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CHAPITRE III

DE LA STRUCTURE DES GLANDES ET DU MÉCANISME DES SÉCRÉTIONS. — RECHERCHES DE MALPIGHI

La découverte de la structure des glandes et de la communication des capillaires artériels et veineux au microscope a eu pour conséquence de donner à la physiologie des sécrétions un caractère nouveau dont la médecine a largement profité. Aussi, doit-on considérer comme un des faits les plus importants de l'histoire de la science ces recherches anatomiques , qui devaient en engendrer d'autres de même ordre, et singulièrement hâter le progrès de toutes les questions de structure. Le tout était d'ouvrir les voies et de montrer !e chemin à suivre. Pour être moins importantes que celles de la circulation sanguine et lymphatique , ces découvertes n'en sont pas moins très-considérables, car, en dehors des questions physiologiques , elles ont permis de comprendre mieux qu'on ne l'avait fait la pathogénie pulmonaire, rénale ou hépatique.

C'est à Malpighi, né en 1628, professeur à Pise et à Messine, l'un des plus grands anatomistes du xvir3 siècle, que l'on doit les premières notions exactes sur la structure du poumon et des glandes.

C'est lui qui a montré que le poumon était composé de petites loges alvéolaires communiquant entre elles et se terminant à une membrane commune qui aboutissait à l'extrémité des bronches. Ces parois sont couvertes d'un réseau d'artères et de veines communiquant ensemble et ne pénétrant pas dans les vésicules qui sont seulement remplies d'air. Par l'air qui les dilate, Malpighi pensa qu'il y avait agitation des vaisseaux de la surface des parois et mélange plus exact des parties du sang de façon à favoriser sa marche.

Le foie est aussi divisé en un grand nombre de lobules et chacun d'eux formé d'un grand nombre d'autres petits corps agglomérés qui aboutissent à des ramifications vasculaires , les unes venant de la veine porte dont elles sont sa terminaison, les autres allant à la veine cave et enfin les dernières formant l'origine des rameaux biliaires.

Les reins sont aussi formés de lobules agglomérés dans lesquels les vaisseaux urinaires , ou tubes urinifères , forment des faisceaux coniques rayonnes très-gros et très-nombreux dont la base répond à la substance glanduleuse de la couche corticale. — Là, dans cette couche glanduleuse, viennent des artères qui apportent les maté-

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