CHAPITRE IV
DU VITALISIfE SéifINAL OU 8ÉMINALISME
Sommaire. — De l'agent vital et de la nature de l'homme. — Différences de Tt* gent vital. ~ L'impreasibitité on sensibilité inconsciente est Tattribat de Ttgeot vital. — Variations de l'impressibilité. — Anomalies de TimpresAibitité du» Tngenl vital. — Anomalies de l'inipreasibililé dans les maladies humorales et organiques. — Excès d'impressibilité. — Défaut d'impressibilité. — Da rôle de l'impressibilité en thérapeutique.
A côté des doctrines de pathogénie et de thérapeutique ayant pour base Faction d'un principe immatériel, Vâme ou le principe intal de Barthez et que la médecine repousse faute de démonstration clinique, je placerai celle qui repose sur le rôle d'un argent vital substantiel dont les actes peuvent être établis par l'observation et par TExpérience. — Sortir de l'hypothèse, tel est son but et elle croit ravoir atteint.
Quand on entend dire à un médecin : que peut faire pour l'étude des maladies la connaissance de l'âme ou d'un principe vital sur lequel on ne peut rien? On est tout d'abord surpris, mais en y réfléchissant bien il est évident que ce médecin a raison. — Dès l'instant qu'il s'agit d'expliquer les fonctions naturelles et les actes de la maladie ou de la thérapeutique par un agent immatériel inconnu dont on ne peut expérimentalement déterminer la nature, et sur lequel \m. science n'a point d'action, il est évident que Ton quitte le certain pour^ rincerlain et que les malades n'y peuvent rien gagner. Toute doctrine médicale qui n'a pas pour but la maladie et le malade, qui ne peut^ servir ni à Tun ni à l'autre doit être reléguée dans la métaphy — sique et peut être considérée comme chimérique. — Si l'on veu philosopher en médecine il faut que ce soit d'une façon utile, et o ite peut être utile qu'en ne perdant pas de vue le malade pour le quel on fait le système.
Sous ce rapport, les considérations générales que je veux deve lopper sur la nature de l'homme, sur la cause expérimentale de formation, sur le rôle de ses éléments dans la production et le traitement des maladies, ont sur toutes les considérations du même? genre qui ont été faites, l'avantage de ne rien donner à l'hypothèse et de tout accorder à l'observation.
Je partirai donc de la nature de l'homme, et, dans cette analyse, je no prendrai que ce qui est nécessaire à l'étude de la vie et de 1» maladie.
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Nature de rbomme.
Pour les médecins qui croient que l'homme diffère de l'animalité par la nature de sa raison et de son esprit, il y a quatre règnes dans la nature, le minéral^ le végétal, Vanimal et Vhominal. Moquiu Taudon, de Quatrefages, et les naturalistes qui se sont faits les promoteurs de cette idée, ont eu raison car ils s'appuient sur cette pensée toute métaphysique que Tintelligence de 1 homme diffère de celle des animaux par les abstractions auxquelles elle se livre. Les minéraux croissent ; les végétaux croissent et vivent; les animaux croissent, vivent et sentent, dit Linné, et nous ajoutons : Thomme croit, vit, sent et pense. — Ce n*est pas que je refuse Tintelligence aux animaux , même les plus inférieurs , puisque les Microzoaires en font preuve (V. Bouchut, des attributs de la vie, p. 52), mais leur intelligence est celle de Tinstinct^ et non celle des abstractions qui sont la qualité distinctive de la pensée humaine.
Nulle création ne peut sortir de la pensée animale qui reproduit constamment, de génération en génération depuis des siècles, sans apparence de perfectibilité, les mêmes actes de Tinstinct reproducteur et conservateur, les mêmes notions architecturales et sociales, les mêmes qualités de ruse, de férocité et d'attachement ; le même mode de communication par le langage, etc. Avec une organisation toujours la même dans chaque espèce, et dans les différentes races, nous voyons fatalement correspondre ces qualités morales qui nous ont permis de personnifier presque tous nos vices et tous nos défauts dans l'animalité. Les animaux ont tous les instincts, toutes les vertus et toutes les immoralités de l'homme, mais ils lui restent inférieurs et ils s'en séparent par l'abîme immense de la pensée créatrice des merveilles de l'industrie et de l'intelligence. — Ou il n'y a que des différences de degré entre les minéraux doués de vie par certains philosophes^ entre les végétaux, les animaux et l'homme, qui selon les théories réalistes de Lamarck et de Darwin ne serait qu'un singe perfectionné, ou les règnes sont séparés par des différences infranchkssables. — Dans le premier cas, l'homme devient le premier des animaux, ordre des bimanes, mais dans le second, il faut admettre qu'un abime intellectuel le sépare de l'animalité, y compris celle du singe, et qu'il constitue un règne à part.
