CHAPITRE PREMIER
PATHOLOfrJE CELLULAIRE
Au moment où la théorie cellulaire de Schwann venait de se produire en 1838, la même année, J. MuUer se mit à rechercher avec le microscope qu'elle élait la structure intime des diverses formes de tumeurs. Cette étude en inspira d'autres, car en 1842 Vogel étendant ces recherches à d'autres lésions organiques publia son atlas dliistologie pathologique, bientôt suivi en 1844 du cours de microscopie de Donné, — en 1845 de la physiologie pathologique de Lebert — des cours de Charles Robin en 1845, — de l'atlas microscopique de Mandl en 1845, — de l'Histologie de Gunsburg, — de Vhistologie pathologique de Weld en 1853, — de l'histologie humaine de Kolliker et enfin des mémoires particuliers de Yirchow, lequel devait systématiser toutes ces connaissances de détail sous le nom de pathologie cellulaire.
C'est l'œuvre la plus considérable enfantée par l'anatomie générale de Bichat et par la théorie cellulaire de Schwann. C'est une doctrine anatomique et physiologique des maladies fort répandue en Allemagne et en France, mais reste à savoir si, en effet, elle répond à toutes les exigences de l'observation anatomique et de la clinique. L'anatomie pathologique de Morgagni, de Laennec, d'Andral n'expliquent pas tout, je l'ai déjà dit, en est-il autrement de l'anatomie pathologique microscopique nommée pathologie cellulaire 9
^ Je ne le pense pas, car, avec Kolliker, je crois que, non-seulement l'histologie ne possède pas aujourd'hui une seule loi, mais encore les matériaux d'où elle pourrait les déduire sont trop pauvres pour qu'on en puisse même tirer avec certitude un nombre suffisant de principes généraux »... Néanmoins je vais examiner ce Cellularisme pathologique dont Virchow s'est fait le promoteur en commençant par exposer la doctrine d'après la traduction de Picard.
Cela fait, je discuterai ce système pour montrer ce qu'il renferme d'admissible et pour indiquer ses erreurs.