‹ Histoire de la medecine et des doctrines medicalesChapitre 39 sur 125 · SEPTIÈME SECTION · texte numérisé non relu

SEPTIÈME SECTION

Des passions.

i° La joie et la colère augmentent la transpiration; la douleur et la crainte la diminuent, les autres passions agissent selon qu'elles participent plus ou moins de celles dont nous venons de parler.

2° Les maladies qui sont l'effet des passions se guérissent par les passions contraires. Néanmoins il convient aussi de favoriser ou d'affaiblir la transpiration selon l'exigence des cas par le moyen des remèdes les plus propres à produire l'un ou l'autre effet.

3o Les aliments légers et faciles à digérer augmentent la gaieté et la transpiration; ceux qu'on digère avec peine diminuent la transpiration et causent de la mélancolie.

4- Il est utile à la santé d'être agité tour à tour par différentes passions. La transpiration en est plus grande et la santé meilleure que d'être constamment enchaîné à la même passion quelque agréable qu'elle soit. Il en est de même des études.

Ce travail de physiologie expérimentale est des plus remarquables et a été vérifié par un assez grand nombre d'observateurs. Dodart, médecin français, répéta les expériences de Sanctorius pendant trente-trois ans ; Jacques Keil fit de même pendant un an; ainsi Gorter en Hollande ; Jean Leimingt dans la Caroline méridionale à Charleston ; et dans plusieurs autres pays, de sorte qu'on peut considérer comme bien acquis les résultats si curieux publiés par Sanctorius. C'était le temps où, sans parler à tout propos de la médecine expérimentale et de l'expérience comme de nos jours, on faisait des nombreuses expérimentations d'où sont sorties la circulation sanguine et lymphatique et tant d'autres découvertes physiologiques de premier ordre.

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