‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 2)Chapitre 14 sur 232 · PIÈCES DE · texte numérisé non relu

PIÈCES DE

Deux, 4r,4i (=68); 3s',89 (=60}

l)ôiu, 4»r,41 (=68); 46',28 (=66).

Quatre, 4r,54(=70V 4bs47(=69).

U.i,4«s66;=7i); 4«',47(=69denx).

S<»pf,4f^86i--r75};4i'47(=69deiii).

Deni, 4»r^i8(=ê6);»8r,g9(=60).

lue, 4»S47 (=69).

Une, 48%34 (= 67).

Qoatre, 46%o4 (= 70;.

PETlTEâ MONNAIES.

Une,t»',98(=46)ivecFic/<wii éd. m. Amgg.

Quinre, i«',46 (= 38) — l«%75 (=27).

ÙaaraQle-deux, ï«%33 (=36,.— 1»%8I(=28).

Sept, i«',9*(=30) — lir,ii (=28;.

Viugl-deiii, 2Br,33 (=36) — 18',88(=Î9>.

Trente-huil, 2i',40(=37)— li',94 ^=30).

Trenle-fiuatre îr,46 (=38)— lfr,49( =23). Dii Imit, 4i',46(=38) — lBr,55 (=44).

Douze, i<%20 (= 34) — Icr^tis (= 40).

DU, 2r,53 (=39) - 2«^0l (= 31).

Dix 1B'.94(=30) — U8\84(=13).

Léi,'ère^ pour la plupart.

Quaraiit^cui, ?

Vingl-nenf, 2b',59 (=40) -lr,88 (=19).

Cinq, 2«%07 (= 32) — U',30 v= 20).

Deux tiers de ces monnaies ont été frappées à Trêves. Ce n'est certainement pas par un simple effet du hasard que les monnaies de ce trésor, ainsi que des autres, dont nous parlerons plus tard, commencent là même où cesse la fabrication des pièces de 1/9G; deux pièces seulement parmi celles-ci, l'une de Constant et l'autre de Conetaoce U, semblent suivre l'ancien système des pièces de 1/90.

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80 CHAPITRE m.

Vil* siècle. Durant cette période, leur nombre et leur importance vont toujours en diminuant, en même temps que les Francs cessaient presque tout à fait l'émission des

pièces d'argent. Ce monnayage n'a jamds eu une trèspetit nombre ei * '^ , , , .4.

pendimportance grande imuortauce ; son abandon par les rois francs et le

de la monnaie 01^' r

J *'««°* ^ **"*" contenu des trésors prouvent assez qu'à cette époque l'or

était la seule monnaie véritable. L'argent n'était plus alors,

f comme sous les premiers empereurs, une monnaie repré-

\ sentant une valeur métallique, mais seulement une monnaie

fiduciaire servant d'intermédiaire entre l'or et le cuivre, à

peu près comme aujourd'hui en Angleterre.

Enfin, en 615, Héraclius substitua à ces petites pièces

Nooveau change-

"enVwîî HéM- ^'^""K®"^ ^^ pièces plus fortes, dont la plus grande devait «""•• peser, d'après les historiens, Vie ^® '^vre = 6«',8'2 (1), et

qui, de fait, arrive à peu près à ce poids (2) ; les plus pe- ' tites étaient la moitié des autres (3).

Nous avons pu, par l'examen des pièces gui nous sont

Noms des places r r et i.

à'T^^idecexf parvcnucs, distinguer les différentes espèces, et nous en avons fait autant que possible le classement pour l'époque

(1) On lit dans le Chronican Aiexandrinum, (t. I^ p. 706, éd. de Bono), à Tannée 615 : Toût^ T(J> Cttt, féyayftyf dic6 vd|iOU vd{ita|ia éÇi^paii^iov dp^upoûv xal ps9iXixa\ ^yai tC aùxcû yty&^m xattà t6 ii\uab xr^ç dpxflndtriTOC. D*aprè8 Théophane (t. f, p. 466, éd. de Bonn.— Cf. Gedren., 1. 1, p. 477, éd. de Bunn), Héraclius fit Ihipper des numismata et des miliaresia : vo(i(9|&xt« xotl \txkuip(ma,

(2) C'est sous ie règne d'HéracUus qu'on voit d'aitord les monnaies d*argentavecla légende DEYS ADIVTA ROMANIS (Ëckhel, Doct. tmm. vet,, t. Vllf, p. 223). Trois exemplaires du Cabinet de Berlin pèsent 6i%7 (Plnder, p. 249), 6t',43, 6c'.4, un autre, cité par M. Pinlay (/. et'/., p. Il) pèse 6i',S4 (=101); le poids ordinaire est, d'après SabaUer {hevm num,, 1858, p. 192), de 6^,50 à 6>',2$. Les deux pièces de même fabrique, de ir,ee (= 72), citées par M. Pinlay, sont probablement usées ou mai frappées.

(3) Ces sortes de pièces pèsent, d'après SabaUer (/oc ciL), de 3>',23 à

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MONNAIES d'argent DU 111' SIÈCLE. SI

de Dioclétien et de ses successeurs. Il nous reste maintenant à rechercher quels noms on donnait à ces espèces di- Terses de monnaies.

Les pièces. de Dioclétien, de 96 à la livre, se nommaient ArgMitti. sans aucun doute argentei minutuli, ou simplement argentei ; dans Torigiae, on a pu aussi leur donner peut-être le nom àedenarii (supra, p. 71). En effet, lorsque nous lisons dans la Chronique de la ville de Rome (1) que Dioclétien, Maximien, Constance et Galère, à Texemple de leurs prédécesseurs, distribuaient dans leurs congiaires 1,500 et 1,650 deniers, il esi clair qu'il doit être question des anciens deniers. Depuis les changements introduits dans la monnaie de cuivre entre les années 296 et 302, le nom de denariui passa évidemment à la nouvelle unité, et depuis lors ne peut plus s'appliquer à Tancien denier. En effet, on ne trouve plus le nom de denier {denarius) employé pour désigner la monnaie d'argent ; le mot argenteus fut donc, nous supposons, exclusivement empfoyé pour désigner les pièces de 7»« délivre (2).

La pièce d'argent de 72 à la livre = A«',55 se nomme mt/tarensf , parce qu'elle valait un millième de la livre d'or (3). Ce nom apparaît pour la première fois vers

(1) P. 648 de mon édition du Chronographê de l'ao 354 : Ueber den Chronogrttphen vom Jahre 354 dans les Abhandlungen der phil. hist. Classe der K. Sâchs. Geselischaft der Wissensehaflen, 1. 1, LeipxiK, 1850.

(2) Car l'expression de nummus cetUenionalis est propre au cuivre.

(3) Ce que prouvent les raisonnements suivants. La seule explication du mot conforme à la langue et aux faits réels, et qui, comme nous le montrerons plus tard, s'appuie à la fois sur de l>onnes autorités, est celle de 1/1000 de livre. Mais la seule monnaie d'argent parmi les plèce> régulièrement frappées, qui puisse avoir été l'équivalent d'un millième delà livre ë'er, est celle de 1/72 de livre d'argent, parce que la proportion qui en résulte pour les deux métaux, c'est-à-dire de 1 : 13, 38, est la seule qui corres-

ni. 6

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8» pq^fi^W W.