Où trouver ailleurs que chez Thomme dont l'organisation paraît cependant si comparable à celle des animaux, ce degré de perfectibilité morale, intellectuelle et industrielle qui de génération en génération, à travers les siècles, depuis l'âge de la pierre jusqu'à
l*àge du fer, et jusqu'à nous, révèle une perfectibilité si progressive. Est-ce rinstinct animal dans sa fatalité, ou bien la fantaisie incessamment variable née de Tamour de l'utile, du bien et du beau? — L'homme n'a pas plus changé physiquement que les animaux, et cependant tandis que l'intelligence animale est restée soumise à des lois invariables, celle de Thomme nu et sans défense a tiré du sol, le feu qui réchauffe son corps, les aliments qui le nourrissent, la pierre, le fer et les métaux qui l'arment et le défendent, enfin tout ce qui de génération en génération le fait si grand, capable d'embrasser, dans rinfini de son intelligence, l'immense profondeur des mondes disparus et des mondes nouveaux. Sa constitution est restée la même et la perfectibilité progressive de sa pensée et de ses actes parait seule plus grande de siècle en siècle. L'animal est forcément réaliste tandis que rbomme est métaphysicien ou, si Ton veut, idéaliste. Dès son origine, à Tétat de barbarie ou de civilisation naissante, rbomme a su abstraire du monde réel des idées supérieures à Torganisation et aux nécessités de la vie. Le beau, le bien et le vrai sont au fond de toutes les consciences humaines, et, avec ces idées, celles d'une cause métaphysique de l'harmonie des mondes sous une forme ou sous une autre. C'est ce que M. de Quatrefages a appelé la Religiosité. En effet, il n'est pas de lieu habité si reculé et si perdu qu'il soit à la surface du globe, où l'homme ne rende un culte à la divinité. Partout, l'idée de Dieu naît dans la conscience de rbomme, et alors même qu'il la repousse, il en atteste l'existence, car il ne pourrait la discuter s*il ne Tavait pas comprise et la chasser de son esprit si elle n'y était pas venue.
11 y a donc quatre règnes dans la nature eu y comprenant le règne hominalj et c'est celui-ci dont Tétude donne à la médecine ce caractère élevé de science morale autant que physique qui la distingue de toutes les autres sciences naturelles.
Pour étudier riiomnie, il faut Tenvisager dans tous ses cléments prinntifs : dans l'agent vital doué d'impressibilité qui préside à la formation des premières cellules de son être et dans l'association de ses éléments psychiques, nerveux et organiques. C'est faute de l'avoir analysé dans son ensemble, pour ne voir qu'un seul côté de sa nature, soit l'àmc organisatrice, soit le principe vital dirigeant, soit la fédéralion des organes créant la vie, que la philosophie médicale s'est égarée dans la sphère des abstractions et qu'elle a créé tant de systèmes erronés et de doctrines exclusives. — Je l'ai dit dans plusieurs endroits de ce livre, et en leur rendant un hommage d'historien et de médecin habitué aux malades, chacune de ces doctrines dans ses prétentions absolues a rendu de réels services à la science
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mais ne représente qu'un côté de la nature humaine. Il n'en est pas une qui n'ait été utile et qui n'ait rendu de grands services à la philosophie, au diagnostic ou à la pratique médicale et cependant pas une ne reste debout et intacte. Naturisme, archéisme, pneumatisme, animisme et vitalisme; théurgie, méthodisme et solidisme, anatomisme et humorisnie, empirisme, aucune ne résiste à une discussion approfondie. Il n'y a que les esprits systématiques ou ignorants qui s'en fassent les défenseurs acharnés. Toutes se sont écroulées dans cet éclectisme individuel qui est à la science ce que l'anarchie est à la civilisation. Elles ont fait et feront encore des partisans mais jamais la loi. C'est là ce qui les condamne. Leur tort est de méconnaître un ou plusieurs des éléments de la nature humaine. Leurs défenseurs vilalistes, humoristes, solidistes et empiriques pourront discuter longtemps; ils ne pourront jamais se convaincre; s'ils ne font pas de concession, ce qui leur serait possible, la vérité doctrinale n'apparaîtra jamais , et elle ne surgira que lorsqu'on pourra découvrir le véritable principe des éléments les plus intimes de la vie et de la maladie.
C'est dans cette pensée qu'il m'a semblé utile de réunir dans un court exposé préliminaire, les notions physiologiques expérimentales que le médecin doit avoir de l'homme, qui n'est ni force ni matière, mais force et matière tout à la fois. Sans ce point de départ, une doctrine médicale en est réduite à se mouvoir dans le cercle connu des doctrines anciennes modifiées d'âge en âge par les progrès de la science. Au contraire, la nature de l'homme étant fixée par la physiologie, et le principe des éléments vitaux bien déterminé, le médecin a une base solide de raisonnement et ses déductions, inspirées d*une première vérité physiologique expérimentale, ne peuvent s'écarter beaucoup de la vérité. C'est par la connaissance de l'homine sain qu'il faut aborder Tétude de l'homme malade, et, ce qui est vrai en médecine pratique ne l'est pas moins en philosophie médicale lorsqu'il s'agit d'édifier une doctrine positive de la maladie.
