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n^urnr, et pour former une partie. — De là trois sortes d'irritation : celle qui augmente la fonction organique (irritation fonctionnelle) ; celle qui s'accompagne d'une exagération de nutrition (irritation nutritive); celle enfin qui produit de nouvelles parties (irritation formative) » Path, cellulaire. Introduction^ p, XIV). — En ajoutant les processus passifs dans lesquels les éléments normaux se détroisent partiellement ou en totalité de façon à disparaître, on a la clef de toute la philosophie de Tétiologie pathologique cellulaire.
Cette manière de voir se rapproche beaucoup de celle que j'ai essayé de faire prévaloir, mais elle renferme des erreurs que j'ai tenté d'éviter, ainsi l'irritation fonctionnelle et l'irritation nutritive, conâdérées comme étant de nature différente, sont des choses semblables car la nutrition est une fonction normale et, dans l'activité des éléments cellulaires, l'unedes deux irritations est de trop. Déplus, il y acette autre différence que, ne m'occupant pas de l'activité de la prétendue cellule primordiale, qui n'est pas le premier élément de l'organisation, je me suis placé plus haut dans l'étude des origines de la vie en prenant pour point de départ les troubles de l'agent vital et de l'impressibilité qu'il donne aux éléments moléculaires d'où sortira l'élément cellulaire.
De même que par ses caractères normaux différents, l'impressibilité, sur laquelle on expérimente à volonté, engendre la variabilité des individus, de même par ses troubles circonscrits, elle modifie et altère plus ou moins profondément la nutrition moléculaire des tissus, leurs fonctions et leur volume, ce qui constitue la maladie et les diversiti'.s qu'elle présente. — Mais ici, au trouble de l'impressibilité se joignent Teffet des sympathies, nées de la participation du nerf grand sympathique, les actions chimiques ou mécaniques qui naissent secondairement, et le problème se complique à l'infini. — Malgré cette difficulté j'essaierai de poursuivre mon analyse en faisant la part de tous ces éléments morbides.
Du fait même de l'impressibilité des éléments et des tissus (i) résulte donc par l'action des causes extérieures variables, la réaction variable en rapport avec la cause morbide, et par suite des maladies différentes. — Mais, si rimpressibilité*n'est pas mise en jeu par la cause de manière à provoquer de réaction, il n'y a pas de maladie, ce qui laisse comprendre pourquoi plusieurs individus étant soumis au même moment, et dans le même lieu, à la même influence paihogéniquey les uns réagissent et transforment l'impression en
(1) {StmibUite incon$citntê distitictt an iyitèmt nerveux.)
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maladiQ tandis fue les autres ne sont pas affectés et restant bien portants,
Toutes les causas morbides soit intérieures soit extàneures , locales ou générales» modifient plus ou moins l'agent TÎtal et son impressibilité dans les humeurs ou sur un point de l'économie. Elles le modifient dans sa fonction \itiile élémentaire, ce qui peut n'avoir pas de suites, où elles l'excitent et l'amoindrissent et, selon la réaction qui se produit, par cet excès ou par cette faiblesse, il en résulte dans les éléments, dans les tissus, dans les organes et dans les humeurs, des modifications qui sont le germe de toutes les maladies et, si l'impression est curative, le moyen de les guérir.
Ainsi en patbogénie, Vexcès dHmpressihilité des éléments constituants réagit sur les tissus et provoque selon sa nature, soit l'hjpérémie, soit l'inflammation et ses exsudats séro-fibrineux, épithéliaux ou purulents, certaines hémorrhagies actives, les flux séreux ou gazeux, l'hypertrophie des éléments et des différents tissus formant le squelette des organes; les pyrexies avec leurs altérations humorales qui deviennent des causes morbides à leur tour, etc.
Avec ces lésions, naissent les actions sympathiques réflexes qui sont la fièvre, la courbature, l'inappétence , l'embarras gastrique avec ou sans vomissement, etc.
Par elles aussi, selon Torgane affecté, viennent les troubles fonctionnels, les actions physico-chimiques de pesanteur, d'absorption endosmotique, d'érosion des tissus, ce sont : presque partout la douleur provoquée par la participation au mal des nerfs ordinaires ; — dans le cerveau et dans les méninges, le délire, la somnolence, les vomissements, le ralentissement du pouls, les convulsions et la paralysie ; — dans le pharynx, la dysphagie ; — dans le larynx, l'enrouement et la dyspnée; — dans les bronches et dans le poumon, U toux, l'expectoration de nature variable et la gêne respiratoire ; — dans l'intestin, la diarrhée, la dyspepsie ou la boulimie; — dans les reins, rurination modifiée; — dans les vaisseaux, les embolies avec leurs conséquences variées, l'absorption du produit morbide plus ou moins toxique des plaies; — dans les nerfs congestionnés ou anémiques, le spasme et les névroses; — dans les fièvres, les altérations humorales qui engendrent d'autres lésions secondaires et qui reproduisent le germe du mal, enfin les actions physiques de pesanteur, d'absorption par endosmose, d'obstruction par les produits morbides, d'érosion par l'âcreté du flux, etc.
De la diminution (Vimpressihilité résullenl Talrophie et te ramollissement ou les dégénérescences graisseuses des éléments et des tissus, certaines hémorrhagies passives, certaines congestions atoni-
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ques également accompagnées des phénomènes sympathiquesréflexes, le toni accompagné de troubles fonctionnels locaux plus ou moins marqués.