Vwi^ AfljO» ms^i^n peut le faiie reipoirter aw màm jusqu'à CoQsUmc^ II, et probablement m^nfie jusqu'à GpostMr tin le Grand qui, le premier, semble avoir éws cm 9Mm dei pi^ea ^ or et en argent (1) .

ponde parfaitement à celle de cette époque. Aussi le poids de cette pièce d'argent, qui égale celui de la pièce d*or ordinaire, nous forcc-t-il d'admettre qu^ les deux monnaies ont été émises d'après un même système. — D'ailleurs Justiiiien(Noi;e//., GV, 3, § 1) mentionne le miliaren$e comme étant à son époque en usage, quoique ce ne soit qu'à Foccasion des largesses impoa^ aux consuls qu'ii en parle; mais la seule grande pièce d'argent que UQU^ connaissions de cet empereur, est celle de 72 à la livre {supra^ p. 77, et note 2). — De plus^ si dans €osmas ludicopleuste (Uv. XI, p. 83a, éd. de Montfaucon)^ suuB le règne de Justinien, la drachme des Sassauides est fippelée ^^x^"^ toOt* kax\ t6 (uXiaptoiov, ii est clair que cette drachme, coronie nous ie verrons dans la quatrième partie de cet ouvrage, n'est pas autre chose que la drachme attique, qui pèse encore sous les Sassanides un peu plus de 4(^, c'est-à-dire à peu près le poids ^ectif de la pièce d'argent ro> maine cotce à 1/7? de livre. — Enfln, dans ie calendaire d'État (Notit, dignitat, orienA, c. 19, occxd,, c 10), nous. trouvons la section de l'argent monnayé sous le nom de scrinium a miliarensibus, ce qui s'accorde également bien avec notre opinion; car les pièces de 1/72 sont, du moins pen^ dant quelque temps, les plus grosses monnaies d'argent régulièrement frappées, et c'est bien de celles-là qu'il faut dériver le nom de ce bureau. (1) C'est dans le livre sur les mesures et les poids {sub fin.) écrit à Alexandrie en 392^ par Tévéque saint Épiphane de Chypre^ que Ton trouve la première mention du miliarente; et nous n'avons aucune raison pour révoquer en doute l'authenticité de ce livre, du moins pour ce qui en forme le fond, car l'auteur indique lui-môme et l'endroit et le tempe auquel il .écrivait^ et déjà Gosmas (iiv. X, p« 326, éd. Montfeucon) le citeaooa le nop de saint Épiphane. De plus, le miliarenu se trouve meotioané dans le calendaire d'État que nous venons de citer. Ce calendaire, rédigé vers l'année 400, est la seule source latine qui en parle. Dardanus («tpV oratiiûv, agi. Lydum, de Mens, IV, 9, oublié par Bœckh, Meirol Untersuchungen, p. 7, 116) nomme aussi le miliarente; mais l'époque où vivait cet écrivais étant incertaine. Il faudra conclure de la mention de cette monnaie, que Dardanus n'a pas écrit avant Constantin. Cf. H. Keii, Quaest, gratumat,, Ups., 1860, p 9. Néanmoins le nom du bureau chargé du monnayage île l'argent déri vé de cette monnaie, et même le conte, peat-étre déjà eoMia

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MONNAIES l>'ARMIfT M lU' SIÈCLE. SI

Eb£d la fltts petite moDBaie, qui commença à être wiae su^^w. en circulation sous Gonttance II et sous Julien TApostat, eit aaaa doute ce que les auteurs appellent $iliqua auri ou en grec xtfdxtov, et que Ton voit figurer dans les comptes doi T^ et Ti* sièdes» conjointement avec le sou {êoHdui) (1). Cette $iliqu0 vaut '/^^ de sou ou Vnit ^® 1* 1'^^® d'^*** L®* nami-duqu». auteiu*s parlent de la siliqua et de kt éetni-siliqua^ commode pi^es existant réellement; msûs^ attendu qu'il n'existe pas de pièces d'or ausm petites, on peut supposer que la petite pièce d'argent de 2«',S et au-dessous, que nous connaissons, doit être cette siliqua ou xepàttov, et la pièce qui pèse la moitii^, la demi-siliqua. C'est probablement de cette dernière

ftoos le règne cTHonoiius, d'après lequel Scipion avaii, faute d'or^ inventé eette pièce ckins la guerre contre Annibal (Lydus, ioc, cit. — Cedreous, t. I, p. 296» éd. de Bonn. — Cf. Ghss, nom., dans le Thésaurus juris romont d'Otto, t. III, p. 1818. — S. Epipban. Ioc. et/.), prouvent suffisamment que la dénomination ne s*est pas établie à i*époque où nous la rencontrons pour la première fuis.

(1) Ainsi une ordonnance de 428 exige sor chaque ju^m (le Jugom taxé à 1000 solidi) 4 siliquae (Cod. Tkeo(L, XII, 4, 1); aln^i, à i'occasion de It peroepUonde rimp6t foncier, un demi-solidus par/i/^m est réparti entre toi employés dans la proportion de 1 1/2, 4, 6 i/2 siliquae {Nov. Major, de Curial. de Tan 458, tit. VU, § 16) ; ainsi il se /ait que des préfets provineianx, sur les fonds destinés aux travaux publics {Cod. Just., VllI, 13, t pr. décret de Zenon), ou des créanciers usm'iers, sur les capitaux mis à Intértt (Cod, Just, IV, 32, 26, § J, décret de Justinlen. — Cf. Nov., CVI, praef.), prélèvent Illégalement la iHiqua du solidus. Ainsi les calculs dans les docaments tirés des papyrus par Marin! sont toujours faits en solidi et sfllquae (par exemple, Papiri diplom.^ n* LXXX, p. |25, sous Justinien); saint Grégoire {Epist., H, 38), le Scholiaste du code d'Alaric (Intpp. ad Cod, Tkiod., Il, 83, 2) et celui des Basiliques (XXIII, 3, 75, éd. Heimbach) se servent des mêmes expreësions. Encore le solidus mérovingien et le tremlseis correspondant sont cotés, au commencement de leur émission sous Maurice (582-002), à 1/8 au-dessous de ceux de Byzance, et, pour cette raison, sont désignés avec les chiffres XXI et VII, c'est-à-dire vingt-et-un siliquet et sept siliques (Duchalai?, Itevue num., 1840, p. 201 et suiv.).

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d'Hénelini.

pièce qu'il est fait mention sous le nom de nummus cUcargyrus dans un décret de Tannée 395 (1) . AiiiuireoM A l'époque d'Héraclius, la siliqua disparaît de la monnaie

et des comptes au moins dans TOrient et elle est remplacée par un nouveau miliarense valant 1/12 de sou (2). Ce miliarense est représenté par une pièce d'argent pesant 1/96 de livre, et ledouble miliarense^ par une pièce de 1/48 de livre (8) .

(1) Cod. Theod,, IX, 23, 1. Après tTOirdit qu'aucune autre monnaie et cuWre ne défait circuler que le nummus centenionalis (tn/ra,p. 100, note 1), le Gode ajoute : Nulius igitur decargyrum nummum alto audeat commU" tare, c'est-à-dire que personne ne peut échanger la pièce d'argent, nommée decargyrus, contre d'autre monnaie de cuivre que contre le nummus cen* ienionalis. On ne peut sous-entendre ici que deux monnaies, ou la siliqua 00, ce qui est plus probable, la demi'sHiqua;cxtt si on avait voulu parler de la siliqua, on ne volt pas pourquoi elle ne porterait pas plutôt son nom ordinaire, tandis que le nom usité de la demi-siliqua n'est pas connu. La mention de la semi- siliqua dans le décret de Majorien (Nov.^ loc. et/.} est une fausse leçon. D'ailleurs, il était tout naturel, quand II s'agissait d'échanger de l'argent contre du cuivre, d'avoir en vue la pièce d'argent la plus petite.

(2) Cela s'ensuit principalement des Gloss, nomicae qu'on tronye sooi le mot fdXXi{ dans Otto ( Thés., t III, p. 1818), et, avec de meilleures leçons tirées d'un manuscrit de Sirmond, dans le conmientaire de Pétau sur saint Épiphane {de Mens, et Pond,, p. 432). Ce point est soigneusement traité par Gronovius (dePecunia ve^,Lugd. Batav., 1691> et en particolieri p. 374}« L'auteur primitif de ces gloses, qui s'appuie sur les meilleurs écrivains de l'époque de Justinien^ et dont l'âge remonte presque à cette époque même, écrivait : xcpdTia 9vr{ naX vcOttyLouç ^'. Celui qui, à une époque postérieure à la rédaction des Basiliques (vers l'an 900), a remanié ce traité, ajoutait : ^toi icpàc x6 vOv xpaToûv |i.tXiapvi9ta p^' xi\ vo6}i)&ouc ^* •pvdiicvd iv XeipdY|jL39t vot&(o{iam ^' |uXiapi(9tov Iv vo6|i(ioi ^. Cette évaluation du solidus à 12 miliarensia ou SuctpdTut, ne se trouve point ayant Héraclius, mais plus tard très-souvent

(3) Le vdtuq&a Hiéypt^L^jw d'Héraclius (supra, p. 80^ note 1) ne peut pas avoir été un miliarense = 1/12 de solidus, parce qu'il en résulterait entre l'or et l'argent une proportion Impossible. 11 parait plutôt que la pièce désignée sous ce nom a valu 1/6 de solidus = un demi-tremlssis^ et que le simple miliarense de cette époque se trouve représenté dans la pièce d'argent plus petite d'Héraclius {ihid., note 3).