Voyons donc à présent ce que pour le médecin doit être la nature de l'homme ?
Si l'homme se sépare de l'animalité par ses qualités morales, par sa métaphysique et par sa perfectibilité intellectuelle indéfinie, il s'en rapproche par sa constitution physique, par l'agent vital ou séminal qui donne l'impulsion spécifique individuelle à son germe par l'impressibilité (V. attributs de la vie) de tous ses éléments moléculaires, par l'état des humeurs vivantes d'où il prend naissance et par la configuration de ses parties solides.
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Il en résulte qu'avec son principe moral il renferme un agent vital, des humeurs et des solides composés d'éléments moléculaires invisibles à l'œil, doués de sensibilité inconsciente, c'est-à-dire d'impressibilité (faculté de la vie indépendante des nerfs), réunis de façon à réaliser une fédération organique dont les désordres sont du domaine des moralistes et des médecins.
Ce sont ces éléments moléculaires physiologiques, assemblés d une certaine manière, avec leur attribut vital d*impressibilité par lequel ils se meuvent dans le cercle voulu des opérations de la vie, qui doivent servir de base à toute philosophie médicale. On ne peut les omettre en faveur de l'organisation en mouvement, sans dommage pour Tensemble, et si l'on veut la vérité tout entière, ils ne doivent pas être sacrifiés aux organes.
Leur assemblage fait les tissus doués d'une sensibilité différente et propre, due au système nerveux qui a pris naissance et les relie ensemble; des tissus sortent les organes solides et liquides avec leurs sympathies, et nous avons alors l'homme dans son entier avec les attributs de son espèce.
Par l'agent vital ou séminal, ces éléments moléculaires constituant des tissus et des organes, expression première de la vie qui commence sans structure déterminée, sans nerfs et sans fibres contractiles, sentent à leur façon et se meuvent pour façonner les parties où ils doivent fatalement prendre leur place. Leurs attributs sont distincts de l'organisation qu*ils sont appelés à créer. Ce sont ceux de la vie et non ceux d'un être vivant, lis s'appellent : impressihilité, c'està-dire sensibilité sans nerfs; autocinésie. c'est-à-dire mouvement sans fibres appréciables contractiles et enfin, promorphose ou prescience des formes organiques à réaliser.
Parmi eux Yimpressibilité occupe le premier rang. C'est elle qui donne aux éléments moléculaires la sensibilité inconsciente, qui entraîne leur mouvement dans la direction voulue par la forme spécifique des êtres où ils se trouvent, et c'est de cet attribut, de ses qualités et de ses altérations diverses, que résultent les différentes formes des espèces, leurs maladies innées et l'exercice plus ou moins régulier des organes dont les propriétés propres entreront en scène un peu plus lard en se combinant aux propriétés élémentaires des tissus.
Dans celte impressibilité de Tagent séminal ou vital réside la vie, car sans elle le système nerveux organe de la sensibilité ne suffirait pas à l'entretenir. Elle fait la vie dans les êtres où il n'y a pas de système nerveux comme les infusoires dits microzoaires ou phytozoaires et les grands végétaux, elle l'entretient dans les éléments
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analomiqiies dépourvus de nerfs qui forment ces tissus, dans les éléments anatomiques du sang, dans les parties dont on a coupé les nerfs, enfin, même après la mort de Tensembie, dans certains éléments moléculaires qui continuent à vivre pour leur compte.
C'est elle qui est le premier acte du germe de Thomme qui commence à vivre, avant qu'aucun élément, qu'aucun tissu et qu'aucun oi^;ane n'aient pris naissance, et c'est cet acte qui, dans le développement physiologique el pathologique de l'homme , me semble devoir être pris en sérieuse considération.
De la manière dont il se produit résultent la réaction de la matière vivante du germe et son mouvement diathésique el organique, /mprMsian et réaction, tels sont les premiers faits de la vie comme ils en sont la condition d'exercice et c'est lorsqu'ils disparaissent que survient la mort.
Cest en remontant ainsi aux sources mêmes de la vie normale, dans ses attributs élémentaires que j'ai compris le mécanisme de l'organisation et plus tard celui de la maladie, car ici encore c'est rimpressibilité organique et la réaction qu'elle fait naître qui sont le principe général de la pathologie. Les maladies ne sont que des impressions transformées^ ai-je dit dans ma pathologie générale (i), cela est vrai, et c'est sur cet aphorisme que repose la doctrine médicale que j'ai professée depuis plusieurs années et que je vais exposer.
