XV
La Syrie, province romaine en 690.
Pompée trouva en Syrie deux sortes de monnaies d'argent:
!• La monnaie royale ou attique (le tétradrachme) dont le poids normal est 17s',A6, et qui, de fait, ne descendit jamais au-dessous de 16«',60 (1);
2* La monnaie municipale ou tyrienne, dont le poids ne dépasse pas, à Tyr, lâ«',34, et s'élevait, à Aradus, jusqu'à 15»',29 (t. I, p. 45 et suivantes). Nous avons vu que Pompée réunit ensemble ces deux sortes de monnaies et leur donna à Tune et à l'autre une même valeur, égale à A deniers romains, et que, comme ce tarif pouvait le faire supposer, il ordonna que les nouvelles monnaies fussent dorénavant frappées d'après le poids attique; et, en effet, c'est ce qui eut lieu par la suite pour les drachmes d* Aradus et les tétradrachmes de Tripolis (t I, p. 47). Nous avons vu également pourquoi et comment l'émission de ces nouveaux tétradrachmes ne réussit pas et qu'on fabriqua aussi fort peu de drachmes à Aradus. Vers l'an 748 commença l'émission abondante des tétradrachmes d'Antioche qui continue sans interruption jusqu'au règne de Trébonien
[ âv. J.-C.
AndMuiM roonnaitt.
ArtdDf.
« ar. J. -C.
Antloche.
(1) Un des quatre tétradrachmes de Tigranes dans la collection Morthwiek pèse 16<'>85(=360), trois antres, lec'.SS (=355) la drachme de la même époque, i^^^OS (=68). Cf. t. I, p. 99, note 4.
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SSO CHAPITRE lY.
Galle et de Yolusien (morts en 25i de l'ère chrétienne), c* est-à-dire à peu près jusqu'à la fin du monnayage d'argent des empereurs. U y eut plusieurs intenniptions dans cette émission, d'abord depuis les années 5-6 jusqu'aux années 5A-55 après J.-C; mais cette lacune est à peu près comblée par les pièces d'argent, assez rares du reste, de la ville Toisine de Séleucie, émises dans les années 7-S et dans les années 2&-25 après J.-G. (1) , de sorte qu' Antioche semble avoir, vers la sixième année de notre ère, momentanément perdu son droit de battre monnaie, au profit de Séleucie. La seconde interruption conunença sous Hadrien et dura jusqu'à Pertinax. Les tétradrachmes de cette période sont fort rares, ce qui coïncide avec les mesures sévères adoptées par Hadrien pour soumettre cette ville rebelle. Ce ne fut que sous Septime Sévère et à la demande de Caracalla que tous ses privilèges furent rendus à Antioche (2). Laodicée de Syrie a également battu de la monnaie d'argent, mais seulement sous Néron et Hadrien (3) . Toutes ces monnaies
(1) Quelques tétradrachmes portentles dates AH, (38) (de l'ère d'Actinin)et IAP,(n4)(èrederautonoinie). Mionnet,Suppl.. t. VIU.p. 188,n»288, p. 180, n* 289.— Caf. Northioick, p. 142.— D'autres portent les deux dates AN,(S4) et lAP, (131). Mionnet^t. V,p. 276, n* 887.— A la même époque appartient aussi la pièce ne portant ni indication de Tille, ni date, qui d'un côté montre la légende TIBEPIOY KAI2AP02 0EOY SEBArTOY et la tête de Tibère, de l'autre la légende lOYAIOY lEBAITOY et Jupiter Nicephore assis avec les noms de magistrats A0H AHPI 2AN (?) ; cette pièce pèse 14«*,23 (=268) (Mionnet, Suppl., t. Vill, p. 170, n* 220). Mionnet, d'après le style et la fabrique, range cette pièce à Laodicée; peut-être a-t-eUe été frappée à Séleucie.
(2) Eckhel, Doci. num. vet., t. ni,p. 297.
(3) Monnaies de Néron de l'an AlP, (Ul) (Mionnet, t. V, p. 248, n* 719); d'Hadrien des années OP,(nO),AOP,(171),BOP, (172) (Mionnet, t. V, p. t51, n* 736; Suppl., t. VU!, p. 173, n- 229 et 230). La plus forte pèse iai',&4 (=2S5) Ëckbel, /. ciY.,t. Jlf, p. 817.
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