‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 2)Chapitre 66 sur 232 · LA GALAXIE, LA GAPPADOCE, LE PONT · texte numérisé non relu

LA GALAXIE, LA GAPPADOCE, LE PONT

pièces d'argent des rois parthes qui pèsent au maximum 4«%15 (1), ainsi que les trioboles et les oboles d'argent qui s'y rapportent et qui du reste sont fort rares (2), rentrent également dans le système attique. Toutes ces pièces ont une grande analogie avec celles de Gappadoce de la même époque; mais l'absence des tétradrachmes royaux et la légèreté des drachmes peuvent faire supposer que le monnayage a commencé ici plus tard que dans la Gappadoce. Pour en déterminer l'époque, il faut attendre que la chronologie des anciens rois arsacides ait été mieux éclaircie (3). Dans ces pays, la drachme s'est maintenue pendant plusieurs siècles avec une régularité merveilleuse ; elle ne s'est nullement ressentie de la réduction du denier sous Néron, ni de la dépréciation complète à l'époque de la ruine totale du système monétaire, ce qui prouve, aussi

(1) A l'exception d*UDe pièce^ tout à fait singulière et dépassant probablement le poids normal, qui pèse 4s'^i4 (=68 1/2^ Undsay, Parthion Coins, p. 217, n* b), les deux plus fortes pièces, d'après Mionnet, pèsent 4'', 14 (=78), treize entre 4«',08 (=76 3/4) et 3«',93(=74), les quarante-quatre autres sont au-dessous de ce poids et descendent jusqu'à 3s',l3 (=59) ; la pièce la plus pesante donnée par Lindsayest du poids de 4<%15 (=64); les dix qui suivent, entre 4«',02(=62)et 3»',92 (=60 1/2); les trente-sept suivantes, entre 3«',89 (=G0) et Z^fiZ (=S6); les ^ingt-cinq qui viennent après descendent jusqu'à 2»%88 (=44 1/2) et 2«',62 (=40 1/2). Il semble que la différence du temps ne fasse pas de diflérence dans les poids.

(2) Des trioboles pèsent l'',68 (=26, Lindsay, n« 85, cf. n*> 22); des oboles Of',64 (=12 grains, Prokesch, laed,, 1859, p. 329); 0«%58 (=9) et 0»\52 (=8) (Lindsay, n** 4, 48). H semble qu'il y ait erreur dans les pièces décrites par Mionnel (t. V, p. 650, n"* 7 et 8), qui, d'après l'indication du poids, devraient être des di drachmes.

(3) On ne peut pas croire que ce monnayage remonte jusqu'à Ârsace 11,

qui monta snr ie trône en l'an 506 de Rome. Des drachmes, qui par exception 248 et. j.-c. sont datées, portent les dates PKE, (125), et CAP, (233), (Prokesch, /n«d., 1859, p. 328. — Lindsay, /. et/., p. 131) qui répondent aux années de Rome *^ •* ^ *^« '-"C- 566 et 674.

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bien que le poids de ces pièces, que la drachme des Fartbes n'avait rien de commun avec le denier romain. L'extinction de la dynastie des Arsacides (227 après I.-C.) ne change rien à ces monnaies; les Sassanides continuent à émettre la même pièce d'argent d'un poids approximatif de h^fih^ avec les demies et les sixièmes qui en dérivent (1). Ces pièces représentent toujours la drachme euboïque, avec ses trioboles, ses oboles d'un poids un peu plus léger, et même les califes arabes, qui sont venus après, ont, avec une légère diminution de poids, conservé le même système (2). Les Arsacides n'ont pas frappé de monnaies d'or, celles des Sassanides sont fort rares, quelques-unes pèsent S^.hS^ à peu près comme les didrachmes attiques, tandis que les autres se rapprochent du poids de l'aureus romain du moyen empire, et que celles du iv* siècle se rapprochent des pièces de Constantin (3) .

Nous parlerons des monnaies municipales des villes

(t) Mordlmann {Zeiischrift der deutschen morg. Gesellschaft, t. VIU, p. lU) donne à la pièce des Sassanides le poids de is',04 (=84 a8).^M. de Longpérier {Essai tur la monnaie des Sassanides) Âf,tO (=79 grains). — Dans le Catalogue Thomas seulement Z^,19 (=58 l/i). On trouve encore des trioboles et des oboles sous Ardeschir I* et Schapoor I*% U, lil. Des demi-oboles de Schapour II et 111 sont citées par M. de Prokescb, /. cH,, p. 332.

(2) Mordtmann {loc, cit., p. 172) donne à la drachme des Sassanides le poids de5«%95(=8l,75a«).

(5) Parmi les pièces d'or décrites par Mordtmann (/. cit), Il y a deux didrachmes attiques, l'un d'Ârdeschlr 1*' (226-258 ap. J.-C.), qui pèse 9f^,é$ (=176,6 as)^ et l'autre de Schapour l\ (308-580 ap. J.-C), qui pèse S^^IS (=175,5 as). Six autres didrachmes frappés sous les règnes de Schapour l*' (358-264 ap. J.-C.)et de Schapour II pèsent 7(^,56 (=155,1])> 7«%26 (=151), 7»',25 (=150,5), 7»',22 (=150,84, deux exemplaires), 7«',19 (= 149,64); enfin, un de Schapour 111 (383-388 ap. J.-C.), pèse 4*^,50 (=89,5) et un de Chusra?!* (551-579 ap. J.-C.)» ^,0i (=95). L'aureus de l'époque impériale moyenne pèse 1^,Z à I^At l6 solidus de Constantin, A*' 55. (Cf. sup^a, p. 64.)

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