Cette doctrine s'applique aux maladies morales, aux maladies de l'agent vital et aux maladies humorales et organiques. Sans rien exclure des éléments de la nature humaine , elle en explique toutes les maladies et c'est là sa garantie de vérité.
Pour désigner cette doctriue, j'aurais peut-être pu me servir du mot de naturisme qui s'applique parfaitement à l'étude physiologique de la nature de l'homme et à l'agent naturel d'où elle sort, mais comme ce mot a reçu une acception différente consacrée depuis Hippocrate et qu'il représente le rôle prescient, utile de la nature en général dans la marche et dans la guérison des maladies, j'ai dû l'abandonner. Celui de vitalisme adopté par l'école de Mont^ pellier représente pour tout le monde l'idée d'un principe vital inconnu dans sa nature et immatériel sur lequel l'expérience ne peut rien et dont le rôle est par conséquent indéterminé et indéterminable. En l'appelant sensitisme on pourrait la confondre avec la théorie des médecins qui ont fait de la sensibilité nerveuse la base de leur pathologie, tandis que l'idée que je développe d'un agent
(1) Ç. Boiiohut. — Pathologie générale, page 12.
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séminal créant Timpressibilité des éléments organiques très-proche parente de la théorie de Glisson et de Bichat sur la sensibilité insensible ou inconsciente, représente l'application à la physiologie et à la pathologie du fait d*un agent séminal créant dans les molécules vivantes la sensibilité sans nerfs, c'est le : séminalisme.
Après ce préambule , je vais montrer ce que cette manière de voir apporte à l'étude de la physiologie et de la médecine proprement dite, soit dans la forme des êtres et des organes, soit dans les maladies de l'agent vital ou maladies séminales, soit dans les maladies humorales et organiques, soit enfin dans la thérapeutique. J'indiquerai d'abord :
Les variations de l'agent vital ou séminal qui créent l'impressibilité normale.
Les anomalies de Timpressibilité dans Tagent vital.
Les anomalies de Vimpressibilité dans les maladies humorales e( organiques.
Les maladies qui résultent d'un excès d'impressibilité de Tagent vital.
Les maladies qui résultent d'une diminution de l'impressibilité de l'agent vital.
Les maladies dues à un excès d'impressibilité suivie de son amoindrissement.
Le rôle de Timpressibilité de Tagent vital en thérapeutique.
Des difTérences que présente l'agent vital et des variations de rimpressibililé
normale.
C'est la sensibilité inconsciente des éléments moléculaires de la vie créée dans Tovule humain par la fécondation, qui associe ces éléments entre eux, qui les groupe d'une certaine façon par une affinité vitale nécessaire à la configuration des tissus et des organes. Par elle, ils ont des attractions et des répulsions d'où résulte qu ils se réunissent ou se chassent selon là nécessité de créer un tissu. Sans cette propriété obscure de sentir, ils ne pourraient ni se choisir ni s'associer dans Tordre voulu par la vie des espèces. Dès qu'elle s'éteint en eux c'est leur mort dcfînitive, et ils rentrent sous l'empire des lois physiques, entraînés vers d'autres combinaisons. Si elle n'est qu'affaiblie, leur mouvement se trouble et leur association s'en ressent à ce point que le nouvel être n'aura pas le volume ni la force désirables. N'esl-elle atteinte que partiellement, leur développement dans l'ovule se fait mal dans le point circonscrit ou elle est détruite, et alors dans ce point un organe manque ou est moditié
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dans ses formes, ce qui produit les difformités. Est-elle seulement maladive ou diathésique , les mouvements moléculaires de l'ovule sont également maladifs et du groupement élémentaire particulier qui en résulte se préparent dans le germe futur des maladies innées ou héréditaires.
C'est enfin, au caractère spécial individuel de la sensibilité inconsciente, créé dans l'ovule par Tagent vital, qu'il faut attribuer cette affinité spéciale des premiers éléments anatomiques, véritable affinité vitale physiologique et spéciflque, d*où résulte la diversité des êtres de la même espèce et de la même race. De cette action première, dérive la forme individuelle formant les variétés de l'espèce ; la ressemblance au père ou à la mère et quelquefois aux deux conjoints ; la taille basse ou élevée, la couleur des cheveux et des poils, la longévité, les idiosyncrasies, etc.
Tout cela est modifié : — 1<> par l'union sexuelle qui mélange deux forces séminales différentes et les associe de façon à engendrer l'impressibilitéde l'être nouveau ; — 2* par les climats qui troublent leur action de manière à affaiblir l'impressibilité générale et abréger la vie de l'individu ou à le frapper dans sa race qui ne peut s'acclimater au pays — 3* par l'habitude qui change, qui exagère ou amoindrit la manière de sentir des tissus; — if" par la civilisation qui modifie plus ou moins profondément l'exercice fonctionnel des organes, etc.
