LA GAULE NARBONNAISE
Son Inflaenee
lar les monnaies
celtiques
et snr celles
de U tiaaie
Nsrbonnalse.
que comme une monnaie d'appoint (1). Son influence sur le monnayage celtique n'en est que plus naturelle. Les anciens bronzes qui jusqu'à la conquête de César ont été frappés dans la Gaule celtique, semblent avoir été copiés sur les pièces de Massalia au type du taureau comupète, et appartenir au système monétaire des pièces d'argent massaliotes de style barbare; la plupart sont de potin, c'est-à-dire d'un métal composé de 5/6 de cuivre avec 1/6 d'étain; on peut donc leur assigner une époque antérieure à la conquête romaine sans cependant les faire remonter trës-baut. L'influence de Massalia se fait également sentir dans le monnayage de cuivre de la Gaule Narbonnaise.
On peut dire avec certitude que la monnaie de cuivre Bsppoit du brome qui circulait dans le territoire massaliote pouvait s'adapter s^^ ras. facilement au système des as romains, puisque la pièce d'argent valait trois sesterces; plus tard, et en particulier dans les colonies romaines de Nemausus, Gabellio, Vienna, Ruscino, on copia exactementla monnaie romaine; les monnaies de Nemausus sont les seules que l'on rencontre souvent; les plus anciennes ont encore été frappées à la même époque que la monnaie d'argent et portent les signes du semis et du quadrans (1) ; les as manquent. Les plus récentes por-
(1) Dnns la banlieue de Marseille on a trouTé dans un pot 400 pièces de cuivre de Massalia avec la tête d'Apollon. ^ Taureau cornupèle; une pièce de cuivre phénico-sicilienne (Mionnet^ SuppL, t. I, p. 417, n** 394, 396) et deux triens romains sans noms de magistrats (Lagoy, Revue num,, 1849 p. 323). — Près de SaintrBlarccl^ aussi dans la banlieue de Marseille, on a trouvé environ 300 monnaies aux mêmes types {Revue num, beige, troisième série, t. l, p. 318). — Cf. L. de la Saussaye^ Gaule Narbonnaise^ p. 83.
(2) L. de la Saossaye^ l. cit., p. 156^ 165^ pi. XIX, n«* 6 et 7. On y voit les marques S et Q; la dernière ne doit pas paraître trop singulière pour une monnaie qui n'est pas italienne. Les trois globules d'une pièce de date asses récente de Gabellio (L. de la Saussaye^ /. cit., pi. XVll,n° 6^ cf. p. 146) peuvent à peine être regardés comme des signes destinés à indiquer la valeur.
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teDt des noms d'empereurs, et, comme toutes les monnaies de cette époque, leur valeur n'y est pas indiquée-, ce sont peut-être des as (1) ; ce qu'il y a de curieux, c'est qu'on trouve souvent ces pièces coupées en deux : on pourrait presque croire que Nemausus n'ayant pas le droit de frapper les semis éludait cette prohibition, en -frappant des monnaies dont le type pouvait facilement se partager en
Sa durée. (jeux (2) ; Ic monnayage du cuivre a duré un peu plus longtemps dans cette province que celui de l'argent, mais ce temps a été fort court. Les monnaies coloniales les plus récentes ne semblent pas postérieures au règne d'Au-
87 av. j.c. guste ; même le titre d'Auguste, qui lui fut accordé Tan 727, ne se trouve sur aucune des monnaies de Ntmes et de Vienne (3). Les monnaies les plus récentes de cette pro-
(1) Le métal employé pour la fabrlcaUon de ces pièces de cuivre de Nimes offi*e le même alliage que celui des monnaies de la République et non cciui des monnaies de l'Empire, ce qu'ont démontré deux analyses de Phillips (t. I, p. 204), desquelles la dernière se rapporte d'une manière certaine à un type très-connu de Nîmes :
Gaiyre. Étain. Plomb. Ptr. Soofre.
Jules César et Auguste, de
Tan 42 avant J.-C; poids
22«',16(=342) 79,13 8,00 12,80 traces. traces.
COL. NEM. Deux têtes.
])) Crocodile; poids 1 5*^,42
(= 238) 78,45 12,96 8,62 traces. traces.
Une pièce de cuivre de Massalia avec le taureau cornupète, qui pèse l\^,bO donne 78*',09 de cuivre, 16«%5de zinc, 2>%8 d'étain, ic'.î de plomb, 0*%6 d'argent {Revue num, belge, troisième série, 1. 1, p. 319).
(2) L. de la Saussaye, Gaule Narbonnaise, p. 175.
(3) L.de laSaussaye,/. cit., p. 196 et 197. U est vrai que Ton trouve P. P. sur des monnaies de Nimes avec la légende IMP.DIVI-F. et les tètes
12 av. j.-G* d'Octave et d'Agrippa; mais, comme Agrippa mourut en 742, le titre de parens patriae doit avoir été donné à Auguste ici, comme ailleurs, déjà
S av. J.-C. <iYsnt qu'il l'eût reçu officiellement par le Sénat en 752. Cf. L. de la Saussaye, /. cit., p. 170.
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l'aQUITAIIIE, la GAUIE LYONNAISE, ETC. 257
rince sont celles des Rusciniens (Roussillon) avec la légende IMP. CAESAR AVGVSTVS, frappées au plus tôt en 727 (1) et celles de Gabellio avec IMP. CAESAR AY- GVSTVS COS. XI 9 frappées au plus tôt en 731 ; ce sont probablement les dernières monnaies municipales ou coloniales de cette province. On trouve souvent des pièces de Nemausus portant une contre-marque sur laquelle on lit IMP* ou AVG- (2), destinée probablement à donner après coup à ces pièces le cours et la valeur de la monnaie de l'Empire; de là vient probablement que les bronzes de Nemausus se trouvent beaucoup plus souvent que les autres monnaies coloniales, en dehors du territoire de la ville (3).
Î7 vr. J.-C.
28 ay. J.-C.