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séitnciesurie et arbitraire. Séleucie sur le Tigre, on Ta dit, prit dans le monnayage des Parthes la même importance qu'Ântioche dans celui des Romains. Les tétradrachmes frappés i4ooQi30aT.j.-c. dès l'année 61& ou 615 environ et régulièrement depuis 58 ar. j.-c. 716. ne portent pas le nom de la ville, mais seulement celui du roi, ainsi que l'ère municipale (d), tandis que les pièces de cuivre, qui sont rares, portent avec cette même date le nom de la ville. Le poids des pièces d' aident est très- inégal, mais correspond assez à celui des tétradrachmes d'Antioche (2). L'altération du métal commence plus tôt et est plus forte qu'à Antioche. Ce monnayage ne cesse que sous le règne d'Ardeschir !•', chef de la dynastie des Sassanides (226 à 238 après J.-G.) (3).
(1) Cf. sur le pays auquel appartiennent ces monnaies la belle exposition d'Eckhel. Doct. num. vet., t. III, p. 550. L'ère marquée sur ces pièces est celle des Séieucides^ dont on conUnne ensuite à se servir comme ère muni* cipale (Ideler, Handbuch der Chronologie, X. II, p. 652). Si à côté de TOP, (173), on trouve aussi AOPy (H 4) (Adr. de Longpérier, Chronologie des Ar^
140-158 ET. J.-C. sacidet, p. 21), ces pièces appartiennent aux années 614-15 et 6t5-16 de Rome; si les lettres TOP se trouvaient seules, on y devrait plutôt reconnaître le nom du mois Gorpioeus^ car des noms de mois sans indication d'année se trouvent sur plusieurs tétradrachmes plus anciens (Lindsay, Parthian Coins, p. 439). La date la plus récente, qui jusqu'à présent se soit trouvée sur les tétradrachmes, après ces dates incertaines et douteuses, 87 ET. J.-c. est E02, (275), 716-17 de Rome (MIonnet, t. V, p. 657 ; Suppl., t. VIII, p. i38, n** 28); les rares tétradrachmes sans date ne permettent guère de fixer beaucoup plus haut le commencement de ce monnayage.
(2) Les plus forts de ces tétradrachmes que nous trouvions sont trois exemplaires sans date, de 15^,56 (=293, Mionnet, t. V, p. 655, n* 27), 15^,19 (=286, Mionnet, t. V, p. 655. n» i8) et li»',90 (=230, Lindsay, /. cit, p. 220). La plupart sont beaucoup plus légers. Des pièces de Tannée 360 pèsent lii%38 (=222, Lindsay, /. cit., p. 221) et 12«',76 (=197, Lindsay).
(3) M ordtmann, Zeitschrift der deutscken morg, GeselUchaft, t VIII, p. 144. Le poids est de 13(',25 (=255 as). Cette espèce montre le roi en costume des Parthes, et appartient à la première époque de son rè-
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Les autres villes de Syrie jouissant du droit de battre Antres monnaie, de même que les dynastes des petits États voisins, ""** *** ** ^*'''* vassaux de Rome, et en particulier les princes de la Judée, de la Gommagëne, d'Édesse, n'ont pas émis de monnaie d'argent à l'époque romaine. Cependant Bar Kochba, chef de la révolte des Juifs, sous Hadrien, émit non-seulement des pièces de cuivre, mais encore des tétradrachmes d'argent, fabriquée d'après le modèle des pièces d'Antioche et avec le nom de Siméon (1).
Nous n'avons pas besoin d'ajouter que la monnaie de l'Empire circulait dans les provinces en même temps que les monnaies locales; nous en trouverions une preuve positive dans les monnaies juives frappées du temps d*Hadrien qui ne sont en grande partie que des pièces surfrappées, pour lesquelles on s'est servi de tétradrachmes d'An-
gne. Parmi les pièces postérieures avec le costume royal ordinaire des Sassanides, il n'y a pins de tétradrachmes ; sans doute Séleude a perdu son droit de monnayage quelque temps après que les Sassanides furent arrivéi ao trAne.
