Voir précéd. vol. I, p. 202, note biogr
3. Émile-Marie Bodinier, né à Vaiges (Mayenne) le 21 février 1842, entré au Séminaire des Missions-Étrangères le 20 mai 1862, prêtre le 17 décembre 1864, parti le 15 février 1865 pour la mission du Kouy-tcheou, pro-vicaire en 1886, mort à Rouy-yang le 2 février 1901. Compte-rendu de la Société des Missions-Étrangères, année 1901, p. 314.
4. Jean-Julien-Nicolas Clerc, né à Fresnes-sur-Apance (Haute-Marne) le 14 décembre 1844, entré au Séminaire des Missions- trangères le 23 août 1866, prêtre le 22 mai 1867, parti pour le Su-tchuen méridional le 3 août 1869, pro-vicaire apostolique, mort le 22 mai 1885. Compte-rendu de la Société des Missions - Étrangères, année 1885,
5. Antoine Moutot, né a Riotord (Haute-Loire), le 6 septembre 1846, entré au Séminaire des Missions-Étrangères le 11 mars 1867, prêtre le 28 octobre 1869, parti pour le Su-tchuen méridional le 15 février 1870.
6. Jules Dupuis, né à Forges (Meuse) le 6 septembre 1846, entré au Séminaire des Missions-Étrangères le 20 octobre 1868, prêtre le 25 mars 1871, parti pour le Su-tchuen occidental le 16 août 1871.
7. Auguste-Omer-Amédée Dangy, né à Châtellerault le 4 février 1847, prêtre le 13 novembre 1870, entré au Séminaire des Missions-Étrangères le 7 octobre 1873, parti pour le Su-tchuen oriental le 29 juillet 1874.
192 travaux d’administration
Le Synode du Su-tchuen (eliap. X, § x) dit: « Que les habits et l’extérieur des missionnaires, soient honnêtes et décents, sans trop d’élégance.» Ce présent Synode régional, regrettant que certains prêtres se soient adonnés à un faste trop grand, renouvelle l’ordre d'observer fidèlement cette défense de l’ancien Synode. Si quelques-uns doivent de temps en temps revêtir un vêtement de soie, qu’il ne soit pas trop précieux, ni orné de Heurs comme celui des laïques, car cela ne sied point à la modestie sacerdotale, est un scandale pour les chrétiens et témoigne d'une âme mondaine.
Que personne ne se serve en voyage d'une chaise à quatre porteurs, à moins d'une juste cause, dont le Vicaire apostolique sera juge. Cette chaise est en Chine le privilège des préfets ou de quelques dignitaires civils. La modestie et la prudence exigent que personne ne se montre offensé de notre manière d’agir. A plus forte raison, jamais on ne doit entendre dire qu’un prêtre se soit servi dans nos missions du parasol rouge ou qu’il l’ait fait porte!’ devant lui. Si quelqu’un ose agir autrement, qu’il soit sévèrement puni par son Vicaire apostolique, afin de couper court à cet abus.
Comme les mandarins nourrissent les plus mauvaises dispositions à l’égard de la religion catholique et qu'ils n’ont aucun respect pour les prêtres indigènes, nous défendons à ces derniers de se rendre auprès d’eux sans une raison grave et urgente, et sans la permission de l’évêque ou du pro-vicaire, autrement ils souffriraient honte et injustice.
Quant aux missionnaires européens, nous leur défendons de s’occuper des affaires des païens, et de prendre sur eux les procès des catéchumènes et des chrétiens, à moins qu'un examen préalable n’ait fait voir clairement que la religion et le bien commun de la chrétienté sont en jeu ; il arrive en effet que les prêtres soient trompés quelquefois. Qu’ils se rappellent particulièrement les décrets que le Synode du Su-tchuen (chap. X, n. 19) a faits à ce sujet avec tant d’à-propos. Que les chrétiens apprennent à supporter les injustices et les tracasseries avec patience et humilité, comme il convient aux disciples de la croix du Christ.
Enfin, que les prêtres qui, pour une grave raison, se présentent devant les mandarins, étudient et observent tous les rites non superstitieux de l’empire et de la région, afin de ne pas offenser ces fonctionnaires.
Que tous les ministres de Jésus-Christ, qui sont tenus à une imitation plus parfaite de son humidité, se rappellent cette parole de leur Maître à ses disciples: « Ne souffrez pas qu’on vous appelle maîtres ». Qu’ils ne s’arrogent donc point des titres qui ne leur conviennent point et qui sont propres à troubler la hiérarchie ecclésiastique, par exemple : Tchou-kiao (évêque), qu’ils ne permettent pas à leurs chrétiens de les appeler de ces noms.
Qu'aucun prêtre n’ose adopter des garçons ou des filles comme font les Chinois ; ce serait là un grand sujet de scandale pour les chrétiens, et une occasion de ruine spirituelle pour le prêtre. Si (que Dieu nous en préserve !) l’on venait à découvrir un tel abus, il faudrait y remédier par les peines les plus graves, voire même la suspense.
Ce chapitre se terminait par des observations à l’adresse des Vierges chrétiennes qui ne doivent pas rester chez leurs parents, à moins qu’on n’ait éprouvé leur vertu, qu’elles n’aient un ferme et persévérant propos de ne point se marier et quë, de plus, elles ne possèdent un patrimoine suffisant pour vivre honorablement ; sans cela, les parents doivent les marier à des chrétiens ; s’ils les en empêchent où s’ils favorisent leurs désordres et leurs scandales, il faut réprimer cet abus par tous les moyens, le refus d’absolution non excepté.
Lès actes du Synode furent envoyés à Rome. Ils étaient accompagnés
ET D’APOSTOLAT
d'une adresse au Pape Léon XIII, exprimant l’attachement des Vicaires apostoliques à la chaire de saint Pierre et au Pontife qui l’occupait.
À cette lettre, le successeur de saint Pierre répondit le 31 janvier 1881, par un bref dont voici la traduction :