Ainsi, en dehors de la sensibilité nerveuse et consciente imprimée aux tissus et aux organes par les nerfs, c'est la sensibilité tncansciente ou impressihilité inhérente à l'agent vital qui rend compte des impressions subies par les éléments organiques dépourvus de nerfs, et par les éléments anatomiques qui n'en ont pas davantage. C'est à celte impressihilité variable, créée par l'agent séminal, qu'il faut attribuer le principal rôle dans les troubles de l'affinité vitale si puissante au début de la vie embryonnaire, c'est-àdire les troubles des premiers mouvements de la matière des ovules fécondés.
Maintenant, si je franchis tout d'un coup la période embryonnaire, dont je viens d'analyser les actes, période pendant laquelle l'impressibilité de l'agent vital, se diluant dans tous les éléments anatomiques qu'il engendre, a créé des tissus et des organes sensibles par suite de l'apparition des nerfs, je me trouve en face de l'homme organiquement complet. Alors les tissus et les organes ont à la fois, avec leurs forces séminales, des propriétés particulières et un rôle fonctionnel spécial destinés au maintien de la vie d'ensemble, c'est-à-dire de la confédération organique. Il y a là une organisation dont le mécanisme ne peut être troublé sans danger et c'est alors qu'on peut
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dire avec grande apparence de vérité que cette organisation fût Is vie.
Mais dans ce cas» que devient Timpressibilité de la vie embryon^ naire créée par l'agent séminal ? A-t-elle disparu ou vient-elle se con^ fondre avec la sensibilité nerveuse des organes adultes? Non elli n'a pas disparu car, ainsi que je l'ai dit, on la retrouve dans les parties dépourvues de nerfs et dans les éléments anatomiques des hn meurs et des tissus qui se renouvellent sans cesse. G* est elle qi dans la vie adulte, personnifie encore l'affinité vitale des élément-^Ss moléculaires en mouvement, pour l'œuvre de la rénovation des tia^^ sus. Mais, si elle n'a pas disparu, elle n*a plus la même importance e que dans l'ovule et dans l'embryon; elle se perd avec la sensibilité é inconsciente des nerfs sympathiques qu'elle a créé et avec la sénat hilité consciente des nerfs. Toutes les trois associées, elles unissei^^t
leurs efforts vers le but commun de la vie d'ensemble, la premièi e
pour la création et la marche des éléments anatomiques constituant dirigés par l'affinité vitale ; la seconde pour le lien ou consensus établir entre les tissus par une sympathie réciproque et générah la troisième enfin pour avertir l'être de ses relations agréables dangereuses avec le monde extérieur.
Elle ne disparait donc pas dans la vie adulte, mais elle n*a plus rôle prépondérant qu'elle avait dans la vie embryonnaire. Elle partout présente comme élément de la vie moléculaire^ mais m comme force de la vie d'ensemble ; elle caractérise la présence l'agent vital dans toutes les parties atomiques et cellulaires des sus et c'est pour cela que j'ai dit que l'agent vital dilué dans Vi vule se combinait avec tous les éléments qui en sortent, et de gén»-^ ^ tion cellulaire en génération cellulaire, se trouvait par imbibitit^:— ^^ incorporé à tous les tissus de l'économie jusqu'à la mort générale ^^^ l'ensemble.
S'il en est ainsi, comme l'attestent Tobservation et l'expérienci chacun comprendra que c'est à la présence d'un agent vital substai tiel, et à son attribut d'impressibilité, qu'il faut attribuer les morphoses de l'ovule vers l'état d'embryon, sa transformation être adulte, le maintien de sa vie par son action dans les éléraen constituants et son influence sur la vie d'ensemble. — Gela étant dl 4 il ne me reste plus qu'à établir le r6le de cette impressibililé d^^ éléments moléculaires constituants dans l'état pathologique.
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AHOMALaS DB L*IMFRKSSIBIUTi DAMS L'aGBNT VITAL OU PROfCnV StlfllUL BT DK SON INFLUENCE DANS L'I^TAT PATHOLOGIQUE.
La difficulté qui sépare le plus radicalement entre eux les médecins philosophes est celle de l'existence d*un agent vital distinct de l'organisation. Pour Técole solidiste et organicienne, la vie est un résultat de l'organisation et non un principe; elle est la conséquence de la fédération des organes, en un mot c'est l'organisation qui fait la vie.
Au contraire pour l'école vitaliste, quelle que soit la nature du principe agissant, c'est la vie qui crée Torganisation, qui l'entretient bonne ou mauvaise et qui préside à son exercice tout en étant influencée par elle. C'est Talliance de l'agent vilal et de ses organes qui fait la vie.
Je crois avoir posé la question avec une entière bonne foi et je vais essayer de la résoudre avec la même sincérité à mon point de ▼ue.