(1) Saulcy, Num. juda^que^ p. 156 et sulv.— CavedonI, Appendice alla mim. bibL^p, 12, 52 et suiy. Les types plus anciens dont on aperçoit des traces sons le coin juif, prouvent que quelques-unes des drachmes et des pièces de bronxe^ marquées du nom de. Siméon, doivent appartenir à Bar Kochba; le vrai nom de 6e chef n'est pas connu (Eckhel, Doct.num. vet , t. 111, p. 471). Du type qui est toujours le même et du style, M. de Saulcy conclut avec raison que cette remarque s'applique à toutes les monnaies de Siméon, sur* tout aux tétradrachmes; un tétradrachme de Siméon, frappé sur un tétradrachme d'Antioche, du commencement de l'époque impériale, a été signalé depuis lors (CavedonI, /. cif., vers la flnl.Cessicles de Siméon pètent 13>^5 (Saulcy, /. cit., p. 168), iVn& (Saulcy, /. cit., p. 161), 15^50 (Saulcy, /. cit., p. 159), ISs'lS (Cavedoni, p. 59); les plus anciens sans le nom de Siméon, mais qui probablement ont été frappés par Siméon l'Asmonéen, pèsent ]4«'65, 14«'50, U»'2, 18»'7. (Saulcy, /. cit., p. 17-20, et t. I,p. i5, note 8). Quant i ta tradition Juive, qui eiiste sur ces monnaies de Bar Kochba, voy. Gritx, Jûd. Geschichte, t. IV, p. 513.
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tioche, de drachmes de Gésarée et souvent même de deniers impériaux.
cuivro. Parmi les pièces de cuivre, celles d'Antiocbe et celles des
Juifs méritent une mention particulière. Les monnaies
Antioche, , d'Autioche sont de la forme ordinaire, et elles portent d'abord le nom de la ville et la date indiquée d'après l'ère d* Antioche en lettres grecques. Mais depuis Auguste, nous rencontrons, concurremment avec ces pièces, une seconde série de bronze. Le type de ces monnaies est celui d' Antioche, sansaucun doute, parfois même il ne diffère pas de celui de la première série; mais la légende est semblable à celle que portent les bronzes impériaux. On n'y voit donc ni le nom de l'atelier d'où la monnaie est sortie, ni l'indication d'une ère provinciale ou municipale, mais seulement le nom de l'empereur en latin, et les lettres $• C, signe distinctif des bronzes de l'Empire romain. Jusqu'aux emperems de la famille Flavienne, ces deux sortes de monnaies continuent à être fabriquées concurremment, mais elles finissent petit à petit par se confondre en une seule espèce ; la première devient bilingue à partir du règne de Claude, et la légende est uniquement latine sous Yespasien. La date municipale disparaît, de sorte que l'absence seule des lettres S.C* la distingue de la seconde. Après Yespasien, il n'y a plus aucune différence et les deux sortes de monnaies n'en forment plus qu'une seule (1). A dater de cette épo-
(1) Eckbel (Doct, num. vet, t. m, p. 282, 302) fait durer ce monnayage de cuivre jusque sous Marc-Âurè]e, en rapportant (p.283) àrèrecésariennedeTan 705 toute une série de monnaies de cuivre ne portant ni tôtes d'empereurs, ni autre signe quelconque de l'époque impériale, mais des date8jiisqu'àran226. Cette appréciation peut être exacte pour les chiffres inférieurs^ mais les plos forts se rapportent plutôt & l'ère des Séleucides et appartiennent à l'époque antérieure à la domination romaine.
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que, les monnaies de cuivre portent toutes les lettres S*C. Sous Trajan, un nouveau changement remplace la légende latine par une légende grecque, à l'exception des deux lettres oflQciellesS-C-» et ces pièces subsistent sous cette forme jusqu'au règne de Gallien (l).Il est clair, d'après cela, que depuis Auguste, on fabriquait à Antioche, outre les pièces municipales de cuivre et les pièces provinciales d'argent, des monnaies impériales de bronze. 11 n'est pas facile de désigner le nom que pouvaient porter ces pièces, mais c'étaient probablement des sesterces et des as (2). Depuis Gordien III, on voit régulièrement les lettres S.C sur les pièces d'argent d' Antioche, et sous Philippe on y lit de plus la lé-* gende MON* VRB. {moneta urbica) (3). Il est donc vraisemblable que la mesure adoptée depuis longtemps pour le cuivre fut alors appliquée aussi à l'argent et que le tétradrachme provincial d' Antioche fut désormais assimilé à la monnaie générale de l'Empire, au tarif de 3 deniers ou peut-être avec un tarif plus avantageux. Évidemment le signe S-C. adopté par Gordien n'avait pas de raison d'être sur l'argent; c'est pour cela que plus tard on y ajouta les
(1) Eckhel, /. cit.y t. fil, p. 300, 303.
