‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 2)Chapitre 74 sur 232 · LA MONNAIE DE L* EMPIRE ET LA MONNAIE PROVINCIALE. 3A · texte numérisé non relu

LA MONNAIE DE L* EMPIRE ET LA MONNAIE PROVINCIALE. 3A

tioDS trouvées dans l'Asie Mineure et dans lesquelles il n'est pas fait mention, autant que nous sachions, d'une autre espèce de monnaie d'argent que du denier (1), nous en fournissent la preuve.

La remarquable inscription de Gibyra dont nous avons déjà parlé (t I, p. 35) le prouve encore mieux. Après avoir désigné une somme en drachmes de Rhodes, elle en donne immédiatement l'équivalent en deniers romains. L'Egypte est encore la seule province romaine qui fasse exception à cette règle générale. Il parait qu'au moins jusqu'à l'épo- L-^arpte que de Dioclétien, les comptes publics continuèrent à y être exception, réglés en drachmes, oboles et chalcus (2).

(1) Même le mot ^xM m tronye A peine employé. Dans l'Inscrip- Uon (Corpus mscr, grœcarum, n» 5782) il y a d'abord X MYPIA et XE, pais AIXMAZ (ou AIXATAZ) ftiA; il n'est point du tout cerUin qu'il faille reconnaître le mot dpaxi^ ^^^^ ^^ dernier mot. Il a déjà été dit que les mots Spaxi&ti et 8(8pax(iov sur les monnaies d'iSphèse (supra, p. 807) n*ont rien k faire ici.

(2) C'est ce que montrent surtout les acquits écrits sur des tablettes de terre cuite, que l'on trouve dans le Corpus inscriptionum grœcarum, et particulièrement sous les n«* 4868, 4869, 4873, 4874, 4887; le signe, que Ton explique par dovdpiq^, n** 4865, 4867, 4^69, 4882, n'est pas tout à fait certain. De même les dons faits au temple duKhardassy.qcand ils ne sont pas Indiqués en pièces d'or romaines (aurei), sont donnés en talents et en drachmes (Corpus inscr. gr., n«* 5011, 5014). ~ Dans deux Inscriptions des années 844 et 248 (Corpus inscr. gr.^ n** 5008, 5010) la même somme est une fois exprimée par les mots ctxoot xp<>^) une autre fols par les sigles CICcD. Il est sûr que ce ne sont pas 220 folles^ comme le croit CavedonI, car on ne commence à compter en folles qu'au temps de Constantin; mais on oe saurait dire s'il faut reconnaître seulement x'xp ou quelque autre cheee. L'aune égyptienne, Kartabe, etc., existait encore à Tépoqoe impériale. Les historiens racontent même que les Arabes laissèrent k l'Irak ses drachmes et ses kafize (nom d'une mesure), à la Syrie ses deniers [solidi) et ses modiU à l'Egypte ses deniers (solidi) et ses artabes (Al-Makrlzl, Hist, mon, Arab., éd. Tychsen, p. 105. — Cf. Elmakin, cité par Reiske dans le Repertorium fur bibl, undmorg, Litteratw, t, IX, p. 210).

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ihh CHAPITBE IV.

BronM. Il n*y a aucun doute que la monnaie impériale de bronze

n'ait eu, comme le denier, un cours légal et forcé dans toutes les provinces de TEmpire. Nous en avons parlé plus haut («tipra, p. 325), à l'occasion des pièces frappées à Antioche. Les deux lettres S.C. gravées de manière à être vues au premier coup d'œil, étaient évidemment destinées à établir une distinction entre les monnaies frappées à Rome et celles qui étaient fabriquées pour les provinces. Toutefois il paraît qu*on trouve peu de monnaies impériales de coin romain en Orient; probablement on ne sentit pas la nécessité d'introduire cette monnaie dans cette partie de l'Empire, à cause de la grande quantité de monnaies divisionnaires, qui avaient été frappées dans les différentes villes de l'Orient; de fait les monnaies impériales constituent la seule petite monnaie de l'Italie et de l'Occident On retrouve, il est vrai, en Orient des comptes faits en as (iatfàpux), mais il ne parait pas que cette manière de compter fût obligatoire comme pour les deniers (1).

Or. L'aureus romain était la seule monnaie d'or existant

dans l'Empire. Excepté quelques monnaies italiotes de la Guerre Sociale (t. II, p. 426, n* 225) ^ quelques pièces de Mithridate {supra, p. 300), les monnaies de Goson, prince de Thrace {supra, p. 283) , celles d'Amyntas, roi de Galatie et de Pampbylie {supra, p. 300 et 311), qui doivent leur existence aux désordres des guerres civiles, nous ne connaissons dans les limites de l'Empire romain que les pièces d'or de l'Empire, toutes frappées exclusivement d'après le système romain, excepté celles de Flamininus (t. II, p. 11 6, note 2, et supra, p. 278).

(1) L'iiiscripUon de Syra {Corpus inscr, gr., d* 2347 k, p. 1060) donne des comptes en deniers et en as. Cf. supra^ p. 308, note 3 et p. 809^ note 1, les indications de la valeur sur des monnaies de bronze de cette époque«

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