Sans nul doute, lorsqu'on examine l'homme, parfaitement constitué, et qu'on voit à quel point il est tributaire de cette organisation, que dans un accès de raillerie Chrysale qualifie de guenille ;
PUILAMINTE.
Le oorps, cette guenille, est-il d'une importance, D'un prfx à mériter seulement qu'on y pense f Et ne devoQB-Doiis pas laisser cela bien loin f
chrysali.
Oui, mon corps est mol-mdme, et j'en veux prendre soin. GooifiUe si l'on veut; ma guenille m'est cbèrâ.
(Moukni, Les femmes tavwtieSf acte II, soène vifl.)
^eodiien il souffre des désordres matériels qui se produisent dans ^es organes, avec quelle facilité il succombe sous l'influence d'une bletture qui atteint son mécanisme, on comprend qu'un esprit ■Héfiia distingué, affirme que l'organisation fasse la vie, et dise que ^le-ci soit la conséquence de la première. Cela se comprend moins de la part dn médeein.
Eo effel, si au lieu d'envisager l'homme tout fontté, être complexe dont l'analyse est extrêmement difficile, on examine rhororoe en ^oie de formation, dans le germe qui doit lui donner naissance, les choMS sont Inen différentes. Alors les conclusions changent et c*est baie d'avoir {iris l'être humain à son commencement, pour Vetolier dans son germe, et dans son évolution embryonnaire, qu'on a
pu dire : Y organisation fait la vie. Avec plus de réflexion et avec d'autres études on arrive à dire au contraire : C'est la vie qui fait Vorganisation. Voilà comment, à des points de vue différents, la vérité qui échappe aux uns se révèle aux autres.
Eli prenant donc pour point de départ de ma démonstration , l'ovule féminin non fécondé, simple cellule sans organisation, animé de la vie moléculaire, comme toute autre cellule de la femme, n'ayant qu'une existence éphémère, destiné à la décomposition dans son foyer, nous pouvons affirmer qu'il n'a pas la vie en propre el qu'il lui est impossible en restant seul de créer une oi^anisalion. C'est en ce moment une sécrétion, dans quelques heures ce ne sera plus qu'un débris. Telle est la loi.
Mais, s'il est dans sa destinée d'être par la fécondation impressionné par l'agent vital masculin, c'est-à-dire imprégné parles spermatozoaires, alors la scène change; dès qu'il a été fécondé au lieu d'être un débris bientôt rejeté au dehors, il a reçu la force de vivre, il vit et plus tard ce sera un homme.
D'où vient la différence? c'est qu'il s'est incorporé l'agent vital, dont il a senti le contact et c'est un principe de vie étranger à la substance, qui lui communique un mouvement moléculaire d'absorption et d'exhalation, accompagné de chaleur et suivi de transformations successives.
Qu'on ne dise pas qu'il avait l'organisation en puissance puisqu'il allait être un débris avant sa rencontre de l'agent vital ! qu'on ue dise pas qu'après ce contact et ce mélange, il développe une organisation qui lui est propre, puisque s'il devient un homme il aura la ressemblance , les infirmités ou les maladies de son père !
Donc il a reçu du dehors un principe de vie qui commence son évolution, qui la dirige, qui la façonne, qui crée les organes à Tiinage de son origine et à celle de ses maladies, qui les imbibe et qui les entretient d'une certaine manière, puisque, 20 ou 30 ans après la naissance, ce principe révèle encore sa présence par des maladies héréditaires de sa provenance paternelle, c'est-à-dire innées.
La vie crée donc l'organisation, elle est donc une cause et non pas seulement un effet, elle est ces deux choses à la fois, mais, dans l'oruie de la nature, c est elle qui est le principe et ils n'ont pas eu tout à fait tort ceux qui se sont faits les champions du principe vital et de la force vitale.
Il serait heureux qu'on pût sans hypothèse dire ce qu'est cet agent vital, ce principe de vie distinct des organes qu'il fait naître à son arrivée, mais si la science s*arréte au seuil d'une semblable difficulté dont la solution ne peut être qu'hypothèse, elle a saisi le
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foit et cela lui suffit. Elle peut dire comme le sage, j*en connais le mécanisme mais j'en ignore le mystère. Qui donc pourrait en exiger datantage.
Que les organiciens me permettent donc de leur dire, conformément à Tobsenration, qu'il y a un agent vital, matériel distinct de l'organisation qu il précède ; que cet agent exerce une impression sur le germe; qu'il reste dilué dans le blastème qui forme les organes; qu'il apporte avec lui ses diathèses; que dans tout le cours de la vie dont il a crée le mécanisme présent encore dans toutes les parties de l'organisation il en fait la force, li faiblesse et la durée ; enfin que les organes et tissus qu'il a engendrés en leur donnant une vie propre et des propriétés particulières peuvent, à leur tour dans leurs désordres» paralyser son action, engendrer des maladies dans lesquelles il a son rôle, et dominer assez sa puissance pour amener la mort.
