LA GALAXIE, LA GAPPADOGE, LE PONT
unique jusqu'ici, d'une pièce d'argent du roi Brogitarus (1),
celui qui, l'an de Rome 696, acheta de la République romaine m ar. j.c.
le titre de roi, et qui probablement obtint en même temps
le droit d'émettre de la monnaie d'argent, droit dont n'avaient
pas joui les autres dynastes de ce pays. D après le poids de
cette pièce, elle est l'équivalent du cistopbore et prouve
ainsi que cette espèce de monnaie était répandue jusque
dans la Galatie.
On connaît quelques télradrachmes des premiers rois de Andensrou Gappadoce; ils sont fort rares et appartiennent, les uns au *** c»pp«doM. système attique, les autres au système de Tyr (2). Les Léon soccewenn. rois qui vinrent plus tard n'en ont plus frappé de semblables etles ont remplacéa par des drachmes attiques pesant au plus A'',22 (3). La chronologie incertaine des monnaies des Ariarathes ne permet pas de déterminer d'une manière positive le commencement de ce dernier monnayage, mais il doit être de beaucoup antérieur à l'année 65S de ^ »▼• ^''<^- Rome, qui fut la dernière de cette dynastie, et il a continué
(1) Mioonet, t. IV, p. 405, n« \2 ; Suppl., t. VU, pi. XIU, d* 3. U pièce
porte la date de l'an 6, qai répond à Tan 703 de Rome. Elle pèse 12(%10 ^i a^- J--c* (=227 3/4). Qaant À BrogltaniB, voy. Druroano, Geschichte Roms^ t. Il, p. 272.
(2) La pièce de I6«',41 (=309, Mionnet, t. IV, p. 442. n* i.— Eckhel, DocL nwn. vet., t. III, p. 196), que l'on attribue à Ariarathe IV, et celle de 15<'>94 (=246, Cat. Northwiek)^ qne Ton croit d'Ariarathe V, sont des tétradrachmei attiqnea; celle avec le signe d'atelier 2f qnl pèse 14«',39 (=271, Mionnet, t. IV, p. 145, n» 19), qael'on attribue à Ariarathe VI, est un tëtradrachme tyrien.Nons ne connaissons pas d'autres exemplaires.
(3) Les deux plus pesantes parmi les monnaies des rois de Gappadoce, dont Mionnet donne la Kste {Poids,^. 170 et 171), pèsent 4«',22 (=791/2); qoatone autres entre 4«',20 (=79) et 4»',09 (=77); treize entre 4»',08 (= 76 3/4) et 3*',93 (=74); qninie, parmi lesquelles il y en a douze des deux Ariobarxanef, descendent jusqu'à 3c,44 (=64 3/4). Ce ne sont donc pas des deniers, mais des drachmes attiques.
Googh
mouDaic8.
jusqu'à la mort d'Arcbélaûs, dernier roi de Cappadoce, arrivée Tan 17 de notre ère.
poiénwn,^ Leg pièces de Polémon !•% roi de Pont (mort en 763),
lav j.c. de la reine Pythodoris (morte Tan 38 de J.-C), et du fils de cette dernière, Polémon II, qui régna de Tannée 38 à Tannée 63 après J.-C, sont tout à fait semblables aux dernières monnaies de la Gappadoce, et leur poids ne dépasse pas 4«%01 (1) .
RéttuionkiEinpi.c La réunioo de ces pays à TEmpire mit fin à Témission de ""etTo^êiTet* ces monnaies qui furent remplacées par une monnaie romaine d'argent (2), spécialement destinée à la province de Gappadoce. Le nom seul de Tempereur est marqué sur ces monnaies, comme cela se voit sur les pièces des provinces d'Asie et de Bithynie, sous le baut Empire, avec cette différence cependant que toutes les légendes, excepté celles de Néron, sont en grec et non en latin. Le nom de la capitale de la province KAIZAPEIA ne s'y voit qu'à partir du règne de Septime Sévère. Dès le commencement, le type est le plus souvent spécial à la localité et il représente le mont Argée. La pièce ordinaire ne dépasse pas le poids de 3«%56 et la double pièce celui de 7«',22; ces dernières sont assez communes depuis Néron (3). Les pièces ayant la
(1) Eckhel (Doc/, num. tW., U U> p. 368 et suiv.) fait remarquer que oet pièces d'argent n'ontpas été frappées dans le Bosphore (cf. supra, p. 2»2), mais dans l'Asie Mineure. Voy. les poids dans l'oufrage de Mionnet^ p. 131.— Cai, Thomas, p.24l.— Proliesch^ p. 281.— Lealie; une de ces pièces pèse 4^^,01 (= 75 1/2, M ionnet, t. Il, p. 365, n" 39), toutes les autres 3<',82 (= 72, Prokescb) ou au-dessous.
(2) Les monnaies d'or de cette espèce (Eckbel, /. cit., t. lU, p. 187) sont d'une authenticité très-douteuse. — Cf. Mionnet, Suppl., t, VII, p. 661.
