I. Let
ibulations, SON austere is le secret il sur <on e labeur et nier abord, na désirer, nt d’annces un peuple : nnoneiuil de la plus alors dans ce que Ja rité de plus rit ni à ses ins Padmiue pouvaltsolitaires de il, sous les les prieres ?
monde, ui : partageail s et les plus e cette vie;
igneur doit,
nada avant les qu’un ordre moivent etre rezarà.
ce semble, à sa gloire, à son Eglise, et à ses élus, de fournir sans cesse de nouvelles occasions d'agir et de souilrir pour son amour à ces grandes âmes, qui par leur fidélité, leur courage et leur pureté, sont parvenues «cet heureux état, où tout se convertit pour elles en mérite.
Telle fut la conduite qu'il tint plus que Jamais à l'égard de sa servante ; la prédiction lui en avait méme été faite dans une extase prophétique. D'abord la paix dont elle avait joui jusqu’à son départ de France prit un caractère différent. ‘Paix solide et profonde ; mais quoiqu'en moi, éloignée de moi; d'autant que pour sa subtilité, je ne la voyais que comme dans une région fort éloignée ; ce qui était très-pénible à la nature, et crucifiait fort l’esprit; car les puissances de ame demeurèrent comme mortes et attachées à la croix. L'on conçoit dans cet état ce que c’est que servir Dieu à ses dépens.
‘“ De cette disposition, Pentrai dans une autre bien plus crucifiante encore. Je me vovais dépouiilée, ce me semblait, de tous les biens de la grace, et de tous les talents naturels extérieurs et intérieurs que Dieu avait mis en moi. Je perdais la confiance de ceux qui me conduisaient ; etles personnes les plus saintes, et pour qui J'avais eu plus d'ouverture, étaient celles de qui je recevais les plus grands sujets de mortification, Dieu permettant qu’elles eussent des tentations
continuelies d’aversion contre moi.??
l. Le P, de Charlevoix.
Ainsi le ciel et les créatures étaient conjurés contre conve
elle. Les croix les plus navrantes, suscitées par les de Pat
personnes qui lui étaient les plus chères, venaient #
déchirer son âme déjà brisée par les désolations inté. elle. E rieures. Sa douce et tendre amie, la Mère de Saint. ff ments Joseph fut pour elle la cause involontaire de chagrins 4 pour 1 d'autant plus douloureux qu'ils faisaient vibrer les renouv
fibres les plusdélicates du cœur, la sensibilité exquise mencé
de Pamitié. Ses efforts pour établir Punité de règ!: Au dans son monastère, la rendirent suspecte à la cos Mance munauté de Tours. Son directeur même se préjugea avec el
et s’aigrit contre elle. Enfin, pour comble d’aflictions, à son s
Madame de la Peltrie, qui, depuis Parrivée des Ursu- 1 Ce d lines, ne s’était jamais séparée d'elles, qui avait % dans & | partagé, avec un courage surhumain, toutes leurs qu'un privations dans le misérable réduit qu’elles habitaient, apporté les quitta tout-à-coup, dans le dessein d’aller créer élèves. une nouvelle fondation à Montréal. | écrivait
Vers la fin de lPété 1641, M. de Maisonneuve, elles ce
suscité de Dieu par des voies extraordinaires, débar- et nous quait à Québec avec Mile. Mance et une troupe couvrir
de braves, pour aller planter létendard de la croix et lire at
de la France sur Pile de Montréal. Entraînés par Cepe cet esprit religieux et chevaleresque, ils venaient y dinpre établir une colonie, et servir de iempart aux incursions carnatic des Iroquois. Comme la saison était trop avancée de Jésu pour commencer leur établissement, ils passerent
hiver à Sillery, chez M. de Puiseaux, vieillard véné- L Char
rable qui consacrait ses jours et sa fortune à la 2. Expr
jurés contre tées par les S, venaient lations intére de Saintde chagrins t vibrer les lité exquise té de règl à le cou se préjugea d’afllictions, ée des Ursu- , qui avait toutes leurs s habitaient,
aller créer
faisonneurve, dires, débarune troupe le la croix et ntraînés par venaient y 1x incursions rop avancée ls passèrent illard véné-
fortune à la
conversion des sauvages, Pendant les longues soirées de l'automne, Madame de la Peltrie fit connaissance avec Mlle. Mance, et se lia d’une sainte amitié avec elie. Eprise de plus en plus de son rare mérite, et vivement sollicitée par elle et les siens, elle s’enthousiasma pour l’œuvre de Montréal, et se crut appelée à y renouveler ce qu’elle avait si heureusement commencé à Québec.
