'il était natif de Hérat. Il existe de lui, au d" 312 du supplément, un dictionnaire de médecine. L'auteur dit qu'il n'a rien trouvé de complet dans ce genre et il indique les sources oii il a puisé : le Canon et ses commentaires, le Kamous, le Continent, le Moudjiz et ses commentaires, le Menhadj, le Djami {d'Ebn el Beithâr), etc. Il comprend dans son cadre, non-seulement la technologie mais la biographie des médecins et des savants. Ainsi nous trouvons mentionnés Euclide, Arcbimède, Pt-olémée, Balinas, etc., a cûté de Galien, etc.

Il donne la définition et la description. Noua trouvons là des termes de toute provenance, arabes, berbères, grecs et persans, ainsi athrilal,paritharoun (péritoine), etc.

Malheureusement l'ouvrage finit au P 93, sur le mot Ehafaqan, palpitation.

C'est donc à tort que le catalogue définit cet écrit un traité des substances naturelles particulièrement employées en médecine.

Il ne faut pas confondre cet auteur avec le suivant.

TOCSEF BE.V MOHAMMED ETTHABIB.

Yousef est peut-être le fiU du précédent.

La Bibliothèque de Leyde possède de lui trois écrite soua les n- 1397, 98 et 99.

Le premier est intitulé Rtadh el adouyat, et se compose d'une introduction, de deux chapitres et d'une conclusion.

Le deuxième est un poème sur l'iiygiène.

336 HISTOIRE DE LK m£dKCINE ARABE. — LIVRE EEPTIÉMB.

Le troisième est intitulé Iladj el amradh^ Traitement des maladies.

Ce dernier existe aussi à Paris, n* 17 de l'ancien fonds.

C'est un compendium de médecine. Une date porte bien le chiffre 60, mais le n"" du siècle est absent.

Un autre opuscule du même auteur se trouve aussi dans le même manuscrit.

Il en existe égralement Tin dans le n"" 153, A. F. qui n'est pas mentionné dans le catalogrue.

ABOn SAÏD EL HOSSEIN EL lAHOUDT.

Le n* 152 de l'ancien fonds contient de lui un abrégé de médecine où l'on trouve d'abord de la pathologie, puis les médicaments simples et composés.

Cet écrit est probablement le même qui existe à Leyae sous les n^» 1386-7-8-9.

Nous ignorons Tépoque où vécut l'auteur.

RAIaH BEN MOHAMMED EL ISFAHANT.

On a de lui, au n* 345 du supplément, un traité sommaire de médecine, dont il embrasse toutes les parties, sous le titre Marat cssahha.

KEFAIAT ETTIIOBB.

Sous ce titre, qui signifie : Ce qui est suffisant en médecine, il existe au n" 145 de l'ancien fonds un compendium de médecine sous forme de tableaux synoptiques, dont nous ignorons Tauteur.

BEN DJEMALY.

Nous avons sous ce nom, qui est celui d'Abou Bekr ben Matliar ben Djemaly, un traité d'histoire naturelle médicale,

qui uous parait exister aux n'* 140, 160 et 101 de L'uncien fonds. Il est divisé en XVI livres, mais les manuscrits précités sont en partie incomplets. Cet ouvrage porterait aussi le titre de Kliaouas el achia. Propriétés des clioscM, et de Ferabnameh Djemaly.

Il ne faut pas confondre ce Djemati avec le titre d'un livre dédié au sultan Abou laliaq, roi de Perse, dont nous avons l)arlé ci-devant.

Merveilles de la Nature, illustrées.

Cet ouvrage dont le titre rappelle celui de Caiiuuiny, uiaiii dont il diffère, se trouve au u" 332 du supplément persan.

C'est un bel in-folio de 240 pagres, d'une écriture large et magistrale. Ou lit daus une note finale qu'il fut transcrit pour la Bibliothèque du sultan Alirnnd Khan, qui régnait à Bagdad en 790 de l'hégiri;, 1388 de notre ère, par Ahmed Merouy.

Ce sultan Abmed u'e-st autre que Ahmed ben Avis, sur lequel on peut consulter d'Herbelot, page 140.

Cet ouvrage est farci d'illustrations, pour nous servir d'une expression moderne. Il n'est presque pas de feuille, et parfois de page où l'on n'eu rencontre. Leur caractère, aussi bien que leur nombre, lui confèrent un véritable intérêt.

Les Merveilles sont divisées en dix classes, et nous passons des merveilles des cieux aux merveilles de la terre, de l'homme, des génies et des animaux.

Dana les merveilles célestes uous voyous d'abord figurer des anges, ainsi Mikaïl ou Michel avec sa balance. Un ange ailé et diadème tient un cercle où sont fixées les rênes de deux chevaux, et nous lisons à côté : figure du soleil.

Viennent ensuite tes astres. Au f 23, une femme jouant de la guitare sous une treille, est accompagnée d'une femme it droite et à gauche, avec la légende Vénus.

Plus loin ce sont les signes du Zodiaque. Une des meilleures figures est celle du Sagittaire, lançant une tlèohe comme un Parthe, contre un gros serpent dressé.

33» ntsTOniK de la, «édboihb ababe. — livbb bbitiéiie.

