‹ Histoire de la medecine et des doctrines medicales (volume 2)Chapitre 31 sur 119 · DES NATURISTES — DU PNEUMATISME — ARÉTÉE · texte numérisé non relu

DES NATURISTES — DU PNEUMATISME — ARÉTÉE

les représentants d'un système. — Aux plies illustres et aux plus méritants! telle est ma devise. — Voulant faire connaître les idées qui ont régné sur la science, je dois surtout en montrer rorîfHne et le développement pour faire comprendre ce qu elles ont de juste ou d'inexact; et quant aux hommes qui s'en sont faits les défenseurs, quelques mots sur la personne des plus célèbres et l'analvse critique de leurs œuvres me paraissent devoir suffire.

Le Vneumatisme, dont on n'a jamais entendu reparler depuis sa fin au ii« siècle, ce qui n'est que justice, revivra-t-il? Non, s'il reste appuyé sur l'idée d'un éther formant un cinquième élément matériel à côté de l'air atmosphérique, ou sur l'idée d'une force immatérielle; mais en prenant pour base l'air atmosphérique altéré, il peut reparaître avec des apparences scientifiques sérieuses. — Ce ne pourra jamais être la base d'une doclrioe médicale universelle, expliquant les fonctions et les désordres de 1r vie, mais ce pourra être un côté important de la science.

Ainsi, en faisant du pieuma un élément synonyme de l'air atmosphérique, il est certain que le pneuma est le principe de la vie, et en même temps le point de départ d'un grand nombre de maladies.

Sans air atmosphérique pur, il n'y a pas d'hématose ni de santé; sa raréfaction fait cracher le sang; son altération par l'acide carbonique ou des gaz délétères amène l'asphyxie ou l'empoisonnement ; sa chaleur, son refroidissement, sa sécheresse et son humidité sont nuisibles. S'il n'arrive pas en assez grande quantité par la respiralion, par encombrement ou par obstacle au larynx et aux bronches, il en résulte de l'anesthésie cutanée et de l'asphyxie. Il doit être mêlé à l'eau que nous buvons, car, sans l^i, elle n'est pas potables aux aliments, qui, par lui, sont plus digestibles. Enfin, c'est à la présence des spores et des poussières invisibles qu'il renferme {mvpuscules végétaux putréfiés, corpuscules animaux décompn£é5, débris microscopiques de chairs empoisonnées, de pus virulent et autres) qu'il faut rapporter .toutes les endémies, toutes les épidémies et la plupart des contagions qui déciment l'homme et les animaux. Comme on le voit, c'estlà un champ très vaste, et qui voudrait le parcourir, ponrr?iit restaurer un pneumatisme du xix« siècle, qui ne serait pas sans avoir une certaine importance.

Mais ce ne sont là qve fies vues de l'esprit suggérées par les progrès de la science moderne. Revenons aji pneumatisme antique, qui s'éteignit pey de temps après la mort d'Arétée.

A partir de cet instant, la médecine cqçsa ipomentanémçnt de grandir. Elle se dégrada même de jour en jour,; l'anarchie était p^

comble de sa force, l'empirisme individuel triomphait sur le méthodisme abattu, et il ne fallut pas moins qu'un retour aux idées d'Hippocrate sur le naturisme pour redonner à la science tout son éclat. Ce retour et cette restauration s'accomplirent sous l'influence de Galien, qui dut à cette circonstance l'avantage de partager avec son maître, pendant près de quatorze siècles, le gouvernement de l'opinion médicale.

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