Mile.
Mance, emportant tous ses meubles, et emmenant
Au printemps de 1642, elle partit avec
avec elle sa suivante, ‘ et un jeune homme attaché
à son service,
Ce départ laissa les Ursulines, déjà si pauvres, dans un dénüûüment complet. Il ne leur resta plus qun petit nombre de meubles quelles avaient apportés de France, et trois lits pour leurs quatorze èves. % Nous les faisons coucher sur des planches, écrivait la Mère de l’Incarnation ; nous mettons sous elles ce que nous pouvons pour en adoucir la dureté ; et nous empruntons aux magasins des peaux pour les couvrir, notre pauvreté ne nous permettant pas de hire autrement.”
Cependant ce dépouillement extrême faisait peu d'impression sur la grande âme de Ja Mère de lPIncarnation. Cette amante désespérée de la pauvreté
de Jésus-Christ, * avait mêr : trouvé des délices à s’ar-
1, Charlotte Barre.
2. Expression de Bossuet dans le panégyrique de Saint François.
racher ces dernières ressources. En rendant ces meubles, dit-elle, je sentais une grande joie en moimême, m'imaginant que Dieu me traitait comme Saint François, qui, abandonné de son père, Jui rendit jusqu’à ses habits.”
Mais ce qui lui perçait l'âme d’un glaive, c'était cette cruelle séparation d’une amie, d’une bienfaitrice insigne, et la perspective de l'abandon de ses chères élèves qre Pinflexible nécessité allait bientot disperser et rendre à leurs forêts. Les fruits admirables qu’elle avait déjà recueillis de ses travaux ne servaient qu'à envenimer davantage ses blessures. Dès la premicre année,cinquante élèves sauvages avaient été instruites, et plus de sept cents Indiens, tant hommes que femmes, avaient été assistés spirituellement et corporellement., Fallait-il donc renoncer pour ,amais à ces riches moissons ?
Cependant M. de Bernières lui écrivait : (11 faut se résoudre à congédier vos élèves et vos ouvriers, ne pouvant sullire à leur entretien, puisque pour payer seulement le fret de ce que je vous envoie, il me faut trouver neuf cents livres, ce qui forme tout le revenu de votre fondation. Et de plus, si Madame votre
fondatrice vous quitte, comme j'y vois de grandes
apparences, il vous faudra revenir en France, à moins
que Dieu ne suscite une autre personne qui vous soutienne.”?
Mais pendant que toutes les espérances et les
ressources humaines croulaient autour d’elle, la Mere
ITR plus livre (UrAS SAIS Nous tout inté) nous Egli dans la st cette la dé là m et a plon, voya creat
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OQUE.
de Pincarnation resta ferme dans son nuperturbable
confiance en Dicu.
Elle résolut de retenir ses pen-
sionnaires sauvages, de continuer ses aumônes aux
sauvres indigènes qui venaient en foule implorer sa
pitié, et d'achever Ja construction du monastère.
“ M. de Bernières sera épouvanté en voyant que je
lui demande des vivres comme à Pordinaire, et de
plus que je lui envoie des parties pour six mille
livres qui ont été employées à payer les gages de nos
ouvriers, et à lachat des matériaux de notre bâtiment,
sans parler du fret du vaisseau; car en tout cela,
nous n’avons que la providence de Dieu.