Au f 80 est uu homme adorant le feu.

Nous trouvons ensuite les mers avec dea sortes de cartes ffroHâières. Au T 51 est figurée la mer de Contantinople.

Ce sout ensuite les forteresses ou chdteaux. Au f" 04 on croit lire : Château de Paris, eu Europe.

Au f" 99 est représenté David debout avec sa fronde, et Goliath renversé.

Nous trouvons d'autres cartes, ainsi de la Syrie et de la Palestine, du Maouareunahr, etc.

A propos de l'Inde, au P 127, on voit un cavalier perçaut un homme monté sur uu éléphant.

Au f" 137, on voit Salomon sur une estrade supportée par deux liond, et la reine de Saba, Balkis, qui lai est apportée par un g-énic.

Nous passons bientôt aux végétaux. A côté de la récolte du poivre, nous voyons des arbres portant des fruits à tèto d'hommes et d'animaux.

Au f» 105, deux hommes regardent une statue brisée, qui est probablement une idole.

.\u f» 170, deux hommes bêchent la terre.

Au f 195, trois sauvag-es nua, dont une femme, sont poursuivis par quatre civilisés.

Au n''200, est un homme enlacé par un serpent k tète humaine.

Le f» 208 représente un homme à figure de liou.

Au f" 212, le recto représente uu homme qui se penche sur son épée, et le verso deux hommes emportant un cadavre.

A propoi des oiseaux, au f" 220, nous voyons figurer le combat des Grues et des Pygmées.

Plus loin ce sont des quadrupèdes, puis dea poissons. Le f 241 représente l'aventure de Jonas.

Parmi les figures humaines nous avons remarqué deux types plus particulièrement accusés, le type persan et le type mongol, ayant également des coiffures caractéristiques. Le type mongol est frappant dans une figure du f* 192.

Il nous a semblé que ces figures humaines seraient, pour uu ethnographe, un sujet d'étude très intéressant.

Le n" 33-3 contient l'histoiro des animaux de Damiry, pa-

LES SIËCLUS UE CËCADENOS.

ruillement illustrée. Mais lesâ^ure» ne sont pas aussi bonues, rares et petites généralement. Nous n'en avoua guère remarqué que deux, celle de la jument Boraq et celle d'un cavalier au galop,

Les .Mervuilles de la nature, de Kazouiny, ae trouvent ég'aleQient illustrées dans le fonds persan.

Étal actuel de la Médecine en Perne.

La Perse vient de prendre part au mouvement qui entraînait déjà depuis quelque temps la Turquie, l'Egrypte et l'Inde. Son isolement explique son retard. Aujourd'hui môme encore l'imprimerie n'y paraît pas naturalisée, et l'on n'emploie que la lithog^rapliie. Et cependant la Perse avait contribué à la rénovation médicale dans l'Inde, où la dynastie mongfole avait importé le persan. Depuis la fin du siècle dernier jusqu'à nos jours, on a imprimé dans l'Inde un certain nombre d'écrits en lanijcue persanej concurremment avec des ouvrages arabes (1).

Nous avoua déjà dit ce que nous pensions de ce retour mala4lroit aux traditions du passé, qui ne devrait plus avoir qu'une importance historique.

La Perse a suivi des procédés qui lui sont propres. Elle a fait appel aux hommes plutôt qu'aux livres. Si nous ne connaissons pas d'ouvrag;ed traduits des lang-ues européeuues, ainsi qu'où l'a fait ailleur-^, nous connaissons un nombre déjà considérable d'écrits orig:inaux publiés en peràan par les médecins que la Perse a chargés do l'initier à la science moderne.

Ces médecins sont lesdocteur^ allemands Polak et Schlimmer, et le docteur ïholozan, médecin militaire français, depuis longtemps détaché eu Perse, et médecin du Chah.

On doit à M. Polak des traités d'anatomîe, de chirurgie d'oculistique et un manuel de médecine militaire.

0) On peut voir la Uatu da csa impriiuéti daaa k UibliotUèquu

orientale de Zeokcr.

340 HISTOIRE Dit iJi MKDKGINK AKABK. — UVRIf SEPTIÈME.

A M. Tkolozaii, un traité de quinologrie, et un traité (l'auscultation.

A M. Schlimmer des traités de chimie et des maladies de la peau, et un traité do terminologie française persane. (Nous avons rendu compte de cet ouvragée dans la Gazette hebdomadaire du 26 mars 1875.) La 2^ édition lithog'raphiée de cet ouvragée est augmentée de nombreux articles dont quelques-uns étendus, qui nous fournissent des renseignements curieux sur Tliistoire naturelle, Tliygiène, la pathologie et la médecine en Perse.

Nous avons vu, au début de cette histoire, les médecins concourir à l'harmonie des sectes et des races en Orient. C'est là un moyen d'action dont on a fait souvent un heureux usage eu Algérie.

Quand l'orient musulman vient de reprendre les saines traditions des Abbassides, renverse les barrières élevées par le fanatisme et nous tend la main sur le terrain neutre de la science, il est triste de voir chez nous des hommes de parti méconnaître les enseignements de l'histoire et de la religion, relever ces barrières et repousser cette neutralité.

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