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CRITIQUE DE LA PATHOLOGIE CELLULAIRE

ne renferme pas de vaisseaux capables de favoriser l'absorption des 'produits morbides et la création d'une diathèse. ^ Si le chou-Ûeur n'a pas la gravité des autres papillomes muqueux, c'est que sa charpente n'est pas la même.

Si les fibromes diffèrent des carcinomes fibreux, c'est la différence de vascularité qui en est la cause, et partout et toujours, dans ies productions pathologiques nouvelles, c'est la présence de vaisseaux nouveaux ulcérés, ou divisés par la chirurgie, qui est la cause de l'absorption des produits, de leur transport dans les ganglions DU dans les viscères, et d'une diathèse mortelle.

C'est la vascularisation augmentée ou abolie des tumeurs, et 'éJat dialhésique des sujets qui fait leur gravité, qui leur donne certains de leurs caractères cliniques, qui engendre des ulcérations favorisant l'absorption des produits morbides, et la création des dia- Ihèses, qui détermine leur atrophie, leur ramollissement, et des nflammations éliminatrices graves. Or, en ne tenant pas compte de ;el élément, le Gellularisme a été conduit à des erreurs cliniques lui rendent son adoption difficile dans la science.

De plus, les altérations cellulaires constatées par l'histologie, se rouvent à l'état physiologique et ne caractérisent une lésion de naladie que par leur groupement avec d'autres éléments. — Si cela :îst vrai, la pathologie cellulaire n'est pas la pathologie médicale, — et elle reste bornée à l'étude de l'altération des cellules intéres- •antes à connaître, à l'état physiologique et à l'état pathologique, nais cette altération n'a rien en elle-même de caractéristique. Pour ilue sa présence ait une valeur, il faut d'autres éléments juxtaposés, il c'est la nécessité du fait de ces éléments qui montre qu'une ana- 'omie pathologique exclusivement bornée au Gellularisme est nsuffisante.

Une tumeur n'est même jamais caractérisée parles cellules qu'on •f trouve, car ces cellules n'ont rien de spécifique, et on n'admet dIus aujourd'hui l'existence de cellules caractéristiques du cancer »>u du tubercule ; donc la pathologie cellulaire du cancer n'existe 'îas, et ce qui caractérise cette lésion est avec les cellules un ensemble d'éléments particuliers dont il faut tenir compte. ^ J'ajouterai enfin que dans une tumeur les éléments cellulaires qui -y trouvent peuvent varier d'un moment à l'autre de son évolution

qui ne devrait pas être si la néoformation de cellules spéciales :aracterisait la maladie. En effet, des sarcomes," des fibromes et 'neme des adénomes enlevés par le chirurgien et se reproduisant sur e lieu de l'opération ont permis de constater dans la tumeur reproduite des éléments cellulaires différents de ceux qu'on avait observés

la première fois, et on a vu ainsi des tumeurs enlevées de la mamelle et considérées comme adénomes, se reproduire à l'état de carcinomes. — Velpeau, Robert et Robin ont vu des cas de ce genre.

Si le Cellularisme a le mérite d'avoir introduit dans la science un grand nombre de faits nouveaux et instructifs, on ne peut lui reconnaître celui de pouvoir fournir une classification nouvelle et vraie des maladies. La médecine se servira utilement de l'histologie pathologique, mais elle ne peut accepter comme doctrine générale de pathologie l'opinion qui a la prétention de rendre compte de toutes les lésions du solide par des modifications cellulaires prol férantes ou régressives. Ce n'est qu'une théorie d'anatoraie patholo gique et non une doctrine médicale. De plus hautes visées seraient injustifiables. En tout cas, ce ne serait d'ailleurs qu'une faible partie de la pathologie, puisque dans cette théorie il n'est pas question de la plupart des altérations humorales auxquelles on doit attribuer les fièvres, certaines hémorrhagies, les flux, les névroses et toutes 1 maladies parasitaires.

Parmi les théories médicales modernes, il en est une fort impor tante, qui relève de l'Anatomisme par l'analomie pathologique et 1 micrologie. C'est celle qui nous a forcé d'introduire dans la noso graphie une nouvelle classe de maladies qui n'avait encore figu dans aucune classification. Je veux parler des maladies parasitair ou du Parasitisme (1).

En effet, pour quelques médecins, toutes les maladies virulentes» miasmatiques, contagieuses et infectieuses ainsi que plusieurs malar dies de la peau et des muqueuses sont le résultat de parasites ani* maux ou végétaux et de microzoaires ou microphytes {microzymas) développés dans l'organisme et dont l'existence a été révélée par le microscope ("2). — Si le fait était réel, ce serait là une conquête importante de l'anatomie pathologique moderne. Toutefois pour d'autres médecins, plusieurs de ces maladies avec leurs infusoires

(1) E. Bouchul. Path. générale, p. 730, 2" édition. Du Parasitisme.

(2) DeRause. Du rôle des microzoaires dans sa production des maladies. -1869- De Vaurenl. Essai sur l'histoire des ferments. Thèse inaugurale de 1864.

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