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ALUêLGU OS LAB6£HT DEPDJS LE lU* SIÈGLK. 86

Alliage de l'argent depuis le troinème siècle.

L'argent était tellement altéré déjà du temps de Septime vaieoriatriM^M Sévère, qu'il contenait à peu près autant de cuivre que de ^^ ^Jt^ métal fin (p. 29). Cette proportion de l'argent de 40 à ^»<«»^«*»- 60 0/0 dura jusque vers l'an 256, avec quelques variations, car des pièces isolées contiennent jusqu'à 70 ou 80 0/0 de métal fin, et dans d'autres, il n'y en a que àO et même 30 0/0 (1). Le monnayage était si irrégulier qu'on voit des pièces de cet empereur, ayant extérieurement la même apparence et dont la valeur intrinsèque varie de SI centimes 1/4 jusqu'à 56 centimes 1/4 (2).

(1) U Bofflt de citer ici les analyses de M. de Rauch {supra, p. 28, note 1) ; celles de Mil. Akerman et Hoefer s'accordent en général a? ec les pesées de M. de Raacb. Volusien, 0*^,806, deux essais; Ëlagabale et Trajan Oèce, (M'.TSO; Voluslen, Or,Ui ; Gallicn, 0^,7 ÎO (pièce coulée); Garacalla, C.ftîS, cinq essais; Garacalla, 0«^540 et 0i%S20; Séfère Alexandre, 0(^,500, quatre essais; Philippe, 0^,500, trois essais; Gallien, Oi'^SOO; Gordien, Pnpien, 0*%49O, cinq essais; Sévère Alexandre, 0«',4 76, deux essais ; Salonin, 0»,Alh; Gallien, Of^^éTO; Maximln, Q^,ASS, deux essais; Sévère Alexandre, Philippe, (K%460; Gordien, Philippe, Trajan l>èce, Trébonien, 0«%44O, deux essais; Philippe, ù^MOi Ëlagabale, 0f,438, cinq essais; Trajan Dèce, 0«',406, deux essais; Valérien, Salonin, 0>',400, deux essais; Volusien, Oc'.SSO; Trébonien, Ëmilien, 0*^,370; Gordien, 0«',361. cinq essais; Sévère Alexandre, 0*^,868; Séfère Alexandre, Philippe, (r.850; Gallien, 0*^,346; Philippe, an'^SiiO; Trébonien, (H',800 et 0*';297.

(2) Deux pièces de Trajan Dèce, selon M. de Rauch, pèsent l'une Sc.SJ, l'autre 8<r,29; la première ayant 0*^,750 de méUl fin vaut 56 centimes 8/4, la seconde n'en contenant que 6i',406 vaut 30 cenUmes.

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t6 MirrrRK hu

Depuis l'an 256, les pièces ne contiennent plus que 20 et même 5 0/0 (1) d'argent fin. Depuis l'époque de Yictorin (mort en 267) et sous Claude le Gothique (268*270) jusqu'à Dioctétien, l'argent disparaît tellement que les monnaies qui représentent ce métal ne contiennent presque plus que du cuivre, et nous nous réservons d*en parler quand il sera question du monnayage de cuivre. Meui partieniier Ce oue uous venous de dire s'applique plus particuliëre- ^^'iM^iwir'* ^^^^ ^ "^ P^^^^ appelée Antoninianus, qui était en même fi tstm piècei. temps la plus répandue ; car, parmi les autres espèces, il s'en trouve quelques-unes d*un métal relativement assez pur. La plupart des médaillons d'argent de cette époque sont de cuivre saucé (2) et quelques-uns seulement sont d'argeùt fin; il en e^t de même des deniers et des quinaires ($).

(1) Valérien avec SECVRIT- PERPETVA 0r,i99 (Sorel, Mém. de ta Soc, dCHist. de Genève, l. f. p. 239); avec VICtOWA AVGG. 0*,H3. — Salonlneavec VENVS FELIX Ot'^îS» (Sorel,/. ciU), — OaTlien avec LEG- llll O^'jISO; P.M.TR.P. XV (de Tan 56T), i^,M%\

NEPTVNO CONS. AVG. et lOVI CONSERVATORI , rane et

raotre, 0«',05«, (H'^OSé (Hoefer, pesées de dix pièces). — Postame (Î51l-2éî), <r,»« (Akerman) ; ©«'jîoé (Sorct); 0»',îOS, quatre essais ; di^fin (Hoefer). Les analyses qol ne portent pas d'antres Boms sont de M. de Ranch. Les monnaies de Galllen au Cabinet de Berlin avec TR.P.V, TR«P«Vlf COS.IIt, vous DECENNALIB. appartiennent déjà à cette classé, tandis que celles avec TR.PII COS«(</e«.).|| d« Tan 2S4 et la i^apart d6 celles avec VICT.GERMANICA sont encore d'unbitlon passable.

(2) On a des médaillons saucés de Gatllen, de Postnme et de f^robàs {pût. d'Snnery, p. 304, 805. — Ratnus Cat, num. vêt Masei ngis Danùre^ t. IL Pfobus, n* 157). Le médaillon de Probus mentionné phir htnt (p. t9, note 7), au contraire, est, d*a]près fe témoignage d'Eckhet {Doct, nuM, i^., t. VU, p. 502), d'argent fin.

(S) Quant au titre du métal des rares deniers et quihain» de cette époiqne, nous manquons de tout renseignement; mais fassertion de Mionnet {Méd. nom., U II, p. 95) et de M. de Rauch (Èiifh. der num. Geseilicfwfl in Berlin, III, p. 292), d'après taquelte on n'aurait point monnayé d'argent depuis Gallien Jusqu'à INoclétleii, n'est guère eiacte. Le baron MtrelHmt

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ALUAGB DE l'aRMUT DBPUIS LE lU* SIÈCLE. 87

Nous éliminerons plus tard quelles raisons ont pu décicter le» princes d'alors à mettre cette différence entre te denier el le quinaire â*un côté et TAntoninianus de l'autre^ en conservant aux deux premières espèces une plus grabde partie de leur valeur intrinsèque, tout en ne les ftiisant frapper qu'en très-petite quantité. Nous ferons ici re^