(8) Les pièces de Tibère pèsent 3c,52 (s54,3, Cat. Thomas, p. 340) ; 3^,45 (=353,3, Leake); 3c,13 (=59, endommagée, Mionnet, t. IV, p. 408, n* 9). — Celles de Néron, •;«',22 (=136, Mionnet, t. IV, p. 409. n* I2); 7»',I5 (=110,3,
Googh
Aradui
LA GALATIB, LA GAPPADOGfi, LE PONT. 315
valeur de la moitié sont rares et rappellent le victoriat romain de la même époque (1). Il ne paridt pas qu'on ait émis des pièces de valeur quadruple (2). Depuis Commode, les poids deviennent fort irréguliers ; quant au métal, il passe petit à petit de l'argent au billon et du billon au ' cuivre. Dans toutes ces variations, la Cappadoce suit exactement l'exemple de la Syrie, ce qu'explique et justifie sa position, tant géographique que politique. De même qu'en Syrie, on trouve originairement en Cappadoce deux sortes de tétradrachmes, et il est probable que, comme dans les contrées voisines, les monnaies de poids attique étaient la monnaie royale, et celle de poids tyrien la monnaie municipale. L'influence romaine fit également cesser plus tard «' Antioche. l'émission des tétradrachmes qui furent remplacés par des drachmes, ce qui eut lieu aussi à Âradus. Enfin, le monnayage impérial de Césarée est en somme ^emblable à celui d'Antioche, avec cette différence qu'à Antioche on fabriquait surtout des tétradrachmes et à Césarée surtout des drachmes avec quelques didrachmes^ rarement des trioboles, et qu'à Antioche le poids des pièces était en géné-
Cat, Thomas, Leake); 8«',56 (=67, MionDet, t. IV, p. 410, n" 17); Z^^M (= 66 3/4, Mionoet, t. IV, p. 410, n** 18). Les monnaies des autres empereurs jusqu'à Commode !nclusi?ement s'accordent en général avec ces poids.
(1) 1«',23 (=23 1/4, Vespasien, Mionnet, Suppl., t. Vil, p. 66i, n* 21); If ,91 (=36. Hadrien, Mionnet, t. IV, p. 415, n« 55); 1»',84 (=34 3/4, Hadrien, Mionnet, t IV, p. 415, n«56); ir,82 (=34 1/4, Hadrien, Mionnet, Suppl., t. VII, p. 671, n* 70). Ces monnaies ont ordinairement pour type une Victoire.
(2) Une pièce de Néron, frappée à Césarée, pèse 14«',49 (=272 3/4, Mionnet, t. IV, p. 409, n* 18); elle n'est pas d'argent, mais de potin. Les autres grandes pièces d'argent, que Ton attribue ordinairement à Césarée, sont des dstophores avec des noms d'empereurs et une légende grecque; elles n'appartiennent assurément pas à la Cappadoce, mais à l'Asie occidentale.
Googh
Contrëct
limitrophes
de la frontière
orientale.
52 ar. J.-C.
rai un peu plus fort qu'à Césarée. Si donc Maecianus, qui écrivait sous Antonin le Pieux, cite le tétradrachme et la drachme (t. II, p. 87, note 2) comme exemples de monnaies étrangères ou plutôt moitié romaines, il est à présumer que c'est du tétradrachme syrien et de la drachme de Gappadoce qui en dérive, qu'il veut parler. Rien cependant n'empêcherait en même temps de supposer qu'il a voulu faire allusion au cistophore d'Asie et de Bithynie, qui, en effet, était un tétradrachme (t. 1, p. 65) et de la pièce qui s y rattachait directement, la drachme de Rhodes. Il est donc probable que la Cappadoce avait été soumise, pour les monnaies, aiî même régime que la Syrie; l'émission des monnaies avait été partagée entre les deux capitales des provinces, suivant l'importance de chacune; et la drachme de Césarée, d'un poids égal au denier romain, ne valait, d'après le tarif du gouvernement, que 3/4 de denier (t. I, p. 49). Le monnayage dont nous venons de parler a une grande affinité avec celui de toutes les contrées situées sur la frontière orientale de l'Empire et dont la base était toujours la drachme attique. Les pièces d'argent du roi nabatéen Aiétas, dont nous avons déjà parlé (t. II, p. 489, note 2 , sont des drachmes attiques. La drachme nouvellement découverte du roi de Golchide, Aristarque, frappée vers Tan 702, est également attique (1); enfin surtout les
es a*. J.-C.
(DTétederoiavec la couronne radiée. ^^BAZAEn2(^(c]APIZTAPX0Y K0AXA02 {sic). Femme assise, coiffée du bonnet phrygien, une rame à la main et un vase sur ses genoux; les chiffires Bl, placés au-dessous, indiquent probablement la date. Le poids est de Zf',12 (=70 grains), Koehne, Musée Kotschoubey, t. Il, p. 430, 446, etc. — Quant à Aristarque auquel, vers Tan 691, Pompée donna le royaume de Golchide, voy. Appian., de Bell. Mithr.,\\i. — Eutrop., VI, 14. •— Hufus, 16, — Cf. Drumann, GesehicMe Bms, t. IV, p. 4T0,
Googh