(2) On distingue une espèce plus grande, module 9-8 de Mionnet, et une autre plus petite, module 6-5 de Mionnet,qui tombent peu à peu Jusqu'au module 6 et l, mais qui, sous Ëlagabale, reprennent la grandeur normale. La première espèce est sans doute le sesterce, la deuxième Tas ; pourtant les pièces de la seconde espèce, portant la couronne radiée (Mionnet, t. V, p. 199| n«416, Antonin le Pieux ; i6irf.,p, 206, n*' 467,468, Élagabalc) peuvent être des dupondius, quoique la même couronne radi<^e se voie aussi quelquefois sur la première espèce (Mionnet, t. V, p. 197, n* 897, Trajan; ibid.f p. 206, n" 473, Éiagabale). On n'a pas encore fait de recherches sur le métal de ces pièces.
(3) S.C Mionnet, t V,p. 184, n- 283etsuiv. ; S.C et MON,VRB. ifrid., n~286, 286.
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mots MON* VRB* Enfin la présence des lettres S*C* sur des bronzes de Damas de Syrie, sous les empereurs Trajan Dèce et Émilien (1), sur les pièces de Phîlippopolis, en Arabie, sous Philippe (2), comme sur celles d'Antiocbe, prouve que ces villes, situées toutes dans la même circonscription monétaire, avaient obtenu pour leurs monnaies de cuivre le privilège d*être assimilées à la monnsde de l'Empire.
Bronseijttifi. Les brouzos juifs sont intéressants sous un autre point de vue. Les Asmonéens avaient, il est vrai, frappé de la monnaie d'argent et de la monnaie de cuivre pendant quelques années (t. 1, p. &5, note 8), après en avoir obtenu l'autorisation; mais, plus tard, ils se contentèrent de la monnaie de cuivre, et les rois iduméens, qui après l'extinction des Asmonéens montèrent sur le trône de Judée
83 ET. J..C. dans la personne d'Hérode le Grand, en 716, ne frappèrent également que de la monnaie de cuivre. Lorsque l'an 6, après la naissance de J.-C, la Judée fut administrée par un procurateur romain, l'atelier monétaire national resta en activité. Le procurateur romain fit frapper des monnaies absolument semblables à celles des derniers dynastes du pays, en évitant môme d'y faire graver l'effigie impériale, odieuse aux Juifs, et avec cette seule différence que le nom de l'empereur romain remplaça celui du souverain national (3) . Cette série continue sans interruption jusqu'à
(1) MioDnet, t. V, p. 297, n* 93; Supplément, t. Vllf, p. 208, n* 46. - Eekhel, l^oct. num. vet., t. IV, p. i98.
(2) MIonnet, t.ï, p. il9, n- 359-361 ; tV,p. S89,n«50.— Cf. supra,p. 149.
(3) Eckbel, Doct, num. vet.t t. III, p. 497. — Stulcy, Num, jud., p. 138 et 8Qly. — Cavedoni, App, alla num. 6t6i.^ p. 38 et solv. Si les dates Inscrites sur ces monnaies, du moins sur celles qui ont été frappées sous Auguste, se rapportent à Tère d'Aetlam, Cayedoni aurait incontestablement prouvé, contrairement à l'opinion soutenue par M. de Saulcy, qne la plus
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Néroo. Sous Titus, on voit paraître la légende lOYAAIAC EAAHKYIAC (1). Entre ces deux règnes etaprës le dernier, ces monnaies se confondent avec les bronzes frappés en dehors de Tautorité du Sénat, et seulement avec le nom de Tempereur, et probablement ensuite avec la monnaie municipale de la colonie romaine de Jérusalem, fondée par Hadrien.