{Uttrei sur la nutnism,, p. 390) a publié une mopnale remarquable de Vtetorin avec la couronne de laurier et d'un argent presque pur. — Cf. Afterman {Cat. of Roman Coins, L I, p. XVni^^ où il est fait mention d'un VIetorIn de bon argent Des quinaires de Probus, Numérieni Carin, d'argent pur, sont cités dans le Catalogue cTÊnnery p. 264, 380, 381. Le quinaire de Florieu au Cabinet de Berlin n*est pas, comme nous l'avons dit par erreur (Ferfall des rOmischen MÊùnzwesens in der Kaiserzeii p. 336» dans les Beriehte der K, sâehs, Oesellschafl der Wissenschaften, philoiog* hisi. Classe, 1851), d'argent fin, mais il est pourtant d'un titre meillenr que TAntoninianus de cette époque. Le quinaire de Probus avec VICTORIA GER' décrit par Froelich {Num. div. cim. Vindob., \, p. LXXXill) comme étant d'argent, ne serait que de cuivre^ d'après Ramus [L àU, Probmsy n* 902). Ce n'est naUement par l'elTet du hasard ou de la fraude que les monnaies de metlleut alol de cette époque, eà le numéraire d^i^Dt liiit défettty portent sans exception la tête de l'empereur avec une ecNironiie de laurier, généralement si rare, et qui sert à distinguer le denier oi le <pilnalre de l'Antonlntanus. H parait que des quinaires de culne saocft n'ont point âé imbriqués atanl Probus, et. parmi ceux que cet empereur fit JÉfre, 11 flfen troute mo^ns de ce métal que d'argent ou du moins de billon. {le peux citer ici plusieurs deniers de Postume, de Vlctorin et de Tétricns, d'asseï bon argent, et presque toujours sur ces deniers la tête de l'empereur ait laurée, eomine le fait obserrer H. Hommseb. De ce nombre sont tdàfes lea pièces à doubles tètes où l'efllgte de Postume est accompagnée de la tête d^erenle et particuRérement celles qui portent au rerers les travaux dllerenle (Kee^ierehes sur Its empereurs qui ùnt régné dans les Gaules au III* siècle de tère àhritienne, pi. I.n» t5;pl. Il, n» 22; pi. IV, n- 47 ; pi. V, n-* 07. 60,60, 74; pi. VI, n*01, 92, 08,05; pi. VII, n^ 100, 106, lOOj pi. îlï, 11* f78;pl.XIII, n* 107).— Toyex aussi les deniers avec la tête isolée et lanrtbde Postume (pi. VII, n» lll ; pi. Vill, n- 118; pi. XVI, n-246, 249. — Cf. Bévue numismatique, 1844, pi. VU! et IX).— tes deniers dé Vlctorin montrent fn deux tétés de Tempereur et de lupitèr ou la tête isolée et laurée de l'empereur (Fbyex mon ouvrage, pi. XXVI, n** 19, 20; pi. XXX, n** 95, 96.

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Diod^tlon et Ml

•ean.

88 ' CHAPITRE Ifl.

marquer que Tédit de Témpereur Tacite (1) qui défend de mêler l'argent avec le cuivre est sans doute une conséquence de ce fait, de même que la reprise de rémission de véritables deniers d'argent sous Dioclétien. porettf da mëui L'argent de l'empereur Dioclétien et de ses successeurs est en général pur (2) ; il n'y a d'altération réelle que momentanément et en petite proportion sous les empereurs Magnence et Jovin (3). Du reste cette altération est interdite dans les codes dô l'Empire d'Orient {supra^ p. 25, note 2, et p. 37, note 3). Pendant les premières années du règne de Constantin, on dirait qu'il se fait une tentative pour revenir aux errements du siècle précédent. Il existe (4) des pièces frappées entre les années 316 et 323 reconnaissables à la légende lOVI CONSERVATORI AVGG. et portant en chiffres romains la marque xiir» ce qui veut dire 12 1/2 (5) ;

— Cf. Revue Numismatique^ 1857, p. 211). — Les deniers de Tétricus montrent la téta laurée de l'empereur, mais plusieurs ne sont que de bronie (Voyez pi. XXXIil, n*' 38, 37; pi. XXXVIH, n* 127; pi. XL, n« 165). Go connaît une pièce d'argent de Lélien avec la tête laurée (Ployez mou ouvrage, p. 120, n* 7). ^ Il y a toutefois des deniers de Postume d'asses boa argent qui portent la tête radiée de l'empereur et qu'il est impossible, à cause du module, de confondre avec l'Antoninianus]. J. W.

(1) Vopisc., Tacit,, IX : Cavit ut si quis argento publiée privatimque ae$ mismisset, si quis auro argentum^ si quis aeri plumbum^ capital esset cum bonorum proscriptione,

(2) Les essais de M. de Rauch donnent pour Maximien ùf,9Q0 et 0*^,943; pour Dioclétien 0«%943; depuis Constantin Jusqu'à Justinien et les Ostrogoths en général 0(^,990 à 0<%98o, rarement Oi%940. Une monnaie d'Héra* clins et d'HéracIius Constantin donne 0*^930 d'argent (Sabatier).

(3) Magnence 0«',880 ; Jovin (an 411) Of'JSO, d'après M. de Rauch. ^(4) Les empereurs représentés sur ces monnaies sont Lieinius père et flis,

Constantin I*' et II, Crispus, Martinien (823). La présence de ces monnaies dans le trésor de Dahihelm, enfoui au plus tard en 317, prouve que la fabrication avait déjà commencé avant 316.

(5) Cette forme de la lettre S indiquant la moitié, se volt souvent dans les inscriptions latines gravées en Orient à cette époque.

Googh

(1) W,i (Plndcr, p. 221); 2«',S6 (Rauch) ; 7^,1 (Cabinet de Berlin).

(2) La plupart des pièces de ce genre proTiennent des ateliers monétaires de l'Empire d'Orient; mais 11 y en a aussi quelques-unes de Trêves.

(8) Cf. le Catalogue du nujor Senckler, Paris, 1847. C'est de ce dépôt que Tiennent les exemplaires appartenant à M. de Rauch.

(4) Des pesées ont été faites par MM. Akennan et de Rauch.

(5) Vingt-sept deniers depuis Maximin jusqu'à Philippe donnent un poids moyen de 9f,0S; dix varient de S**,!? (=49) à Ss'jiH (=47), six pèeent |F^ (=60), onxe descendent à V'M (=88) d'après les pesées de M. Akerman. Un quinaire de bllloo de GaUien avec VICT-GERMANICA pèse ir^e (Cabinet de Berlin).

Monnalet de Udnlni.

AIXIAGB DE l'argent DEPUIS LE IIl* 8IÈCU. 89

on les désigne dans les collections tantôt comme monnaies de cuivre, tantôt comme monnaies de billon. M. de Rauch en a analysé quelques-unes et a trouvé qu'elles contiennent 0,300 d'argent fin. Elles se distinguent aussi des monnaies contemporaines de cuivre par leur petitesse, leur poids (1) et par la couronne radiée qui orne la tête des Augustes, mais non celle des Césars, et qui à cette époque ne se voit que rarement sur d'autres monnaies. Le plus grand nombre a été frappé dans la partie de l'Empira gouvernée par Licinius (2) . Ce prince, qui n'a presque pas frappé de monnaie d'argent, destinait probablement ces pièces à en tenir lieu; mais leur émission n'a pas duré longtemps, et en Occident on ne les acceptait selon toute apparence que comme monnaie de cuivre, car il s'en est trouvé un certain nombre dans le trésor de Dahibeim qui ne contenait que des pièces de cuivre (3).

Le poids de la monnaie d'argent tomba également au '««^

iir siècle. L'Antoninianus qui avait pesé d'abord de 4»',4 à b^ tombe sous Gordien III et les deux Philippe à A»*, 7 et 4«'. De Trajan Dèce à GaUien il ne pèse plus guère que de 3»',6 à 3»',S (4). Le denier et le quinaire gardent au contraire un poids plus fort, et même dans les derniers temps leur moyenne dépasse toujours 3 grammes (5).

4mbUlMi.

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Bn parlant ded difTérentes sortes de monnaies de Vith clétien, nous ayons traité la question de leur poids légal; il toous reste à voir ici comment il s'est conservé. Le monnayage des pièces de 90 à la livre, étant sons Tinfluence du système qui comptait au poids par livres d'argent, n'a pu subir de grandes réductions. Les pièces sont fort inégales, mais en moyenne elles doivent avoir leur poids légal : on peut en dire autant du miliarense. La siliqua au contraire qui, comme nous le verrons plus tard, était seule considérée comme subdivision et comme menue monnaie du solidus, a subi le sort de presque toutes lei monnaies d'appoint; dans Torigine elles sont émises à leur valeur réelle, elles tombent petit à petit à l'état dé monnaies fiduciaires ; c'est ce qui est aussi arrivé pour la sî- Hqua. La siliqua et la demi-siliqua tombent sous Justinien de 2»',27 et 1«',1S à 1«%3 et 0«',65 (1). Sous les rois ostrogotbs, la siliqua varie encore de 1«',25 à 1»',4 et la demisiliqua de 0«',75 à 0«',85 ; plus tard de O^^jôS à 0»',68 (2) ; PI. XXXIX, nM6. sous Ics Vaudales, on en voit de 1«',25 et 0«%56 (3) ; sous Héraclius, de 0«%97 et 0»',58 (4) : il n'est.donc pas étonnant que les métrologues arabes l'aient estimée environ à 1«',6(6).

