LA GAULE NARBONNAISE. 2Ô
nies latines, Nemausus et Cabellio, qui répondent à la pièce d'argent de Massalia (1). Ce troisième groupe reproduit les fractions d'argent dont rémission avait depuis longtemps cessé à Massalia ; ces fractions d'après leurs poids sont des quarts et des moitiés de la pièce massaliote; ces dernières qui ne se trouvent qu'à Cabellio (Gavaillon) sont très- rares ; toutes diffèrent des anciennes oboles et litrae massaliotes (t. I, p. 161 et 163), Ces pièces coloniales sont les dernières qui aient été frappées en argent d'après le système massaliote; en effet, Nemausus, jasquelà bourg massaliote, ne fut probablement élevé au rang de colonie latine que par César vers l'année 705 (2), et la mon- 49 ar. j.-c. naie de la colonie de Cabellio avec le nom de Lépide a dû être frappée de 710 à 712, pendant que Lépide était gou- *^« »▼. j.-c vemeur des Gaules. Massalia a certainement continué à émettre des pièces du poids du victoriat, même lorsque cette monnaie eut été supprimée à Rome par la loi Clodia supprewion
'' '- '■ de U monnaie
(t. II, p. 101), mais il est probable que cette ville perdit deMa**aua. définitivement le droit de battre monnaie après le siège qu'elle eut à soutenir contre César, quand elle eut été prise
g) Légende informe, que l'on croit appartenir aux AUobroget 2>',55 (L. delà Saassaye, Gaule
NarUmnatse, p. 126).
(1) NEMAV, Tête imberbe. ^ Dioscore galopant à cheval, 2k',28 (=48, Mlonnet, t. I, p. 77, n* 186) ; 2>',25 (L. de la Saussaye, /. cit., p. 15&); ^,2Z (=42, Mlonnet, p. 77, n" 184); 2,02 (=38, Mlonnet, n» 185). — NEM.COL, Tête barbne et casquée.^^ Légende dans une couronne de laurier, 0,44 (=6 3/4, Mus. Brlt.); 0,43 (L. de la Saussaye, /. cit., p. 155 et Cabinet de Berlin; = 8, Mlonnet, n« 186); 0,41 (= 6, 3, Cai. Pemàroke, p. 62); 0«',26 (Cab. de Vienne). — CABE9 LEPI {dus). Tête de femme. ^ Corne d*abondance dans une couronne de laurier ic^^ia (Cab. de Vienne, manque de ce module dans TouTrage de M. de la Saussaye); Ok',55 (= 8 1/2, Mus. Brlt.) ; 0*^,49 (=r9 1/4, Mionnet.— L. delà Saussaye, /. cit., p. 142).
(2) Voy. notre Hist. Rom,, t. III, p. 533, note; tr. fr. t. Vill, p. 171, note.
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en 705 (1) ; car ses monnaies de cuivre ou d'argent qui ne portent jamais un nom d'empereur romain ne peuvent pas
Monnmie coloniale desccudre jusqu'à Tépoquo de TEmpire. Nemausus semble de Nemansofl. douc avoir hérité aussi de ce privilège enlevé à Massalia, et c'est dans cette ville qu'ont été frappées à la dernière époque les monnaies d'argent des colonies latines et des tribus celtes qui en avaient conservé le droit; ces dernières pièces sont en effet toutes plus légères que celles de Massalia, dont les monnaies proprement dites manquent complètement dans les trésors les plus récents (2) .
Ce dernier monnayage d'argent n'a duré nulle part très-longtemps ; les pièces les plus récentes sont tout au plus contemporaines d'Auguste; il est vraisemblable qu'en même temps qu'on fermait l'atelier, on démonétisait les pièces qui en étaient sorties, à l'exception peut-être de la pièce principale qui fut probablement assimilée au quinaire.
Nous avons peu de chose à dire sur la monnaie de cuivre ; celle de Massalia se trouvait en trop giande quan-
coiTTemaMftiiote. tité daus lo tcnitoire de cette ville, pour n'être considérée
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de ces dernières
pièces.
(1) Dio Gass. (XLI.26 : (Caesar) èxcCvcov T<frc pukv xà xt 6icXa xa\ Tdç vaG< xà xt xptiiioiTa &9€(XcT0, Ocrrepov Se xa\ xât Xoticà icdvra «\t)v toû tv^ è^u6epC9i< dvdiiotTo<;.— Plorus, II, 13 : omnia ablaia praeter libertaiem, — Oros. VI, IS: Massiliam vita tantum et libertate concessa eeteris rébus abrasif), — Cf. sur la liberté laiMée à la Tille, Strab. IV, 1,5.
(2) Ud trésor, trouvé dans le rolsinage de Lyon et qui contenait enTiron 300 de ces drachmes, a fourni des monnaies portant pour La plupart la légende BRI — COMA, quelques-unes arec le cheval marin et ROVV — CN. VOL. ou CAL, toutes d*un poids très léger. Ensuite un antre trésor qui était plus ancien, et qui fut trouvé près de Saint-Remi, contenait, parmi 500 pièces environ, surtout des monnaies de Marseille, qnelqnesunes avec la tête de Pallas et le cavalier, sans légende, un denier consulaire et 15 à 20 des imitations de Rhodi. (Lagoy, JUéd, inéd. de Massilia, p. 29; Notice sur l'attribution de quelques méd , p. 4.)
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