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lettre qu'elle écrivait à ce sujet au RP, Doi Ray mond de Saint-Bernard : dé
“ Nous sommes en butte à de grandes afflictions mon R. Père, muis si Dieu est pour nous, qui a contre nous ? Le bien où nous aspirons ne mérite-t-il pas Pétre acheté à grand prix ? Prenons courage, mon trescher Pere; Pamour de Jésus combattra SOU HE puisque nous ne désirons travailler que pour sa fer Quand je considère les œuvres admirables .
divin Mel tous ces orages ne me semblent rien ; il est plus fort que tous Iles hommes ensemble, et dei lai qui commande aux vents et aux tempêtes, sil nous veut dans la Nouvelle-France, ses desseins s’accompliront malgré tous les obstacles ; car ce ne sont devant lui que des pailles et des toiles d’araignée qu’il peut détruire en un monient, quoiqu’elles paraissent comme des montagnes aux yeux des hommes. Je lé ai d'ailleurs toujours considérés aussi impuissants de des moucherons. Peut-être aussi que son amour nous envoie tous ces accidents pour éprouver nos res Mais, mon très-cher Père, j’entre fort dans vos UE ments d'espérer contre toute espérance ; et mon cœur west nullement ébranlé.”? | De
En cflet, toutes ces traverses et ces entraves appa- RQeE DS en réalité, qu’un acheminement à sens du plan divin sur la Mère de PIncarnation Elles servaient à faire connaître ses sentiments et à
tous les r < ous les regards fussent d’avance tournés vers elle 17 |
Déjà son nom, tout rayonnant de Péclat de ses vertus, avait volé de bouche en bouche, jusqu'aux extrémités de la Nouvelle-France, d’où les missionnaires lui écrivaient les lettres les plus pressantes en faveur de leurs cirs Du fond du pays des Hurons,
le P. Gi *1l bai ta-té al . le OQ & Ù Va l: D 1 1 ‘ qu'il baigiut alor de ses sueurs, la conjurait, au nom
phytes.
la veille d’arroser de son sang le sol
de tous les missionnaires, de ne plus différer davantage, En recevant les lettres de ces sublimes martyrs, souvent écrites sur une simple écorce, et où elle croyait déjà voir les traces de leur sang, son âme s’enflammait d’un nouveau transport et se fondait d'amour, Elle les baisait avec un saint respect, et
les arrosait de larmes brülantes. Aucun de ces missionnaires cependant, en Pinvitant à venir partager leurs rudes labeurs, n’entrevoyait encore le moindre secours temporel, indispensable à un tel établissement: mais ces hommes, remplis de toute la plénitude de esprit apostolique, ne savaient pas s'inquiéter des moyens, quand une entreprise était dans l'ordre de Dieu; et sûrs de la providence pour les ressources, ils ne songeaient qu'à choisir des sujets, dont la sainteté répondit à la grandeur du ministère qui devait
leur être confié.!
de la mission, de lui écrire deux lettres consécutives,
por r soumettre sa vocation à une dernière et supréme