(1) Pinder et FriedlUnder, Mûnzen Justinians, p. 26.

(3) FrïMànder, Mùmen der Ostgoihen, p. 17. (^) Friedlinder^ Mûnzen der Vandalen, p. Il .

(4) =16 et 9 grains anglais, d'après Pinkerton, Bssay on Medais, t. 1^ p. 174.

(&) La drachme magrebbtnleiind, c'est-à-dire la drachme occidentale en général, pèse, d'après Al-Makrisi (p. 09 etsoiv., 146, 147, éd. de Tychsen), t/4 de la drachme libérienne à légende grecque (les mots légende grecque ne seraient -ils pa^t le résultat d'une erreur?), et celle-ci pèM 1/2 de la drachme persane (drachma Alsauda ou Bagtiensis), La dernière est saos ëotote la drachme des Sassanldes d'enrirofi 4i'., tandis que la drachme 11* bérienne est très-probablement celle des Ispehbèdes do Tabéristan, qol eal

Googh

AUIA6K DE L'AKGfeift DÉPttl^ LE III* SIÈCLE. Si

Vers la fin, là àiliqua ne pesait pad beaucoup plus (pxe n'avait pesé originairement la detni-diliqua; mais, àstùH l'espace de trois siècles, cette diminution n'a rien d'éton- Mnt, et ne peut nous empècber de les considérer icftrUSs indistinctement comme de véritables siliques. Une ^reùv^ que la siliqua, malgré fa diminution de son poids, conservait toujours sa valeur nominale et passait encore comme diliqua, c'est que dans le trésor de Goleraine (1) , enfoui vers l'an ill, près de la moitié des 1,500 siliques qu'il contenait s'est trouvée rognée, ce qui évidemment n'avait eu lieu que pour réduire au poids des nouvelles les anciennes siliques, plus pesantes et plus régulièrement frappées.

Les pièces d'argent fourrées sont très-rares depuis Commode (2) ; il s'en rencontre cependant exceptionnellement sous Gallien etPostume (3), par conséquent àrextrèmë limite du monnayage du billon. Le procédé à peu près semblable comme résultat, mais beaucoup plus expéditif, des pièces de cuivre saucées fit, comme déraison, tombet Fancienne méthode en désuétude. Elles semblent être ex-^ cessivement raresr à l'époque de Dioclétien et du renouvellement de la monnaie d'argent (A), ce qui vient de ce qu'alors l'argent n'était probablement reçu qu'au poids

certainement la moitié de la drachme des Sassanides (Mordtmann, Zetïichrift der deutschen morgenldnd, Gesellschafty t. VIII, p. 177). La drachme eeciéeÉtile pétait^ par oenaéqaent, eoTiron \^,ht ce qui s'accorde Men avec le p<Méde laslll<|Qa des Vandales et de Jmhitei». W) Nwn. Chron., t. XVII, p. 101 et tult.

(2) Cohen, Médaiiles impérimlest 1. 1, p. 178.

(3) Eckhel, Doet. num, vét.yX. I, nrol,, p. CXVI.H sertft à dlMrer^iie cetU denoée fax examinée de ncuTean.

(4) Une siliqiia fourrée de Julien a?ec VOTIS X MVLT- XX« t été troQTée à Wroxeter dtfns ihi dépét éa monnaies de cuirre ( V'^m. Càfon,, U %%, p. 7^; par conséquent, on peut oon€lu#e de là qne dans le conk-

) 00 refostfil de pivndre eomne pièce d'argent one tiliqim fourrée.

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02 CHAPITRE m.

(itipra, p. 7 A) ; on ne pouvait acœpter que des monnaies ayant une véritable valeur intrinsèque. Ceci nous semble être une nouvelle preuve de ce que nous avons souvent soutenu dans le cours de cette histoire, que la plupart des pièces fourrées n'étaient pas l'œuvre de simples faussaires, mais bien une fraude dont on doit accuser l'administration même de la monnaie impériale.

§ IV

Monnaies de cuivre et de oniTre saucé depuis le troisième siède.

Dor^ de la moa- Daus la monnaie de cuivre il faut distinguer la véritable ^preî^entdiù^ monnaie de cuivre de celle qui était saucée. Au ui* siècle, la première n'a eu une certaine importance que sous Sévère Alexandre (1) ; elle a cependant duré encore jusque vers la fin de ce siècle. On trouve des semis jusque sous Caracalla (2) , puis encore sous Trajan Dèce (3) ; les as et les dupondius

PI. xxxvi,n« 11. durent au moins jusqu'à Trajan Dèce (A), et sous ce dernier empereur on voit apparaître une très-grosse pièce de cuivre inconnue jusqu'alors et représentant probablement le quinaire de cuivre (5) ; de tout le cuivre de

(1) C'est ainsi que s'expliqae la légende MON. RESTITVTA on RESTITVTOR MON*, qui se voit sur des monnaies de colTre de Sévère Alexandre (Eckhel, DocL num. vet, t. VU, p. 279).

(3) Borghesi cité par Cavedoni, Nwn. bibL, p. 134.

(3) Eckhe1> DocU num. vet„ t. VI, p. 340> et t. VU, p. 346.

(4) Des as. Ramas, Cat. fwm, vet. Musei régis Daniae, Decius, n** 54-66; des dupondias. Ramas, /. cit.t n** 6, 7> 19, 66. Les as d'AnUoche les plus récents que cite Mionnet, sont de Trsjan Dèce et de Trébonien Galle.

(6) Eckhel, l cit., t. VII, p. 346. — Pinkerton, Essay on MedaU, U I, p. 140 et 162. Od peut déterminer Tespéce d'après le poids : trois pièces de

MOIfNAIES DE CUIVRE DEPUIS LE Ui* SIÈCLE. OS

Tancien système, le sesterce est la pièce qui se conserve le plus longtemps; on le trouve encore sous Aurélien (1) et même sous Florien (2) en 276. Le poids diminue d'une s— powi^fiimt. manière sensible; le sesterce, qui devait peser une once, pèse environ 5/6 d'once depuis Sévère Alexandre jusqu'à Philippe, une demi-once sous Trajan Dèce; il tombe à un tiers d'once sous Trébonien Galle (3) ; dans Talliage le zinc diminue en même temps et on le remplace par de Tétain et du plomb en assez grande quantité (&). Les trésors enfouis au m* siècle prouvent, comme nous le verrons plus tard, que les sesterces du i*' siècle avaient à peu près cessé

ce genre pésenl 33*^,9 (=1 ooce, 6 scr. & gr. Gori^ Mus, Flor., t. VI, p. 164), 3â«',7 (=1 once, 4 scr. 18 gr. Gori, /. ciY., p. 165), 33»',l (=1 once, 4 scr. 13 gr. Gori, /. cit. y p. 163); le sesterce de cette époque pesait en? iron la moitié {infra, note 3). La pièce du Bosphore, ? aiant trois sesterces , est une pièce analogue.

(0 Ramus, /. cit., Aurelianus, n** 3,C, 149; Seomna, n** 22-24, sans S.C. {tupra, p. 13, note 1), mais bien reconnaissable au module et à l'absence de la couronne radiée.

(2) Ramus, /. cit., Fioriamu, n** 35, 86 avec S.C*, donc sans doute un sesterce (supra, p. 13, note 1). — Les sesterces d'Antioche les plus récents décrits par Mionnet (t. V. p. 214, n* 514) sont de Valérien.

(8) Cest l'avis de Pinkerton (/. ci/., t. I, p. 140). Les as, depuis les dernières années d'Élagabaie jusqu'aux Philippe, pesés par H. Pinder, sont de 2t à 19*'., deux autres de Trajan Dèce pèsent,run IS**., l'autre 16«',4(cf. supra, p. 92, note 5), deux as d'Âurélien pèsent 8 grammes. Borghesi possédait 108 sesterces depuis Tr^an Dèce Jusqu'à Postnroe, dont 23 pèsent au -dessus, 80 au-dessous de 2/3 de l'ancienne once romaine.