On dit que
tout est perdu ; et cependant je me suis sentie portée
intérieurement à poursuivre ce que Notre-Seigneur
nous à fait la grace de commencer en sa nouvelle
Eglise.”
Tant de calme, d'assurance et d'énergie,
dans un si profond dénument, semblerait le fruit de
la surabondance des consolations célestes ; cependant
cette détresse extérieure n’était qu'une pale image de
la détresse de son me.
Elle se voyait, en ce temps
là méme, ensevelie dans les plus épaisses ténèbres
et assaillie par des tentations de désespoir qui la
plongeaient dans un abime d’humiliations.
voyais infiniment digne Ge
créature qui fut au monde.
Je me
mépris, et la plus vile
Dans
ce
sentiment,
je ne pouvais me lasser d'admirer la bonté et lhu-
milité de mes sœurs de vouloir bien me souflrir,
et dépendre de moi.
veux, tant était pesant le poids de cette humiliation ;
Je n’osais presque lever les
et c’est ce qui me portait à descendre aux actions les plus basses, ne m'estimant pas digne d’en faire d'autres,
‘ Aux récréations, Je n’osais presque parler ; et J'écoutais mes sœurs avec respect ; néanmoins j’évitais toute singularité autant qu’il n’était possible. J'avais aussi l'esprit libre pour les fonctions de ma charge ct Peétude des langues sauvages. Je n’ai point su que personne se fût aperçue de ce que je souffrais, quoiqw'alors j'eusse Pidée que tout le monde voyait ma misère comme je la voyais. Je m’ouvrais peu au P. Le Jeune, me trouvant dans l’impuissance de le faire davantage ; mais ce grand serviteur de Dieu en connaissait assez pour me porter compassion, et pour en appréhender les suites.
‘ Parmi ces ténèbres affligeantes, il s’élevait quelquefois un rayon de lumière qui éclairait mon âme et m’embrasait d'amour. J'étais toup-à-coup saisie d’un transport extraordinaire, en sorte qu’il me semblait être en paradis, et jouir de Dieu qui m’enivrait de ses faveurs. Mais que cette extase était courte ! Ce n’était que comme un de ces rayons de soleil qui percent inopinément la nue et qui, en disparaissant soudain. font paraître le jour encore plus obscur qu’il ne semblaii auparavant. Aussi ces grandes caresses ne servaient qu’à appesantir de plus en plus ma croix et me rendre mes peines plus sensibles ; car je passais d’un abime de lumière et d’amour, dans un abime de
ténèbres douioureuses ; du séjour de la gloire, je me
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e soleil qui sparaissant bscur qu’il es caresses
s ma Croix r je passais
n abime de
oire, Je me
sentais précipitée dans un enfer où régnaient des tristesses mortelles. Ce qui me causait les peines les plus amères, c'était une tentation de désespoir, née en moi dans ces ténèbres, sans que j’en connusse la cause. Je me fusse perdue dans cette tentation, si la bonté de Dieu ne m’eût soutenue par une vertu secrète. Car j'étais quelquefois arrêtée subitement, et je me voyais réellement sur le bord de Penfer. Etil me semblait que de la bouche de Pabime soraient des flammes pour m’engloutir. Je sentais méme en moi une disposition qui me portait à m’y précipiter pour faire déplaisir à Dieu. Mais aussitôt la bonté divine, par une eflusion de l’Esprit-Saint, semblait exciter la partie supérieure à vouloir en effet étre précipitée dans l’enfer, non pour lui déplaire, mais afin que sa justice fût satisfaite dans le châtiment éternel de mes indignités. Cet acte était une simple vue de foi. Je voyais que je méritais l’enfer, ct je consentais à y être précipitée pour un temps, pourvu que je ne fusse point privée de l’amitié de Dicu. ??
Dans lardeur de ce transport, l’humble pénitente fit une confession générale de toutes les fautes de sa vie ; miroir fidèle où se peignent toute l’innocence et la candeur de cette âme angélique.
