‹ Histoire de la mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 83 sur 118 · TON · texte numérisé non relu

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S'aflermit pour surmonter ce qui avait retardé mon

entrée en religion pendant dix années entières ; encore

fallait-il que la nécessité de le faire me fût signifite

par mon directeur, et par des voies que je ne puis

confier à ce papier, mais que Je vous dirais volontiers

à l'oreille,

Je prévoyais Pabandon de nos parents, ce

qui me causait mille croix ; et ensuite Pinfirmité

humaine me faisait appréhender votre perte.

‘“ Lorsque je passai par Paris, il n'était facile de

vous placer.

La Reine, Madame la Duchesse d’A:i-

euillon, et Madame la Comtesse de Brienne, qui me

firent toujours l’honneur de me regarder de bon œil, et

qui n’ont encore honorée cette annee de leurs lettres, ne

w’eussent rien refusé.

(lei je dois remercier Madame

la Duchesse d’Aiïguillon du bien qu’elle a voulu

vous faire).

Mais la pensée me vint alors que si

vous étiez avancé dans le monde, votre âme serait en

danger de se perdre ; et Je me résolus de vous laisser

une seconde fois entre les mains de la Mère de bonté,

me confiant

que puisque j’ailais exposer ma vie pour

le service de son Fils, elle prendrait soin de vous.

Ne Paviez-vous pas aussi prise pour Mère en entrant

dans vos études? Vous ne pouviez done aîtendre

delle qu’un

bien semblable à celui que vous possédez.

its avantages qui se sont présentés pour vous à

Paris étaient quelque chose ; mais ils étaient infi-

niment au-dessous de ceux que vous possédez à

présent...

‘“ Vous voilà donc dans la milice sacrée, mon très-

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