(4) Les analyses de Sabatier fournissent les proportions suivantes :

Guiyre. Zinc. Étain. nomb.

Sévère Alexandre. . . .

Sesterces. Julia Maihasa 72,01

Gordien III

Sesterce? Philippe 11..

At; Duponditts? Sévère Alexandre.

tr.

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tignM dUthw-

04 CBAPlXaE 11^

de circuler à cette époc^ue, ce qui s'explique parfaijteBQent par 1^ grandç diiïéreucç qui ef is]!^ entre ces sj^terces et le^ nouveaux, quant au titra, et peut-être les retirait-on de la circulation pour les fo9drQ, oïdTre Muietf, tes Nous avoiis VU au paragrapJbc précédent (p. 86) Yorir gine de la monnaie de cuivre saucé. L'Ântoninianus avait passé graduellement du billon au cuivre; en 267 il con* tenait au maximum 8 0/0, au minimum à peine 1/2 0/0 et en moyenne de A à 5 0/0 d'argent (1) ; la couJeujr blanchâtre et argentine qu'on y appliquait, ipais qui ne durail pas, donnait aux pièces neuves l'apparence de l'argent : deux signes distinguent parfaitement les pièces de cuivre saucé de la monnaie de cuivre proprement dite, tant que l'on continue simultanément le monnayage au nom de l'empereur et celui au nom du Sénat ; le cuivre saucé remplace l'argent et ne porte jamais les deux lettres S-C qui caractérisent jusqu'à la fin la monnaie sénatoriale (2). Évidem-

(1) Victoiln, (i^,02'2, C^fiïB, (T^OIG, 0«',011.— Mariut, 0«%0^l.— Tétrtei» 0*^^011, or^OOS, Oi'^OiH^ deux eiempl.— Clau^ le GoiUque^ 0p«079, OF,fnî, dttux exempl. vRaucb), 0i%0J9. ^ Quintllle, 0«'.02V, 01^,022. — Aurélien et Séverine, Qf'fiàS, Or,o62, deux ex^empl. (|iaucb). •<*,044, 0^.030, 0«',028. -r Tn^Ue, 0»%059, (r^4», 0T,O44.— Probiw, 0^/ihH, quilre exempl. (Rmicb), 0('^044 (Akeraïao), ««sod?» 0^,on. » Cariii, i^,0bO, deux exempl. {Raueb). -, Qjoclélien aiec CONCORQ. MILIT., deux flgures^ eu bas XXI» et ayeo MARTI PACIF-. Mar^^en bas XXI> tau8Mdeux,0r,O4&(aauc]|), * Maximien avec COMES AVGG., Minerve, (r»020 (Raucb). Lea a««lyses^ qui ne portent pas d'autres Domr» aonl de PbUUpa (infra, p. 86, n. 2).

(2) C'est pourquoi Zo^lme (fiist. \, 61.^Fi9y. iV*^» P* 9€,note 2} nomme les monnaies de cuivre saucé d'Aurélieo àçyù^vw véov; aussi les noms donnés à ces sortes de monnaies appartiennent-Ils tous au système de l'argent. L'absence des lettres S G» les Irax^a d'argenture, le titre d'argent, enfin le module plus petit nous donnent des indices sufa^ants (tour distinguer l'Aiit»» ninianusdudupondiua^du reste semblable (mpra, p. 36); d'ailleurs, il parait que le dupondius avait déjà cessé d'être fabriqué depuis le règne de Trajao Dèce(n<pra, p. 92).

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MONNAIES DE CUIVM DEPUIS LE 111* SIÈCLE. i^

i^ent il ne peut être qu^tioD ô/d valeur intrlasôque pour <iea pièces qui ne pesaient en moyenne que 2*\7 (1) et qui oomenaient encore un alliage d'étain et même de plomb (2) . Le gouyernement fut sans aucun doute seul coupable de <;ette altération, mais des fraudes considérables peuvent^ C^re mises sur le compte des ofliciers monétaires, car tout gouvernement qui trompe et qui vole le public eat certaûjiement à son tour volé et trompé par ses agents. O9 attribue la grande altération de l'argent sous Claude k Gothique et Aurélien à l'intendant des monnaies Felicissimus (3) : on veut dire probablement par là que cet agent

(1) Qoatre-YlDgts pièces de cui^e saucé de GalUen et de Claude I9 €fiH tbique ont un poids moyen de 2^,1 (Borghesi).

(2) Les anhiysesde Gdbel^et surtout celles de Phillips, qui sont beaucoup plut ex«cte<i (t. I^ p. 304, note), ont montré que les monnaies de Victorin et daTétricus ne cootiennent pas une grande quantité d'étain et de plomb^ mais celles de Claude^ Tacite et Probus donnent les résultats suivants :

CUade, Juno ttgma. . .

Id, Speâjmblica . . .

TMite* Par publica. . .

Id. libert^t «mÇ, .

ProbM, Clementia temp.

Id. JJan Victor. . ,

fr.

fr.

Pldllfpt.

G5bel.

PbiUiiw.

GdbéL

PhilUpi.

GObel.

Si Gftbtl n'a pas trouvé d'iMieat» U est évideot que c'est à lea analQMt trop peu «Laetes qu'il iiiut Tattrlboer.

()) Vopl8c.^iltfre/tan.,XXXVIlI.-Aurel. Victor, de CMtatilm»,}iXVf,^. - Kutrop., H, 14. —Cf. VIct., Epitom., XXXY, 14,-Sui4p«, su* Merb.

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06 CHAPITRE m.

diminua la quantité de métal fin, puis ajouta une plus grande proportion d'étain et de plomb dans les lingots destinés au monnayage des Antoninianus , qui alors circulaient presque seuls. Il se trouve des Ântoninianus de Claude le Gothique qui contiennent 8 0/0 d'argent et 6 0/0 d'étain et de plomb; d'autres ne contiennent que 2 0/0 d'argent avec 16 0/0 d'étain et de plomb. Les premiers représentent peut-être l'altération tolérée et les derniers l'altération frauduleuse.

EAirts pour lui ^^ uoffibre cousidérable des pièces de Claude le Gothique rendre m Ta- q^| QQ^g gQ^t parvcnucs coufirme ce que les historiens

PI. XXXVII. n-i, nous disent des proportions vraiment extraordinaires * *' *' qu'avait prises ce genre de fraude. L'abus était devenu tel que, lorsque Aurélien voulut y mettre ordre, les concussionnaires excitèrent dans les rues de Rome une émeute dans laquelle périrent, dit-on, près de sept mille hommes. Les réformes d' Aurélien et de Tacite ramenèrent pour quelque temps un monnayage plus régulier; ce dernier empereur, n'étant encore que sénateur, s'était déjà beaucoup occupé de cette matière (1), et il inaugura son règne par une défense sévère d'altérer aucun des trois métaux ( Foy. supra ^ p. 88, note 1) (2). Il existe des Antoninianus

MovtTdpioi). Ëutrope désigne ce crime par l'expression vt tiare pecunias, Victor, par nummariam notam corrodere, lloogez {Mém» de VAcad, des inscript, et Mies lettres, t. IX, p. 223) a reconnu, et i'explicatioh exacte de ces expressions le confirme, quMl ne s'agit que de l'altération du titre. Vitiare, en terme technique, signifie allier; vitium (Ovid., Fast., W, 785.— JHg,, XLVIll, 10, 9 pr.) est alors le vil métal qui doit être séparé {décoguère, excoquere) ; le passage de Floros (I, 82, éd. iahn), où le cuivre corinthien, contenant de l'argent et de l'or, est appelé aeris nota preiiosior, prouve que nota signifie le titre, terme technique qui dérive sans doute de la marque (nota) qu'on traçait avec le métal sur la pierre de touche.

(1) Voplsc, Tacitus, XI.

(2) Zoalme {Hist., 1, 61), en parlaot d' Aurélien, dit : dp^Optov véov 8i)im-

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MONNAIES DE CCJITBE DEPUIS LE Ul* SIÈCLE. 97

de Tacite qui ne contiennent ni plomb ni étain et environ 6 0/0 d'argent. Les Antoninianus d'Aurélien, comparés avec ceux de ses prédécesseurs, sont remarquables par une frappe meilleure et plus nette; mais déjà à la fin du règne de Tacite et sous ses successeurs, les abus recommencent et le métal fin disparaît presque entièrement.