Chaque lésion locale ainsi née de l'excès ou de la diminution de rimpres9ibililé réagit à son tour sur sa cause en l'aggravant. De la sorte, a\ec la maladie de Tagent vital et le trouble de l'impressibilité, il y a la maladie locale se généralisant par absorption endosmotique ou capillaire, produisant l'altération du sang ou restant locale et réagissant sur l'ensemble de l'économie par l'intermédiaire des actions réflexes du grand sympathique ou directe des nerfs ordinaires. C'est là ce qui constitue la maladie des éléments hmnoraux et organiques, état secondaire à côté de la maladie de l'agent vital, mettant primitivement en jeu l'impressibilité des éléments constituants.
J'avais donc raison de dire que les maladies ne sont que des impressions transformées ; en effet, il ne se fait, dans les tissus, aucun travail qui n'ait primitivement été précédé d'une impression normale ou pathologique.
Mais dira-t-on : qu'est-ce qui prouve que la sensibilité incons* ciente ou impressibilité soit par ses modifications le point de départ des maladies? L* observation et l'expérience.
Je prendrai d'abord comme expérience la nouvelle théorie de la formation du pus contraire à celle de Virchow et qui appartient à son élève Conheim. Ainsi dans une partie dépourvue de nerfs comme la cornée et dans quelques autres tissus que l'on excite, il se fait comme Ton t établi Conheim, Comil, Ranvier, etc., un travail de suppuration dû à la sortie des globules blancs du sang hors des vaisseaux. — Par des mouvements amiboîdes, c'est-à-dire sans organes coniractiles connus, oh voit les leucocythes s'insinuer entre les lamelles épithéliales et former un dépôt de pus, donc les celluif s épithéliales et leurs éléments ont senti quelque chose qui n'est pas arrivé à la conscience du sujet, donc les leucocythes eux mêmes, en changeant de forme et de place, ont manifesté une sensibilité pour nous insensible, et, c'en est assez pour la démonstration expérimentale du fait que Timpressibilité mise en jeu d*une certaine manière est la cause de Finflammation des tissus. — Impression et réaction, dans ce cas le fait est incontestable.
La pathologie des végétaux dépourvus de nerfs, la formation des gommes sur les feuilles et les maladies de la tige et du fruit nous offriraieni des exemples analogues, mais il ne s'agit ici que des preuves médicales.
Je prendrai maintenant comme autre moyen de démonstration de la thèse que je soutiens, des faits empruntés à l'observation clini*
que, car dans ces études je ne veux faire aucune hypothèse. Tout y est déduit de Texpérience.
Tout le monde connaît rinflammation, l'ulcération, les Tascalarisations ou la suppuration de la cornée qui n'a pas de nerfs, et des cartilages qui n'en ont pas davantage. — J*ai vu des paralytiques avec atrophie des membres soit par hémiplégie, soit par paraplégie avoir des érysipèles, des varioles identiquement semblables sur les parties saines et sur les parties paralysées. Enfin, chez les animaux dont on a coupé la moelle épinière, il se fait, comme Ta montré Brown Sequard, des inflammations autour des ongles qui représentent le travail inflammatoire avec tous ses phénomènes. Ici encore nous voyons qu*à côté de la sensibilité ordinaire, nerveuse inhérente au système nerveux, il y a une autre espèce de sensibilité qui est inconsciente et qu'on découvre dans les éléments constituants des organes de la vie dont elle est l'attribut . — C'est l'impressibilité.
MALADIES QUI RÉSULTENT D'uN EXCÈS D'IMPRESSIBILITÉ DE l'aGSNT VITAL.
Si l'impressibililé normale de l'agent vital fait les éléments constituants et les tissus normaux, les modifications et les altérations de cet attribut de la vie créent l'impressibilité anormale qui engendre les anomalies de la nutrition et des fonctions observées dans l'état pathologique. Dans toutes les maladies, il y a donc comme élément originaire principal un trouble de l'impressibilité. — Ce n'est que dans les maladies secondaires qu'on observe les influences physicochimiques de rétat morbide primitif, amenant des modifications nouvelles de l'impressibilité inconsciente , et avec elle les maladies secondaires.
Dans les maladies primitives, la modification n'est appréciable que par ses effets qui consistent dans un état diathésique originel, dans un état diathésique acquis et qui résulte déjà d'une modification de l'impressibilité, dans un excès ou un défaut de cette impressibilité.
Les maladies qui résultent d*un excès d'impressibilité sont : la méningite et la mening^o-encéphalite, le coryza, l'otite,» les ophthalmies, — les pharynjîites, les angines, les laryngites, les bronchites, la pneumonie, la pleurésie, Tendo-péricardite, la gastrite, l'enlérile, la dysenterie, la néphrite aiguë, Thépatite aigué, les adénites, la phlébite, Térysipèle, les arthrites, les ostéo-chondrites, la périostite et toutes les inflammations primitives des différents tissus ;
Toutes les congestions actives du poumon, du foie, de»la rate, des reins, du cerveau ;
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La pléthore globulaire et rhémite;
Les hémorrhagies actives du cerveau sans lésion primitive des capillaires, certaines hémorrhagies nasales, pulmonaires, intestinales, rénales, etc. ;
Certains flux muqueux du nez, des bronches, de l'estomac et de l'intestin ;
Les pneumatoses de l'hystérie et de la dyspepsie inflammatoire;
Les hypertrophies du tissu cellulaire et fibreux, du tissu épithélial, du tissu œdipeux du tissu glandulaire, du tissu pigmentaire, du tissu cutané ou muqueux, etc. ;
Certaines maladies de la peau à l'état aigu dépendantes ou distinctes d un état diathésique de l'agent vital ;
Les fièvres éruptives dont l'exanthème sort régulièrement, etc.;
Le diabète que fait naître l'irritation du quatrième ventricule ainsi que les contusions de l'occiput et l'affaiblissement sénile.