‹ Histoire de la mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 13 sur 118 · PAS · texte numérisé non relu

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carnison qui ne comptait plus que quatorze Turons, quatre Algonquins et les dix-sept Francais, crurent eu faire une proie facile. TS 'avancerent hardiment pour les faire prisonniers; mais les assiégés firent leu sur les plus avancés et en étendirent un grand nombre morts sur la place : le reste prit la fuite. Honteux de se voir tant de fois vaincus par une poignée d'hommes, les Froquois, ne respirant plus que lai rage de la vengeance, et vociférant d’affreux hurlements, s'élancèrent tous à la fois à travers les balles. Les Francais en firent un horrible carnage, mais ne purent les empécher de s’avanecr jusqu'au pied de la palissade où ils se cramponnèrent à l'abri des meurricres et se mirent à couper les pieux à coups de hache. Dans Pimpossibilité où Pon était de les y atteindre, Daulac imagina de remplir de poudre plusieurs canons de fusils, d’y mettre le feu et de les jeter parmi les assiégeants pour les faire éclater au milieu d'eux. Cet expédient ayant assez bien réussi, ilajusta une fusée à un baril de poudre et le Jança par-dessus la palissade. Par malheur, le projectile lut arrêté par une branche et retomba dans Pintérieur du fort où il fit explosion, tuant les uns, blessant les autres, et mettant presque tout le reste hors de combat en leur brûlant la vue, ou les étouffant dans la fumée. En entendant le bruit de la détonation, les Jroquois comprirent tout Pavantage qu’ils pouvaient tirer de la

confusion produite par cet accident, et s’emparèrent F )

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les cimbrasures, d’'oinils firent un feu écrasant sur les derniers défenseurs. Ceux-ci se battirent jusqu'a la fin comme des lions. fs inspiraient une telle frayeui a Penneini qu'il nosait pénétrer dans la place. Ces hommes aux figures haves, aux regards ilfuminés pro Pardeur du combat leur paraissaient comme des fan tomes dont ils treinblatent approcher,

Cependant Anahotahr blessé bondissait de toutes parts, assomimant fous GCUX QUI S'avancaient jusqu'a la portée de son tomahawk.

6 Rends-toi, situ veux sauver ta vie,” luieria un de ses neveux transfuge chez les Froquois.

—6Pai juré ma parole aux Francais, répond |:

héros chrétien, je meurs avec eux 37 et il tombe frappi

a mort,

—< Mets-moi ia tete sur les charbons, murmure-t1 à un de ses compagnons en se traînant vers le feu, l'Iroquois n'aura pas ma chevelure.”

Cependant des monceau . de cadavres Jonchaient tout l’extérieur du camp; les Froquois s’en servirent pour escalader la palissade, et massacrèrent les der: niers braves qui, sourds à toute proposition, voulaient mourir les armes à la main. Un moment auparavant, un Français, par un sentiment de pitié malentendu, assomma à coups de hache ceux de ses compagnons

blessés qui respiraient encore, afin de leur épargner

les tortures que leur réservaient leurs féroces vain-

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