Sous le règne de Dioclétien et de ses collègues, entre les NonTeiiet pi^i années 296 et 301, on introduisit uu grand changement «e cnirre mm

, . /-. ^ . T M . 1 Dioclétien.

dans les monnaies de cuivre (1). Depuis lors, il existe deux pi. xxxvn, «-

8, 9, 11, n et 14,

et PI. xxxvra, ai/f 8U&ince, xb x(66t}Xov àin)$doOott toIic ài^ toO 6t({&ou icopadxcudToïc, foùxif tt xà 9U{i6<iXaui troxxynuK iitaX^a^. — Il parait cependant qae l'annaliste a rapporté ces choses en les embellissant comme rhétoricien» plutôt qu'il ne les a comprises comme historien. Il se peut qu'Aurélien ait voulu retirer les monnaies de Claude mal frappées; mais il n'a pas pu réaliser ce projet, comme le prouvent toutes les trouvailles. En outre, on ne conçoit pas non plus comment il y avait moyen de remédier à la ruine du commerce, en remplaçant la mauvaise monnaie fiduciaire par d'autre mieux frappée ; pour arriver à ce but, il fallait d'autres mesures.

(1) Les monnaies de Carausius (mort en 293) et d'Allectus (mort en 296) sont frappées d'après le système de Gallien; celles de Constance Chlore et de Galère comme Césars (292'305); ainsi que relies de Tatelier monétaire d'Alexandrie, établi au plus tôt en 296, suivent encore ce même système. Le décret de Dioclétien, sur le maximum des tarifs, prouve que le nouveau système de momiajage avait commencé avant 301; car ce décret reconnaît déjà la nouvelle unité dont l'introduction est en rapport Immédiat avec cette réforme du monnayage de cuivre. Parmi les monnaies de Dioclétien et de ses collègues, décrites dans le Catalogue de Ramus, et qui ont éié frappées avant 305, celles aux légendes lOVI CONSERVAT. (AVGG.)etlOVI FVLGERATORI sont monnayées, partie d'après le nouveau système, partie d'après celui de Gallien, tandis que le nouveau système est adopté exclusivement pour celles qui portent les légendes suivantes: GEN 10 POPVLI ROMANI (très-nombreuses^;

SACRA MONET. (VRB.) AVGG. ETCAESS- NN.; GENIO AV- GVSTI; FELIX ADVENT. AVGG. NN. (relatives i l'entrée triomphale à Rome en 303, sans avoir été nécessairement frappées dans cette année même); SALVIS AVGG. ET CAESS- FEL- (ou AVCTA) KARTH.; VIRTVS AVGG.; FAX AVG.; CONSERV. VRB. IIL 7

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08 GHAFITRI m.

sortes de monnaies de cuivre, Tune d'un module égal au moyen bronze, et l'autre semblable au petit bronze. La couronne radiée disparaît ; elle est remplacée par la couronne de laurier, et quelquefois par le casque ; on y voit aussi quelques traces d'argenture (1), et, sur la plus grosse pièce, le chiffre romain XXI que nous trouvons uniquement sur les Antoninianus de la dernière époque (2), Le poids des plus grandes pièces de cette espèce est d'environ 10 grammes (3) ; les petites pèsent de 2 grammes à 2»',5 ; l'analyse ne donne pas de plomb, mais bien de l'argent et du zinc (à) ; par conséquent, par le poids, par le type et par l'alliage de zinc, ces monnaies se rapprochent des

SVAE; FIDES MILITVM(AVGG. ET. CAESSNN.) et d'autres. Les monnaies de cuivre frappées depuis 305^ par exemple celles de Constance Chlore et de Galère comme Angostes^ sont excloslTement monnayées d'après le nouveau système. La seule excepUon que nous connaissions est la mon* naie de FI. Sévère (Ramus^ Severus^ n» 1), qui est de troisième grandeur, et sur laquelle Tempereur porte la couronne radiée ; mais on peut supposer qu'il y a ici confusion et méprise de la part de Ramos.

[lA question relative aux monnaies frappées à Alexandrie sera examinée de nouveau dans la quatrième partie de cet ouvrage]. J. W.

(1) Pinkertcn, /. cit., t. 1^ p. 144.— Borghesi cité par Dureau delà Malle, Économie politique des- Romains, t, 1^ p. 117. — Les monaaies à fleur de coin du trésor de Vezenax ont pour la plupart des traces luisantes d'argent, quelques-unes avaient même tout à fait l'apparence de monnaies d'argent. (Soret, Mém. de la Soc. d'Hist. de Genève, t. l, p, îil.)

(2) Ramus^ l, cit., Maximianus Herculius, n**49, &0; Chlorus, n* 29; Galerittt Maximianus, n* 1 1 .

(3) Borghesl a trouvé dans vingt de ces pièces argentées ou sancées et très-bien conservées un poids moyen de IQ^,6, dans vingt antres ordinaires un poids moyen de 9«%5. — Cf. Dureau de la Malle, Économie poli* tique des Romains^ 1. 1, p. 116. — Les monnaies de cette espèce de la trouvaille de Dahlhelm pesaient, d'après le major Senckler, l'une dans Tanlre 9f,63(=n9 grains 5).

(4) Sabatier trouve dans une pièce de Dioolétien 1^,50 d'argent, 8Si',9S de cuivre, Si'iSg, de linc, 1(',20 d'étain.

monhaies de gcivbe depuis le m* siècle. 99

anciens sesterces, tandis que, par leur couleur blancbe et l'argent qu'elles contiennent, elles se rapprochent de l' anden Antoninianus ; le chifire XXI indique clairement qu'on doit les considérer comme ayant succédé à cette pièce.

Ces monnaies subii-ent une modification importante vers NoureâM chjmg». l'année 311 ou 312 ; depuis lors, la pièce principale est en ^^ en su ou général plus petite et plus légère (1) ; le module, au lieu d'être de deuxième grandeur, est de troisième. Dans les premières années de Constantin, le poids en est de 8 grammes; dans les dernières, de 2 à 3 grammes (2) ; ausâ continuent-elles à être saucées (3). Bientôt après la mort de Constantin II (340 après J. C), la monnaie de cuivre revient au module fixé par Dioclétien, les pièces assez

(1) A ceUe classe appartienDent, d'après Ramus (/. ci7.)» outre une monnaie isolée de FI. Sérère (305-307), quelques-unes de Maxence (306-312), plusieurs de Maximin Daza comme Auguste (303-313), la plupart des monnaies de Licinius le père (307-323) et de Constantin l*' (308-337), principalement celles frappées depuis 333, et, sur lesquelles se trouvent des légendes qui ne sont pas tout à fait païenne», qu'on peut considérer en quelque sorte comme indifférentes, et, pour ainsi dire, également admissibles pour tous les sujets loyaux (Eckbel, Doct. num, vet., t. VIII, p. 78), enfin toutes les monnaies de Licinius le fils (317-323), de Crispus (317-326) et des autres princes de la famille de ConstanUn. A l'époque de transition, on trouve aussi des pièces dont le module est entre la deuxième et la troisième grandeur.

(2) Eisenschmidt [de Pond, et Mens., p. 141) et Borgliesi cité par Dureau de la Malle (I. cit.) fixent le poids à un quart d'once. Les pièces de ce genre du trésor de Dahlhelm enfoui avant 817 pesaient en moyenne 7c,36 (= 138 grains, 5, d'après le major SencUer), les plus anciennes de Constantin le Grand avec SOLI INVICTO COMITI et autres revers, de la trouvaille deKirn, trésor enfoui vers 333, pesaient l'une dans l'autre 3>',2, celles du même empereur avec GLORIA EXERCITVSi celles de Constantin II et de Constant, et celles portant les légendes VRBS ROMA et CONSTANTINOPOLIS ne pèsent que de 2(',6 à 2 gr. {Cammmica^ tion de if"* MerienS'Schaafhausen).

