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INTRODUUTION.
queurs. Quatre Français seulement et quatre Hurons toimberent vivants entre leurs mains.
Les Hroquois furent terrifiés de leur victoire ; en comparant le nombre de leurs imorts et celui de leurs victimes, ils ne pouvaient en croire leurs yeux. Comment un si petit nombre d'hommes, exténués de fatiuues, mourants de soif, prives de nourriture, avaient-ils pu soutenir une Hitte aussi longue et anssi acharnee sans prendre un instant de repos ? Cette résistance était pour eux un mystère.
Apres avoir assouvi leur vengeance sur deux blessés fruncais qui avaient conserve un souflle de vie, ils prirent le chemin de leurs villages, n'osant aller attaquer un pays peuplé de tels héros.
Lorsqu'on apprit les détails de cette sanglante tragédie par des captifs hurons, qui avaient réussi a s'échapper, un long eri de deuil S’éleva dans toute la colonie.
Mais la nation canadienne était sauvée : ses defenscurs étaient tombés ensevelis dans leur triomphe.
Voilà les hommes que la religion avait formés ; voila le peuple canadien, tel que Pavaient fait les mis-
sionnuires martvrs et l'éducation religieuse,
Cette société naissante, nous lavons étudiée dan: }
Sa triple hiérarchie du prètre, de la femme et du
soldat-colon.
Nous avons admiré l’organi tion vi-
voureuse de eette race en qui nous avons vu clretule Nous
transformation
un sang virginal et une foi sans mélange.
nous sommes extasiés devant cette
merveilleuse qui s'était opérée sous Paction di PEglise.
Nous pourrions pousser plus loin cette étude, suivre Er Nouvelle-France dans sa carrière, indiquer urands traits Paccroissement de sa puissance mate rielle, morale et intellectuelle, et montrer surtout développement de ses superbes institutions, qui fon aujourd’hui sa force et sa gloire. Mais cette court esquisse suilit pour faire voir ce qu'etait devenr cette société façonnée par la main de Dieu.
Apres avoir médité Phistoire du peuple canadien il est impossible de méconnaïtre les grandes vue: providentielles qui ont présidé à sa formation ; iles impossible de ne pas entrevoir que, s'il ne trahit pas sa vocation, de grandes destinées lui sont réservées dans cette partie du monde.
La mission de !. France américaine est la méme, sur ce continent, que celle de la France européenne sur lPautre hémisphère. Pionnière de Ja vérite comme elle, longtemps elle à été Puniaue apôtre de la vraie foi dans presque toute P Amérique du Nord.
Depuis son origine, elle n’a cessé de poursuirre fidèlement cette mission; et aujourd’hui elle envoie ses missionnaires et ses évêques jusqu'aux extrémités
C’est de son sein, nous n’en doutons
de ce continent.
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Conte de Maistre se réalise sous nos veux.
enfant au maillot, avait-il dit, un jour, indigné
INTRODUCTION on
pis, que doivent sortir les conquérants pacifiques qui “uneneront sous le joug du catholicisme les peuples euares de Nouveau-Monde. Loin de douter de son avenir, comme quelques hommes de peu de foi, loin de trembler devant le flot des races étrangères qui somble menacer de la déborder de toutes parts, nous avons Pintine conviction qu'elle continuera de grandir, quelle conservera sa langue, ses institutions et sa foi, + qu'elle m'est qu'à Paurore de Pere de prospérité qui ouvrir devant elle.
VMessagwcre de PEvangile, elle portera au loin la bonne nouvelle, et secondée par les races celtiques du nuidi, elle promènera le drapeau de Jésus-Christ de Fun à Pautre océan.
Ici, comme en Europe, et plus vite encore qu’en Europe, le protestantisme se meurt. Fractionné en mille sveres, il tombe en poussière, et va se perdre dans le rationalisme. Bientot,—pour nous servir d’une expression du Comte De Maistre,—lempire du protestantisme, pressé du côté du Golfe Mexicain et da Sunt-Laurent, fendra par le milieu; et les enfants de Hi verte, accourant du nord et du midi, s’embrasseront sur les rives du Mississipi, où ils établiront
pour jamais le règne du catholicisme."
!. Les événements qui se passent au Mexique et dans la République
sue semblent precipiter le dénouement de ce grand acte. La parole du Laissez done grandir cet
de la stupide admiration
al INTRODUCTION.
. î qu’on prodiguait aux prétendus progres des Etats-Unis. L'enfant a gran
depuis ce jour; et sa torube est si prés de son berceau, que ses lance ,
pourront lui servir de linceul. Bientôt cette grande république, fondec à
le sable, morcelée en cent petits états, comme l'Amérique du Sud, dévore :
elle-même son influence, et avec elle, celle du protestantisme. 4
ftau moment méme où cette influence baisse, celle de la France, et pa À ite celle du catholicisme, s'élève, car les événements du Mexique ont u 1 ‘e qu'on re soupeonne peut-être pas assez. Un empire y fonde sors ‘ «sie de la France, qui aspire à ressaisir, en Amérique, Pinfdluence qu'ei: LL DANS maurut j. nais du perdre, Et la race latine, prédestinée de tout Lenips à 1 lapostolat, reprendra, avec plus de vigueur, son œuvre un instant inter. 1 rompue, ë
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