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anglaises et contre Pontiac. L'un d'eux était à Châteauguay et fut complimenté sur sa belle conduite.
Au commencement de juillet 1812, comme il devenait évident que les Américains attaqueraient d’abord le Haut-Canada, les troupes royales furent dirigées vers les lacs, et la milice les remplaça dans les garnisons de Quéhec, Trois-Rivières, Sorel et Montréal. Le seul endroit où il y eut des obstacles à l’enrôiement de la milice fut à la Pointe- Claire, mais un magistrat s'étant rendu sur les lieux se fit expliquer ce qui en était et, lorsqu'il eut fait réponse que l'acte passé par la législature était bon et valable, avant reçu toutes les sanctions nécessaires, on cria 2726 le roi, et tout rentra dans le ‘alme. Cependant, des troubles s’ensuivirent et il fallut faire marcher quelques soldats de l’armée régulière ainsi que de la milice, et employer la force des armes pour ramener la paix dans cette paroisse. Ce fut le seul incident fâcheux de ce genre.
Les deux premiers coups frappés dans cette guerre mirent en relief deux Canadiens qui n'étaient pas absolument inconnus, il est vrai, mais qui ont depuis lors des droits à la reconnaissance nationale. Toussaint Pothier, à la tête des voyageurs du Nord-Ouest, seconda le capitaine Roberts dans la prise de Michillimakinac, et le lieutenant Frédéric Rolette enleva, sur le lac Erié, un navire portant des troupes et des munitions de guerre — deux exploits qui eurent beaucoup de retentissement, ar, outre qu’ils donnaient du prestige à nos armes, ils démontraient que nous ne devions pas nous en tenir strictement à la défensive, tactique adoptée en principe. Bientôt après, avec le général Brock, qui traversa la frontière et s’'emi-
HE SNA EE PONA RARES para du Détroit, on vit nos miliciens se conduire comte de vieilles troupes. La valeur des anciens jours se réveillait et personne ne doutait du succès final. C'est beaucoup au début d’une campagne.
L'assembice législative termina ses séances le 1° août 1812, ayant, observe Christie, voté de l'argent et adopté des lois d'urgence avec une libéralité qui dépassait les espérances de l'exécutif. Or, depuis quelques années, la Chambre combattait surtout contre cet exécutif qu'elle voulait voir formé de ministres responsables au peuple. Les membres de ce corps distingué par son bon esprit méritent de laisser leurs noms auprès des miliciens qui ont à cette époque illustré l’histoire du Canada: Trois-Rivières — Matthew Bell* et Thomas Coffin.* Sorel — Edward Bowen.* Québec — Pierre Bruneau, John
Mure,“ James Irvine,* C. Dénécheau. Montréal — Joseph Papineau, Stephen Sewell,* E.-N. Saint-Dizier, Archibald N. MeLeod.# Warwich — James Cuthbert* et Louis Olivier. Dorchester — Pierre Langlois et John Caldwell.* Gaspé — G. Pyke.* Surrey — Pierre Bédard et Joseph Bédard. Ile d'Orléans — Charles Blouin. Devon — J.-B. Fortin et F. Bernier. Hartford — E.-F. Roi et François Blanchet. Comté de Québec — Louis Gauvreau et J.-B. Bédard. Comté de Montréal — Louis Roi Portelance et J.-B. Durocher. Leicester — Jacques Archambeault et D.-B. Viger. Richelieu -- Louis Bourdages et Hyacinthe-M. Delorme. Effingham — J. Meunier et Joseph- Malbœuf Beausoleil. Northumberland — Thomas Lee et Joseph Drapeau. Hampshire — François-Xavier Larue et François Huot. Buckingham — F. Legendre et J.-B. Hébert. Saint-Maurice — M. Caron et François Caron. Bedford — Alexis Desbleds. Vork — Pierre Saint-Julien et François Bellet. Cornwallis — J.-L. Borgia et J. Robitaille. Kent — Louis-Joseph Papineau et P.-D. Debartzch. Huntingdon — J.-A. Panet et Edme Henry. En tout, dix Anglais et quarante Canadiens. Au cours de la guerre, presque tous ces PCR AE a députés firent du service à la tête des miliciens de leurs comtés respectifs.
Dans le Bas-Canada, on plaça un cordon de troupes régulières et de milice, depuis Vamaska jusqu'à Saint-Régis. Les 8°, 41°, 100° régiments et le corps des /excribles en formaient partie. Ces /encibles étaient presque tous Canadiens-Français.
Au mois de septembre 1812, on tira de la milice du district de Montréal un bataillon appelé les “chasseurs canadiens,” pris dans les comtés de Beauharnois et Châteauguay. Un corps de ‘“ voyageurs ” s'organisa, principalement parmi les employés de la Compagnie du Nord-Ouest. Vers le même temps, les Américains opérèrent une descente à Gananoque, établissement sans défense, et le mirent au pillage; ce fut le commencement de ces coups de main de peu d'importance, répétés si souvent durant les trente mois qui suivirent.
Le 30 novembre 1812, la frontière du Bas-Canada fut franchie, non loin de Lacolle, par une armée américaine, Salaberry accourut avec ses voltigeurs et des miliciens, et empêcha l'ennemi de s'avancer dans le pays. Toute la milice de la province était sous les armes. Les bataillons de la Pointe-Claire, de la rivière Duchêne, de Vaudreuil et de la Longue-Pointe traversèrent le Saint-Laurent à Lachine, sous les ordres du colonel Etienne d'Eschambault, et d’autres bataillons partirent de Montréal pour se rendre à Longueuil et à Laprairie. On s'attendait à voir apparaître l'ennemi par la route de Saint-Jean ou par la rivière Châteauguay. Les troupes anglaises enlevant le poste de Salmon River, près Saint-Régis, presque en même temps que Salaberry matait le général Dearborn à Lacolle, les Américains abandonnèrent la tâche et reprirent leur marche en sens inverse, Le régiment de Meuron et celui de Watteville, composés principalement de Suisses de langue française, au service de l'Angleterre, étaient arrivés de Malte durant l'été et avaient pris leur cantonnement le long de la rivière Chambly. Le côté regardant Montréal, et toute la rivière Châteauguay, étaient défendus par la milice.
D'après Christie, le cordon qui s'étendait de Saint-Régis à Vamaska, pour couvrir la frontière du Bas-Canada, l'automne de 1812, était composé des voltigeurs et de certains bataillons de la milice. Ces corps conservèrent leurs positions jusqu’au printemps de