Ainsi donc, agent vital, impressibilité des parties élémentaires encore dépourvues d'organisation ; formation de tissus, d'humeurs et d'organes doués de propriétés spéciales, apparition de la sensibi* lité et des sympathies nerveuses qui établissent le consensus général de toutes les parties en régularisant le mécanisme animal, voilà les phénomènes que l'observation et l'expérience révèlent à l'observa* teur qui cherche à découvrir le mystère de la vie humaine.
Il me semble difQcile de rien objecter à cette recherche expérimentale du réle de l'agent vital ou séminal dans la configuration physiologique de la nature de l'homme ; mais, au point de vue pathologique, ce rôle éclate bien plus vivement aux regards du médecin. Cet agent vital, qui est lui-même sans organisation, renferme en puissance des formes organiques et des maladies qui se retrouve* ront pendant toute la durée de la vie de l'être futur. Dilué dans l'ovule formé du blastème féminin, lequel a aussi ses diathèses, il en résulte une action combinée à laquelle on doit les maladies héréditaires innées que l'on peut appeler aussi les diathèses de l'agent vital.
Que peuvent être les prétentions du solidisme dans l'étiologie des maladies héréditaires? Alors même que les solides sont altérés comme dans la tuberculose, dans la goutte ou dans le cancer, estce qu'ils le sont primitivement?
L'humorisme pourrait davantage les revendiquer à son profit, puisqu'elles ont pour siège les humeurs, mais ici, comme dans le cas précédent, les humeurs et le sang d'où sortent ces diathèses naissent de l'agent vital qui fait l'organisation d'après sa nature, leur altération est déjà une chose secondaire, et cela me ramène à rap-
porter le déTeloppemeni des maladies héréditaires aux altérations de I agent Tîtal. Dq l'impre^sibilité vicieuse qu'il communique anx éléments ovulaires fécondés résulte la diversité des êtres et la diversité dQS maladies héréditaires ou acquises.
MALADIES DE L'aGBNJ VITAL.
Lee organicienset les humoristes, comme tous ceux qui cherchent la précision dans les Taits et dans les doctrines, ont vivement combattu et avec raison sous toutes ses formes l'idée d'un principe vital immatériel. Ils l'ont toujours considérée comme une hypothèse dangereuse et sans application utile à la médecine. Pourront-ils en faire de même à l'égard de l'agent v'tal ou séminal, primitivement distinct de l'organisation et ensuite dilué dans toutes ses parties, leur communiquant une sensibilité inconsciente nouvelle ou impressibilité. Je ne le pense pas.
Tous les raisonnements produits contre la nature d'Hippocrate, contre le pneuma d'Athénée, contre Yarchée de Yan Helmont, centre Vâme de Stahl, contre le principe vUal de Bartliex considérés comme régisseurs de la vie, sont dirigés surtout contre ce qu'il 7 a d'hypothétique dans ces doctrines. Ils ne peuvent en conséquence s^appliquer à l'agent vital ou séminal. Ce principe matériel dont le rêle est connu de tout le monde, sur lequel on peut expérimenter cependant une composition variable si Ton en juge par la différence et par la vitalité de ses produits. Il passe du mâle à 1 ovule avec son attribut spécial d'impressibilité qu'il lui transmet, et il lui donne une tendance évolutive vers une forme déterminée d avance, avec ses infirmités innées, avec ses diathèses héréditaires, et enfin avec sa force de résistance aux causes extérieures de destruction qui nous entourent.
Chez les animaux dont les éléments moléculaires sont doués d'une impressibilité différente de celle de l'homme, on expérimente comme on veut sur leur agent vital, on mélange cet agent vital comme on Tentend et par des sélections artificielles on modifie les formes de la vie à volonté. On fait des métis^ des]tercerons, des quarterons, des octavons qui représentent dans leur forme, dans leur diathèse ou manière d*ètre, la moitié, le tiers, le quart ou le huitième de 1 être sur lequel on a expérimenté, donc il n*y a dans la doctrine que je développe rien d'hypothétique. Tout y est déduit de l'observation, et les variations d'impressibilité de l'agent vital considéré comme cause de maladie uhérieure de l'être futur doivent figurer dans la pathologie générale à titre d'élément fondamental de l'étio • logie, de l'évolution morbide et du mécanisme thérapeutique.
DU VITALISMB SÉMINAL OU SÉMINALISIIE 391
L'existence de cel agent rend ooaipte d'une foole de phénonènes physiologiques et pathologiques considérés jusqu'ici de toute autre manière, et il me parait difficile qu'on n'en tienne pas compte autrement qu'on ne la fait jusqu'à* ce jour. Par lui, l'obsenration aidant, en dehors de toute hypothèse, s'expliquent toutes les difformités, toutes les maladies innées et toutes les diatlièses, toutes les modifications que subissent les causes morbifiques et les maladies par l'influence individuelle, c'est-à-dire par les idiosyncrasies, enfin toutes les actions thérapeutiques qui, elles aussi, ne sont que des impressions transformées.
