‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 2)Chapitre 15 sur 232 · MONNAIES DE CUIVRE DEPUIS LE III* SIÈCLE · texte numérisé non relu

MONNAIES DE CUIVRE DEPUIS LE III* SIÈCLE

plomb (1) . Les pièces de cuivre frappées depuis Anastase leur sont supérieures, elles ne contiennent que du cuivre et du zinc ou du cuivre pur (2), Le Code Justinien s'accorde avec ces analyses en excluant tout alliage de la monnaie de cuivre (3).

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Il est étonnant que, déjà à cette époque^ l'argent disparaisse tout à fait; cependant les analyses ne suffisent aucunement pour constater des faits négatib de ce genre. Des traces d'argenture ou d'étamage se trouvent encore sur les monnaies d'EudoxIe, femme d'Arcadius (Arneth, Synops., If, p. 164).

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Les monnaies de cuivre des empereurs postérieurs de fiyzance donnent aussi des proporUons semblables ; une pièce seulement, frappée à Cherson» sous le règne de Romain 1*, contenait presque 1/4 de plomb.

(3) Voy. supra, p. 25, note 2. Dans les formules de Cassiodore, il est également dit (VII, 32) : jâuri flamma nulia injuria permixta albescat, argenti color gratia candoris arrideai, aeris rubor in nativa quatitafe ptrmaneat. Les Batiliques (LX, 45^ 2) limitent an contraire la défense à l'or et k l'argent.

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Noms par lesqaeii Tant quc dura le monnayage des pièces de cuivre, les ^^^^ ^" ^^^^ anciens de sesterlivs, dupondius^ as, furent certainement conservés. Nous n'avons que peu de renseignements sur les dénominations des pièces de cuivre saucé. La pièce de cuivre saucé de Gallien, qui n'était qu'une dégénérescence, comme nous l'avons vu, de Yargenleus Antoninianus, a certainement continué à s'appeler Antonifiianm, mais elle n'a probablement jamais porté le nom de denarius, comme l'ont cru quelques auteurs modernes (1 ) . La principale pièce de cuivre de la réforme opérée par Dioclé-

(1) V Antoninianns n'a pu être appelé denarius aa moment de son émission^ qai eut lieu dans le même temps où l'on continualtà fabriquer le denier dont il atait presque le double de la valeur métallique; on ne peut avoir aucun doute à cet égard. 11 faudrait donc que ce nom lui eût été attribué plus tard, ce qui n'est ni probable, les deux monnaies, TAntoninianus et le denier, étant toujours restées bien distinctes l'une de l'autre, ni capable de démonstration par des raisons extrinsèques qui du reste manquent complètement. Borgiiesi, cité par Dureau de la Malle {Économie politique, t. 1, p. 116). prends il est vrai, l'étoile qui se voit souvent à l'exergue des pièces de cuivre saucé d'Aurélien et de Probus, pour la marque du denier; persuadendomene, ajouïe-l-ll dans une lettre, rideniità deîla siessa eifra, che frequentemente vi apparisce nelV area, ove non puà supporsi, che tenga luogo dipunto; il non trovarla ripetuta in alcun aitra loro monela di rame; e il non vedersi alcun rapporto fra essa e il tipo rappresentato, se volesse continuarsi a riputarla una Stella. Mais, au lieu de l'étoile, on volt aussi quelquefois le croissant de la tune, la massue et d'autres emblèmes. — L'expression denarius aereus employée par quelques auteurs modernes est fausse et ne sa trouve dans aucune source ancienne. Cette expression dérive du rescrlt de Valérien (Vopisc, Aurelian,, IX), où il est question d*aeris denarii centum ; mais cette manière de s'exprimer ne veut dire autre chose que ce que signifient ailleurs in aère HS quinquagies (Vopisc, /. ciL, Xll) ou aen's HS decies (Vopisc, BonosuSy XV}; c'est-à-dire l'assignation d'une somme en monnaie de cuivre ou plutdt une somme qui n'est pas énoncée en monnaie d'or ou d'argent (in fra, p. 107, note 1). Il ne peut être ici quesUon de la pièce de cuivre saucé, parce qo'alorf Valérien ne faisait encore frapper que du billon.

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