ANATOMISME — STRUCTURE DES GLANDES — MALPIGHI
riaux de l'urine que les glandes séparent et il y a en outre des veines qui rapportent le^sang purifié dans le torrent commun de la circulation. — Ces glandes sont attachées à l'extrémité des artères comme les pommes à l'extrémité des branches.
Le même travail a été entrepris pour la rate et pour les glandes conglobées de sorte que, en dehors des autres recherches de Malpighi sur la structure du cerveau, sur l'épiploon, etc., on peut dire qu'à l'aide des injections fines et du microscope il est le premier qui ait déterminé la structure des glandes et ouvert par là le chemin à l'étude physiologique des sécrétions.
Ce qu'il a dit de la sécrétion de l'urine et de la bile en quelques mots est complet, et ne laisse rien à ajouter. — Après avoir injecté, l'artère émulgente du rein qui a rempli le glomérule, il fait de même par les veines et obtient le même résultat, puis comme il a constaté que l'urine coule par les tubes urinifères dans le bassin, la conclusion vient d'elle-même et on peut dire qu'il a saisi sur le fait le mécanisme de la sécrétion urinaire.
De même pour le foie, et une fois le chemin tracé on a pu faire plus lard pour les autres glandes ce que Malpighi avait démontré si victorieusement pour plusieurs d'entre elles. — A lui donc l'honneur de la découverte anatomique et des premières applications physiologiques faites sur le mécanisme des sécrétions. — Ceux qui sont venus un peu plus tard n'ont eu qu'à l'imiter, et s'inspirer des principes qu'il avait établis en les dénaturant, pour créer ces théories mécaniques des sécrétions qui sont la propriété de l'école iatro-mathématique.
Quant à la médecine proprement dite, si le progrès n'a pas été immédiat, il n'est pas moins réel. Elle n'a pas moins gagné que la physiologie à la promulgation de ces recherches, car si l'on est à présent fixé sur la nature anatomique de la pneumonie, de la cirrhose du foie et de la néphrite albumineuse, c'est à la connaissance de la structure de la glande hépatique et rénale qu'on le doit. En effet c'est à l'atrophie des acini du foie, c'est-à-dire des petits corpuscules de la glande, consécutive à la lésion des vaisseaux qui entrent dans le corpuscule, qu'est due la cirrhose. — De même pour la néphrite albumineuse qui est due à la maladie des glomérules du rein entraînant par degrés l'atrophie de tous ces petits corps glandulaires.