AlfOMAUBS DB L' AGENT VITAL IT DB L'IMPRESSIBIUTÉ DANS LB8 MALADIES
HU1I0RALB8 BT ORGANIQUES.
Il est impossible de séparer autrement que par la pensée l'organisation humaine, du principe substantiel qui l'a créé, et qui s'y trouve incorporé, qui en a dirigé le développement et qui entretient ses fonctions d'une manière spéciale pour chaque individu, selon sa diathèse. Mais, tout en étant obligé d'admettre que l'agent vital doué d'impressibilité, auquel l'homme doit son origine, est dilué dans tous les éléments moléculaires constituant les tissus et les humeurs de l'organisme ; qu'il préside à leur nutrition et à celle de tous les organes pour diriger leur innovation permanente, il faut aussi tenir compte des propriétés particulières des tissus et des organes euxmêmes.
Le corps change sans cesse, cela est vrai, et comme la dit Ovide, c il n'est plus aujourd'hui ce qu'il était hier, ni ce qu'il sera demain. » Cependant son principe d'identité physique lui reste et, tout en se renouvelant sans cesse, il reste le même, car la matière qu'il s'assimile obéit à la diathèse première de Tagent vital, et à son impressibililé, de façon à reproduire partout une diathèse semblable. Yoiià comment l'homme reste un être idenUque à lui-même dans la métamorphose incessante de ses éléments, et comment il réalise l'unité dans la multiplicité apparente de ses organes vitaux essentiels.
Toutefois si la vie est une dans son principe, elle est multiple dans ses fonctions, car le sang Tait la vie aussi bien que la circulation qui le meut, que la respiration qui le vivifie et que l'innervation qui donne aux tissus le ton et la contractilité nécessaires. Tont cela Tait partie du mécanisme humain , et il n'est pas un organe, ni une humeur, qui n'ait ses propriétés propres, susceptibles d'altération de manière à entraver la puissance de l'agent vital, ou à déterminer oiécaniquement ou chimiquement des lésions mortelles. En effet, si
le cœur s* arrête, ou si de gros caillots courent dans les artères principales, il y a mort par arrêt d'un des rouages du mécanisme hamain. Si la trachée se remplit de mucus ou de tout autre corps étranger, le sang non hématose devient un poison pour les organes qui le reçoivent, la mort a Heu chimiquement; si le cerveau est largement détruit, toute contractilité musculaire cesse et, mécaniquement encore, par suite de rinertie d*organes importants la mort peut survenir. Enfm, partout où il y a plaie ou suppuration des tbsus, la résorption endosmotique dans le sang d*un produit morbide se convertit en poison délétère qui produit chimiquement la maladie et la mort. Ce sont là autant d'états morbides secondaires, ternaires et quaternaires qui s*enchatnent les uns aux autres.
De là résulte pour le médecin, la nécessité de tenir compte des propriétés physiques et vitales des tissus et des humeurs, ainsi que des conditions mécaniques de Texercice régulier du fonctionnement des organes, pour ne donner à l'influence de l'agent vital et de l'iropressibilité que la juste place qui leur convient en pathologie.
Je puis le dire sans crainte d'être contredit, c'est le côté organique de la nature humaine qui a été le mieux étudié et qui même l'a été d'une façon trop exclusive aux dépens de l'autre. — Son étude a même donné lieu à des divisions à peine croyables aujourd'hui, car, parmi les médecins, les uns sous le nom de solidisme (V. ce mot) n'accordaient d'importance qu'aux partfes solides du corps, tandis que les autres rangés sous la bannière de Vhumorisme (V. ce mot) attribuaient dans la production des maladies une influence prépondérante aux humeurs.
Je ne reviendrai pas sur cette question de doctrine suffisamment élucidée dans les pages que j'ai consacrées au solidisme et à l'humorisme. Ce que j*en ai dit peut suffire, et je reprends ma thèse des maladies organiques et humorales acquises, également dérivées des atteintes portées à la sensibilité inconsciente ou impressibilité, unies aux désordres de la sensibilité nerveuse des tissus, ainsi qu'à toutes les actions physiques, chimiques et mécaniques accomplies au sein de l'organisme.
Je me rencontre ici avec Virchow. En disant il y a bien longtemps : — Impression et réaction^ voilà la formule la plus abstraite de l'étiologie, car les maladies ne sont que des impressions tratisformées (Palh. gén., 2* Edition, 1867, p. 28), j'énonçais une pensée que devait adopter Tauteur de la pathologie cellulaire.
« Pour lui en effets tout élément vivant du corps humain répond à une excitation en manifestant son activité. L'activité est réveillée pour trois raisons différentes : C'est pour faire fonctionner, pour