‹ Histoire de la medicine et des doctrines médicales (volume 2)Chapitre 44 sur 141 · DEUXIÈME SECTION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME SECTION

De l'air.

1° La transpiration est notablement diminuée dans un air froid pur et sain ; mais le corps y gagne de la force, et cette diminution de la transpiration n'est pas ordinairement nuisible ; elle est d'ailleurs suppléée par les urines ou d'autres évacuations. Au contraire dans un air humide et malsain, non-seulement la transpiration est retenue, mais les fibres sont relâchées, et il peut résulter de ces effets beaucoup de désordres et d'accidents.

2° L'air des villes est en général moins bon que celui de la campagne : chargé d'une plus grande quantité de vapeurs, il favorise moins la transpiration, et particulièrement émousse l'appétit.

3° L'air froid et le bain froid échauffent les corps, et les rendent plus légers. C'est le contraire pour les gens faibles et délicats, qui y deviennent plus froids et plus pesants; et plus ce froid est soudain plus il est dangereux.

4° Une pluie continuelle est plus malsaine que la sécheresse.

5° On éprouve plus de lassitude en été qu'en hiver, quoiqu'on soit plus léger à la balance d'environ trois livres, mais parce que l'air chaud relâche et affaiblit.

6° De toutes les saisons l'automne est la plus malsaine, parce qu'on passe brusquement d'une température chaude à une froide, et que la transpiration est facilement arrêtée. Pour éviter cet inconvénient, il faut se tenir bien habillé, et user d'un régime convenable. En général, il ne faut pas quitter ses vêtements d'hiver trop tôt au printemps, ni les reprendre trop tard en automne, autrement on court les risques d'avoir la fièvre en été et des fluxions en hiver.

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