AU PUBLIC RS
L'OCCASION des grandes fêtes célébrées aujourd'hui même, dans tout l'E ie brit: . ; É SU ee 4 iversaire d re Empire britannique, en l'honneur du soixantième anniversaire du règne
de notre Gracieuse Souveraine, nous avons décidé de lui offrir, comme
témoignage de notre inaltérable fidélité, un précis de l’histoire militaire de la milice canadienne-française, depuis l'époque de la cession jusqu'à nos jours.
La loyauté invariable et sincère de notre milice à la Couronne d'Angleterre, exposée par un écrivain qui, mieux que tout autre, a étudié ces matières, tout en nous attirant l'admiration des amis éloignés, ne peut manquer d'imposer de sérieuses réflexions même à ceux qui, plus rapprochés de nous, seraient tentés de mettre en doute notre conduite passée.
Depuis 1763, toutes les fois que la Couronne a eu besoin de recourir au dévouement des Canadiens-français, elle a trouvé autant de soldats qu’elle en a demandé: soit pour la défense du territoire, soit pour maintenir l'ordre, où pour ramener au respect des populations insoumises, et même pour aider les troupes impériales à déployer fièrement le drapeau britannique dans la vallée du Nil.
Ce travail qui n’a jamais été fait, ce résumé des services humblement rendus, flattera intimement, nous en avons l'espoir, le cœur de notre Souveraine, à laquelle le
85° Bataillon des milices canadiennes-françaises dédie respectueusement ce volume.
A.-D. AUBRY, Lr-Cor..
Commandant 85° Bataillon.
Montréal, 20 juin 1897.
é forc deu les
long de 1
pass la p la ‘r auto cha
avai Dies le cc de c mais term
seig1 pres.
indu com nistr ratio milic excel
loin gran
milic
ER ntiein te
INTRODUCTION HS
ëS débuts de ‘a milice canadienne remontent à l'année 1649, alors que la population de la colonie ne dépassait pas mille âmes, On mit alors cinquante hommes sous les armes pour effrayer un peu les maraudeurs iroquois. Depuis ce moment la milice a toujours eu sa place marquée parmi nous, parce que, sous le régime français, elle tint lieu des troupes royales et, depuis 1760, le plus souvent elle compta comme la principale force du pays. La légende, qui s'est formée sur l’ensemble des choses allant jusqu'à deux siècles et demi en arrière de nous, confond assez volontiers les miliciens avec
les troupes régulières, tant françaises qu'anglaises, mais qu'on ne s'y trompe pas, la longue chaîne des services militaires durant cette période compose avant tout l'histoire de la miiice.
Le régiment de Carignan, qui arriva en 1665 et repartit en 1669, n'a fait que passer parmi nous. Déjà la milice existait; c’est elle qui joua le plus beau rôle dans la première campagne de 1666 contre les Iroquois. En 1674-1676, le comte de Frontenac la réorganisa et, jusqu'à 1760, elle est restée sous la forme qu'il lui avait donnée, Les autorités britanniques la maintinrent encore un siècle après cela, sans presque rien changer à son organisation.
Les rares compagnies qu'on nous envoya de France, à sartir de 16°, jusque vers 1740, n'étaient en quelque sorte que des auxiliaires de notre milice, parce que celle-ci avait assumé, avec une prépondérance manifeste, la tâche de défendre le Canada. Lorsque Dieskau, puis Montcalm, amenèrent des régiments français (1753-1755) pour soutenir le conflit survenu entre les deux couronnes, la guerre changea d’aspect, vu les circonstances de cette grande lutte: la milice prit le second rang pour la première fois depuis 1665, mais on sait qu’elle s’est couverte de gi. r2 durant cette guerre de sept ans qui se termina, le 18 septembre 1760, par la capit: ‘ation de Montréal.
Lorsque l'Angleterre reçut possession du Canada (1763), elle y trouva le régime seigneurial, qui avait toujours été une institution sur le papier, et ne pouvait rendre presque aucun service. Il n'était pas question de s’appuye: non plus sur la classe industrielle, car elle n'a jamais existé en Canada du temps des Français. Quant aux commerçants, comme leurs opérations avaient toujours été liées intimement avec l’administration française, ils disparaissaient comme elle. Restaient trois choses méritant considération : 1° le clergé catholique; 2° les habitants ou cultivateurs nés sur le sol; 3° la milice, composée de ces mêmes cultivateurs — tout cela très actif et pénétré d’un excellent esprit.
L'institution des
6 tn: + eeepc ?? « FA ‘ FA . Ag capitaines de paroisses ” ne fut pas dédaignée par les conquérants -—
loin de là! Ils lui reconnurent une importance que la suite des années rendit plus grande encore et que notre récit va démontrer clairement.
Noüs serions bien aise d’avoir de l’espace pour mettre au jour cette histoire de la milice qui va de 1649 à 1760, mais l’objet de la présente publication étant de montrer
SR PE QE ELU DS, TU AR ar PE GA AICUAER RSA
TE ÉRE TD ie