AT. J.-C
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gnoIes on rapporta des deniers romains, mais en moins grand nombre. Le nom de monnaie d'Osca désigne certainement ici les deniers espagnols dont nous venons de parler (1), et nous devons en conclure quel* atelier qui les fabriqua le premier et en plus grande quantité était établi Époqoe dans la ville d'Osca et qu'ils étaient exclusivement frappés
oh elles cessèrent. ^ *^*
dans la province Tarraconnaise. Il est probable que le monnayage d'argent, qui peut-être était même interdit pendant la domination carthaginoise, a été accordé ou même imposé par les Romains à la province d'Espagne, à l'époque de la
196 AT. J.-C. les deux provinces ensemble^ soit seulement la Tarraconnaise. Mais en 5S8 le gouverneur de la province Gitérieure ou Cisibérienne remit bien dans Taerarium des deniers, mais pas d'argent d'Osca (T. Liv., XXXIII, 27). Dans les rapports de môme nature sur l'Espagne Ultérieure ou Transibérlenne, il
191 av. J.-C est une fois question de deniers (T. Liv , XXXVI, 21 et 39) en l'an 563, mais jamais de la monnaie indigène d'argent; on y parle d'argent et d'or non monnayé; et ceci s'accorde avec ce. que dit Strabon (111, 3, 7) que dans l'Intérieur de la Lusitanie le commerce se faisait avec de l'argent au poids : àvT\ Sk, voiJk(9)MiTOC ol XCav èv pdOet çoprCuv à^jioiS^ XP^'^'^^ ^ '^^ àpyopw èXdo- \unoç dicoTé(ivovTe^ Biifiam,
(1) La preuve de ce que nous disons ici nous est fournie par le £Bdt que cette espèce de pièce est certainement la plus fréquente et la seule qui ait été frappée en Espagne en grande quantité. Puis, on trouve la légende ex« piicative OSCA gravée sur le denier bien connu (Gohen^ Monnaies de la liépublique romaine, pi. XVII, DomitiafTi" 7) que Gn. Domitius Calvinus fit
40 ar. J.-G. frapper en 7 14 pour rappeler ses victoires en Espagne. Ce denier a pour type la tête barbue des deniers espagnols (Eckhel, Doct. num. vet., t. V^ p. 203). On pourrait voir ici le nom du héros (Eckhel, /. cit., t. V^ p. 183. — Gavedoni , Append., A, p. 245); mais, d'après les règles de la grammaire, argentum Oscense ne peut signifier autre chose que l'argent frappé à Osca et non l'argent du dieu Osca. On pourrait admettre que sur les monnaies frappées à Osca, on ait représenté le Génie de la ville, de même que sur les deniers romains on voit la déesse Roma. — Gf. t. Il, p. 9, note.
[Le mot OSCA ne se trouve pas sur les deniers de P. Cornélius Lentulus, comme on l'avait cru (Gohen^ Monnaies de la République romaine, pi. XIV, Çomelia^ n» 12). Voij. t. Il, p. 476, note 2.) J. W.
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l'espagnë. 2A5
conquête, et ensuite continué avec une grande activité, quoique pour peu de temps ; car nous avons quelques raisons de croire que cette fabrication avait déjà cessé avant la fm de la République.
Nous avons une quantité considérable de monnaies espagnoles à légendes ibéro -latines ou seulement latines ; mais, comme les villes qui frappaient ces monnaies de cuivre sont précisément celles qui étaient les plus favorisées, telles que Garteia (1), déclarée colonie latine en 583, Sagonte, niav.J.-c. Cordoue et plusieurs autres, il est probable qu'à Tépoque où les légendes commencent à être écrites en latin, la concession du monnayage d'argent, accordée par les Romains à quelques localités de la Péninsule, avait déjà été révoquée. Nous avons vu que quelques-unes de ces monnaies à légendes latines ont été positivement frappées sous la République (t. II, p. 69 et note 2), et que ce fait est également probable pour beaucoup d'autres. Il paraît donc certain que ce ne sont pas les empereurs qui ont supprimé le monnayage d'argent dans l'Espagne Gitérieure, mais que cette mesure avait déjà été prise par le Sénat dans le courant du VI* ou du vu* siècle (2). Les deniers espagnols ne furent pas alors démonétisés, ils continuèrent à circuler en Espagne; et le denier de Galvinus {supra^p. 2Ai, note), de fabrique espagnole, montre qu'à l'époque d'Auguste, l'argent
(1) T. Liv. XLIII, 8.
(2) 11 peut étie vrai, et c'est l'opinion de M. de Saalcy {Monnaies autonomes de r Espagne, p. 12)^ que le monnayage espagnol d'argent a cessé avec la guerre de Numance; mais la raison aUéguée par M. de Saulcy {l. cit., p. Il) : chacun sait, qu'après la guerre de Numance P Espagne fut déclarée province romaine {an de Rome 611), est une erreur. L'Espagne (et ceci est une
chose parfaitement connue) fut réduite en province en Tan de Rome 548 et 206 ar. J.-C. divisée en deux parties, l'iàspagne Citérieuie et l'Espagne Ultérieure.
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2A6 CHAPITRE lY.
d'Osca y était encore bien connu. Les deniers espagnols ne furent pas cependant admis comnie monnaie de t'État, car on ne les trouve jamais enfouis avec les deniers romains hors de l'Espagne, ce qui a souvent lieu pour les pièces du roi Juba, qui sont bien plus rares. Le grand nombre de pièces fourrées qui se trouvent parmi les monnaies espagnoles (1), et qui est beaucoup plus considérable qu'en Italie, est peutêtre la cause de cette exclusion. Divisions Lg système romain fut adopté en Espagne pour les divi-
*mot*I!!dea** sions de la monnaie de cuivre, en même temps que le de cuim. denier d'argent y fut introduit; c'est ce que prouvent les bronzes espagnols qui tous sont frappés sur le modèle de l'as, excepté le petit nombre de ceux qui appaitienneni au système de Rhoda et de Gadès. Les plus anciennes pièces, sur lesquelles on ne voit pas encore de légendes latines, ne reproduisent pas les types romains (2) , et les indications de leur valeur, quoique se rapportant au système oncial, diflèrent cependant des signes employés par les Romains (3). On dirait que toutes ces précautions ont été prises pour éviter qu'on ne confondît les monnaies locales avec celles de l'État. Les monnaies bilingues, au contraire, et surtout celles de Garteia et de Sagonte, se rapprochent davantage du système romain; ce qui est curieux, c'est que l'as semble manquer à cette série (4) .
(1) La descripUon de la collection Lorlchs lemoutre.
(2) Lorichs (ioc. cit., p. 137) peose, et ce semble arec raison, que les grandes pièces de cuivre ayec le cavalier, et dont le type est celui du denier, sont des as, et les plus petites avec le cheval seul des fractions de Tas.
(3) Lorichs {Ioc. ctï., p. 137, 1G4) indique le^ signes de la valeur ••••^•••)«* sur les piècesà légende espagnole; les signes qui indiqueraient la moitié O ou (J et S> surtout le dernier, sont encore très-douteux. Cf. suprUt p. 241, note 4.
(4) La proue et le signe du semis romain sont fréquents sur le cuivre
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