(3) M"** Mertens-Scbaafliausen a remarqué par exemple rétamage mt pièces de Klrn.

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100 CHAPITRE Ilî,

communes portant li ïégende: FEL(rVï*) TEMP(om) RE* PARATlOou REPARATIO RE\F(ubUcae) , avec le type du pbénîx ou tV autres semblables ^ sont plutôt de deuxième que de troisième grandeur. On peut dire en général que les deux pièces commandées par Dioclétien en 300. auxquelles viennent se joijjdredes pièces de cuivre plus grandes, mais très-rares, ont été conservées jusqu*/k la mort de Tbéodose 1*', en 3^5; on ne trouve guère que quelques légères varialions de grandeur et de poids; la plus petite pièce est en général plus rare que la grande. Peu de mois après la

DiTïaïon de TÊm- moFt Je Théodose, ses (ils Arcadius et ITonorina renoncèrent Miiat* 'o^'u ^ ff^ppcr la plus grande des pièces de cuivre, soit parce que mmuiiftdftcui- le cours en était si défavorable que le trésor n*en tirait plus aucun bénélice, soit que la division de T Empire forçât les princes i ne plus frapper que des monnaies ayant une valeur réelle (1), En conséquence les pièces de cuivre de grand module disparaissent complètement. Les dépOts enfouis à cette époque ne contiennent plus que de petites pièces de quatrième grandeur et encore en petite quantité. Sous le règne de Zenon (474-491), on voit paraître des pièces de cuivre de seconde grandeur, portant le chiffre jdOdoacre ^'^'^^'^ ^L ct frappées depuis Ji77 probablement par ordre

it a*AftMUitj en d'Ûdoacre (2)* Enfin Tempereur Anastase, à partir de

*'*^ Taniiêe 498, inaugure une nouvelle série de monnaies de

cuivre qui se contmue jusque dans le moyen âge {^)> et

(1) Cod, Tfieod., IX., '2Zt ^j ^^ t^ Avrit Zdb : Cfntemonatem tantum tmmttium in convenfattone pubiica t radar i projet pi mus ^ mojorig pecuniat fiffW*atione ^ummotn (ïï^jjra, p. 84, noie 1). Une ordonnance lîe a^jg (Cod. Ttieod.t W, ïi^ 10) tiJjûlïi les privilèges accordes ù quetiiues particulier! t)e monnayer (la cuivre à kur propre coinpie*

(2) l^LtJt^r cl F ried blinder, Bcitràg^^ I, p. I3K H eet A remarquer qu« * )*andenn« tnârfiue SX. rii^paratt sur cei^ monnaies.

(3) U^ruelljn {Chron., \u lïûG, éd. Raucalll) à celle date, dit ; (Annatnstuï)

Googk

MONNAIES D£ CUIVRE DËPOIS LE IIl* SIÈCLE. 101

dont les pièces sont faciles à reconnaître à l'indication de leur valeur, qui s'y trouve marquée en chiffres.

Cette série, adoptée dans tous les ateliers de l'Occident ^"*^** ^'^ ^'

'^ tent CM i»lèeM.

par les Ostrogoths et même dans la plus grande partie de pi. xl. r Orient, se compose de pièces marquées en chiffres latins ou grecs : 40, 20, 10, 5, 1 (ce dernier chiffre est souvent supprimé) ; les chiffres 30, 4, 3 et 2 sont rares. Sur les pièces sorties des ateliers de Thessalonique et de Chersonésus, on voit quelquefois, au lieu de 20, 10, 6, les chiffres 16, 8, à ; celles d'Alexandrie portent, sans exception, les nombres 12, 6, 3, et sous Justinien 1" seulement (ei encore fort rarement) le chiffre 33, ce qui constitue une série tout à fait anormale. Enfin les monnaies vandales portent les chiffres 42, 21, 12, 4 (1). Le poids de ces monnaies est très-inégal ; les pièces d'Anastase, marquées 40, varient de 10 à 15 grammes (2).

nummts quos Romani terentianos, Graeci phoUerales vocani, mo nomine figuratis placabilem plein commutationem distraxit Le passage parait toutefois altéré. \\ se peut bien que TadJecUf terentianos dérive du nom du monétaire qui avait émis le premier cette espèce de monnaie; par conséquent, on n'aurait pas l)e8oln de le dianger en teruncianos, petits deniers (cf. infra, p. 108, note 1). Mais, au lieu de distraxit, Il faut peut-être lire, d'après Nlpperdey, direxit ou bien instruxit. Quant à l'interprétation des mots suo nomine, nous les avions autrefois ( Verfall des rôm, Mûnzwesens in der Kai" serzâit^ p. 286) rapportés à TindicaUon de la valeur, c'est-à-dire à la valeur marquée en chiffres; mais il parait, d'après la remarque de MM. Pinder et Friediiinder (Beitrâge, \, p. 136), que ces mots se rapportent plutôt au nom de l'empereur.

(1) Cf. en particulier Pinder et Friedlander, Mûn%en Justinians, p. 18. » Sabatier, Production de for, p. 165. -~ Rev. num., 18S8, p. 194 et sulv. — Finlay, On Roman and Byz. Money, p. 17. I^es pièces portant VRBS ROM A et Ç", décrites par Sabatier (/. cit., p. 168, 171), et qu'on prétend avoir été frappées à Rome, appartiennent plutôt aux ateliers d'Alexandrie.

(2) Trois pièees portant la marque de la valeur XL à l'effigie d'Anastase pèsent l'une an-dessns de 1 S>',6 (=+ 1 /2 once, Pinkerton), l'autre 1 3 gr. (=200) ,

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102 CHAPITRE lit.

Alliage do métal. Le règlement de Dioclétien fixait, pour la monnaie de . cuivre, un alliage de zinc et d'argent, mais en excluait le plomb {supra, p. 98 et note A). Cet excellent alliage ayant été légalement accordé, ainsi que le procédé de saucer les pièces, il est certain que les monnaies qui furent fabriquées de la sorte ne pouvaient point passer pour de véritables pièces de cuivre : voilà pourquoi un édit de 349 défend aux employés de la monnaie de séparer l'argent du cuivre (1).

Évidemment les fraudes monétaires avaient recommencé, comme sous Claude le Gothique et Âurélien ; malgré ces édits, la dépréciation du métal était probablement à cette époque un fait accompli; l'analyse des pièces, depuis Constantin le Grand jusqu'à Théodose, n'indique aucune trace d'argent, peu de zinc, beaucoup d'étain et de

la troisième I0<',4 (=160); deux autres pèsent 19 et 17 gr. (Gori^ Mus. Fior., t. Vl^ p. 321). Quatre pièces avec la marque XL à l*efflgie de Justinieu pèsent îéK'jS, 23»',6, 22«%6, 22 gr. (GorI, /. cit., t. VI, p. 222); la plus forte de celles qui ont été examinées par M. Finlay pèse 241^,88, de sorte que la fixation du poids à 31 gr. (=1 once), proposée par Pinkerlon {Essay on Medals, t. I, p. 154) paraît trop élevée. Les pièces de 40, frappées par les Ostrogoths, pèsent l'une dans l'autre 10 gr.; leurs pièces de 10 pèsent 2(%5 (Friediander, Mûnzen der Ostgothen, p. 19). Les unités, c'est-à-dire les pièces de \, marquées d'un A, pèsent, d'après M. Finlay, de 0'',39 à 0<%65 (=6 à 10); les pièces de 2 pèsent 0«',7I (=11); les pièces de 3 pèsent |r,04 (=16); les pièces de h pèsent \^,hh (=24), et les pièces de 6 pèsent ir,88 (=29).

(1) Cod. Theod., IX, 21, 6 : Comperimus nonnullos flaiurartos majari' nam pecumam non minus critninose quam crebre, separato argento àb mtrt, purgare. Il y avait donc des employés de la monnaie qui faisaient des fraudes sur le métal destiné à la fabrication de la pecunia mojorina, eu séparant l'argent du cuivre; ce qui s'accorde parfaitement bien avec le cuivre argentifère employé à la fabrlcaUon des monnaies de cuivre laucé.

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