“ Qui me donnera des larmes de sang pour pleurer toutes mes iniquités? O mon céleste Epoux! Comment avez-vous permis qu’une âme que vous avez tant chérie, vous ait tant offensé ? Et comment ne
Pavez-vous pas jetée sous les pieds des démons: Recevez-done au moins la confession de mes érines, et châtiez-moi selon vos adorables jugements.
“ Vous savez, à mon chaste Epoux ! quan con mencement, lorsque votre divine bonté nappela extraordinairement, c'est-à-dire à l’âge de dix-neut ans; après que vous nreûñtes fait voir Perreur où J'étais, me croyant dans un état bien parfait, apres que par Pexeès de vos infinies miséricordes vous m’eûtes lavée dans votre sang précieux: dans une occasion qui se présenta, je raisonnai et Je délibérai si je ne retournerais pas dans la route du siècle, «1 dans la condition dont vous m’aviez délivrée. La tentation qui sous ombre d’une raison spéciense, et comme nécessaire, m’ébranla, m’eût infailliblement entrainée, si par votre linmense bonté vous ne nreussiez éclairée et aflermie dans votre voie.
‘ Vous savez aussi qu’en deux autres occasions, lorsque j'étais encore dans le siècle, je m’amusai à de certaines complaisances qui tenaient de Pesprit de nature ; que sous ombre du bien jy croupis quelque temps; et que si votre miséricorde ne m’en eût tirée, j'aurais étouffé l’esprit de grâce, par lequel vous me conduisiez si amoureusement. Ah! que jen ai de douleurs, et combien je mérite d’enfers ! Oui, oui, il est juste, Ô mon divin amour! que vous soyez satisfait.
“ En une autre occasion, étant religieuse, je fs,
ainsi qu’il me parait, un acte d’hypocrisie : j’eus de
je?
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vous SOYEZ
rieuse, Je ls,
sie : J'eus de
faux sentiments dhumilité, qui me firent aller prier ma supérieure de m’humilier; et je crois qu’elle w’eût bien mortifiée de me prendre au mot ; car mon intention, comme je crois, n’était pas pure. J'avais un orgueil secret qui me faisait agir: c’est pourquoi je mérite toutes sortes d’humiliations, Exterminezdone, Justice incréte, exXterminez sans pitié le néant et la poussière. Il ny a point de châtiments qui soient trop doux pour moi.
‘ Une autre fois, sous Pombre de justice, je donnai un avis à ma supérieure; et au fond, ce n’était qu'une vertu plâtrée ; et vous avez souffert tout cela, o mon divin Epoux ! ilest juste maintenant que vous en preniez vengeance. Me voilà courbée, châtiezmoi selon les lois que votre amour a établies. Ah! je vous demande pardon, anéantie sous les pieds des démons.
€ Dans des entretiens que j'eus avec des personnes d'esprit, je me suis laissée aller à des pertes de temps, a des badinages, à des puérilités, eu égard à la gravité, à la sincérité, à la pureté de votre divine conduite sur moi, Je m’abandonnais à la complaisance de ces entretiens qui m’avaient portée à me trop épancher et à faire part aux sens de ce que j’expérimentais de spirituel dans l’intérieur. Votre esprit censeur me fit voir l'importance de cette faute, sans quoi je serais tombée dans de grands relàâchements au regard de cette pureté dégagée que vous voulez de moi. Vous ne me châtiâtes pas pour lors ; il est donc juste que
maintenant vous en fassiez justice, et que vous punis: siez ina vanité, qui n'a été autre chose qu'un desis secret de ma propre excellence. Ah qu'ilest vrai que vous ne voulez point qu'on gauchisse dans es voies du pur amour! Je suis venue souiller votr nouvelle Eglise ; je me suis creusée des citernes pleines de boue, qui ninfectent de telle sorte qu leurs cxhalaisons sont capables de me perdre, 1 semble que vous ayez permis au démon d’'émouvoir toutes mes passions tour à tour, D'ailleurs je me sens comine liée et captive ; et personne ne me saurait
C’est
jatiends ce secours; car mes liens nrempeéclent de
délivrer que vous. done de vous seul que faire le bien que je veux, et mes passions me veulent faire commettre le mal que je ne veux pas, et que je hais ; 6 Dieu de miséricorde ! mettez-y la mai, sans quoi c’en est fait de moi. Pardon de toutes mes saillies, de toutes mes imprudences, de tous les sentiments imparfaits, dans lesquels je me suis échappée. Ce qui m’humilie davantage, c’est qu'avec la bassesse de mon cœur, qui me fait estimer digne de tout rebut, lorsqu'on me touche, j’ai le sentiment très-vif.
