MONNAIES D*OR DU III^ SIÈCLE
Sous Caracalla, en 215 (1), le poids de Taureus parait avoir été réduit à 1/50 de livre = 6»%55. Les pièces de carwaii». Caracalla et celles d'ÉIagabale correspondent assez bien à ^^ ^^^^ ^^^ cette donnée, tandis que Macrin qui régna entre ces deux iucrin. princes reprit suivant toute apparence Toncien poids variant de 7«',3 à 7«sâ (2). Sous Sévère Alexandre les sët^re Aiex«ndr«. pièces sont quelquefois au-dessus et plus souvent audessous de 1/50 de la livre et cette différence va jusqu'à OK',8, ou 0«',6, pour le poids supérieur et 08%5 pour le poids inférieur. Depuis cette époque jusqu'à Constantin, il y a une telle discordance dans les poids qu'il est impossible de retrouver le poids légal ni même de fixer les limites approximatives des différentes espèces (3). Sous Valérien et Gallien, par exemple, nous avons des ternimes de 158',24 (= 3 X 5«%08) , des biniones de 11«',89 à 11«%14
naie de véritable or du poids de 2>%55 (Kôhne, Musée Kotschoubey, t. Il, p. 332), laquelle n'est autre chose que le triens Saloniniantts, Cependant la fabricaUon n'en fut pas conUnuée dans cette contrée. — On ne trouve plus de Trais quinaires d'or après Sévère Alexandre; mais le système de monnayage pour l'or à cette époque est tellement confus qu'on se trouve dans l'impossibilité de déterminer le nom des pièces.
(1) La Nauze, Mém, de rAcad.des inscript, t. XXX, p. 292.
(2) Voyez les poids des monnaies d'or romaines depuis Caracalla Jusqu'à Dioclétien à VAnnexe V. Les expressions, frfrmae bilibres et centenatiae, dans le passage cité supra^ p. 59, note 1, semblent se rapporter à une seule et même espèce de monnaie, deux livres étant égales à une centaine de ces pièces d'or; cependant la leçon n'est pas très-sûre.
(3) C'est avec étonnement qu'on lit dans l'ouvrage de M. Goben {Médailles impériales, 1. 1, p. XVII), que, selon notre opinion « il ne devrait plus y avoir de différence dans le poids du denier entre Caracalla et Dioclétien » et plus loin « dans ces matières-là, ce n'^est pas Vérudiiion qui peut décider* la question, mais la pratique teule. » Les tableaux des pesées qui se trouvent dans mon travail Intitulé : Ver f ail des RÔmischenMûnzwesens in der Kaisetzeity suffisent pour prouver que ces criUques ne sont pas fondées.
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VâWrien (—-Sx 5«%94 à &^^b7), et des aureus dont les plus pesants atteignent 6«%03; les tnentes (car 1 expression de trientes Saloniniani désigne évidemment les pièces les Trienteê piug légères) pèsent au minimum un gramme. Mais il est difficile de déterminer les subdivisions de cette série qui va en décroissant de Q^^Oi jusqu'à un gramme. On peut admettre, sans cependant que ce soit bien certain, que les pièces pesant de b^^lb jusqu'à O**,©.? sont des aureus; celles fort nombreuses de 3»% à à^,7Q des doubles (rietites, et celles de 1«% à 2«',38 des trientes. Malgré ces difficultés, de toute cette série ce sont encore les pièces de Valérien et de Gallien qu'on peut classer avec le plus de probabilité. On voit par les édits de ces princes que le Qrtnde irrëguia- poidsdc 1/60 dc livrc fixé par Garacalla était néanmoins tou-
ritë dans les . ' ^
poids k cette tf- jours cousidéré comme le poids légal [infra, p. 68, note A).
wSdëtVei"*^" ^ Les pièces d'or de 8«%7 et au-dessous que l'on trouve surtout sous Aurélien et Probus, doivent valoir quatre trientes dont le poids normal devrait être de 86',73; mais ici encore la limite qui sépare ces pièces de l'aureus simple est difficile à déterminer. On parait avoir essayé à plusieurs reprises de remédier à ce désordre. Aurélien et Probus s'efforcèrent de ramener Faureus à son poids (à 1/50 de livre), mais ce fut sans succès : la même confusion dura encore pendant toute l'époque de Dioclétien (1). D'audacieuses fraudes,
(1) L'opinion de MM. Pinder et Priedlftnder {Beitràge zuràlt. Mûnikunde, \, p. 13), opinion que nous avions adoptée et d'après laquelle les monnaies d'or frappées par Dioclétien et ses collègues ont été régulièrement taillées, ne peut plus se soutenir ris-à-Tis des matériaux actuels. La pièce d'or de Dioclétien du module ordinaire^» comme celle de Gallien, Tarie de 5*^,93 à 4«%39, de sorte qu'il est impossible de diviser la série en pièces de I et
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