‘ Ce sont aussi mes péchés qui sont cause que je porte une charge, qui ne me permet pas de n'en ployer selon mon désir à Pinstruction de nos chers néophytes. Hélas! mon chaste Epoux ! vous savez Pinclination que vous m'avez donnée pour cela. Ce qui me restait de consolation, c’était de leur apprendre
à vous connaitre et à vous aimer.”?
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FROISIEME EPOQUE, ARR
Ainsi s’'exhalait en gémissements et en cris d’anvoisse cette âme innocente et désolée à la vue des fautes de sa vie; fragilités si légères qu'à peine peut-on leur donn:r le nom de péchés. Fautil “étonner apres cela que Dieu ait honoré de tant de visites une Ame toujours si pure et si bien préparée à les recevoir ?
Au milieu de ce bouleversement de toutes ses facultés, la Mère de PIncarnation remplissait tous les devoirs de sa charge avec une Incidité d'esprit et une liberté d'action qui plongeaient son confesseur dans l'étonnement. Ce fut au plus fort de cette tourmente (1647) qu'elle conclut, avec Paide du P. Jérôme Laiemant, la grande affaire de l'union des deux branches de sa communauté sous une même règle, Son acivité ne connaissait point de bornes: on la voyait presque en même temps au milieu des enfants, les nettoyant, les caressant, les instruisant; parmi les ouvriers, les animant, les éclairant de ses conseils, surveillant tous les travaux du monastère; dans les oflices les plus vils, se faisant la servante des autres; etavec cela ne manquant à rien des soins plus relevés et plus difficiles de sa charge. Le soir, la dernière au lit, le matin, la première sur pied ; toujours ou en prières où en actions, elle commandait encore plus par exemples que par paroles.
Ce fut aussi à cette époque qu’elle commença une
Le P. de Charlevoix.
longue correspondance avec différentes communautes de France, et avec une foule de personnes pieuses, afin de les engager à soutenir par leurs annonces Pœuvre des Ursulines, Le nombre de lettres qu'elle écrivit, surtout pendant les douze premières années qui suivirent son arrivée en Canada, est vraiment prodigieux ; elle dit elle:méme que durant un seul automne, elle en écrivit plus de six cenis, Les aumones quelle obtint ainsi fournirent aux besoins les plus pressants de la fondation.
Cependant l’horreur de ce qu’elle appelait ses péchés avait pénétré jusqu’à la moelle de ses os, et avait animée d’une ardeur inexorable de vengeance contre sa chair, Un jour, dans le paroxisme de son indignation contre elle-même, elle se revétit d’une haire qu’elle porta pendant très-longtemps sans jamais l’ôter, pas même la nuit. Son confesseur en ayant et averti, lui en fit de sanglants reproches, et lui ordonna d’aller sur le champ déposer cet instrument de pénitence. La sainte désolée se Jeta à ses pieds, et le supplia de vouloir bien entendre la déclaration de tous ses péchés et de toutes ses imperfections, afin de juger par lui-même de sa conduite criminelle, et de lui en prescrire le châtiment. Le pére la repoussi d’abord ; mais enfin, attendri de ses larmes et de ses instances, il consentit à l’entendre. Elle Jui fit aussitôt, sans examen, une confession générale de toute sa vie, avec une exactitude aussi précise que si elle 1
eût consacré de longs jours; tant le pur amour,
ES
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chir are nuit tort dix-| ait Un fl TA de s:
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