‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 2)Chapitre 10 sur 232 · IIONNAIES D OR DU III'' SIÈCLE · texte numérisé non relu

IIONNAIES D OR DU III'' SIÈCLE

des demi-mesures dans les tentatives de réforme, l'émission simultanée de pièces d'or par des princes collègues et souvent rivaux, et d'après des systèmes différents, la négligence ou rinâdélité des officiers préposés à la monnaie, toutes ces causes réunies contribuèrent à faire durer cette confusion; l'émission de pièces d'or sans règle se perpétua pendant presque tout un siècle, fait inouï dans l'histoire et qu'on a de la peine à comprendre. Cet état monétaire ^^^' ^or des ne fut pas sans influence sur la monnaie d'or contemporaine dans les provinces Danubiennes et sur les pièces du Bosphore (1). Dans ces dernières pièces l'irrégularité du poids vient se joindre à l'altération du métal qui passe peu à peu et successivement de l'or à l'électçum, de l'électrum à l'argent et au billon. Les pièces d'or frappées en Perse, quoique en petit nombre, au commencement de la dynastie des Sassanides (depuis l'an 226 de notre ère) offrent avec ce désordre un contraste remarquable ; les unes sont frappées d'après un système national dont l'argent est l'étalon, les autres «ont taillées sur le modèle des aureus des premiers temps de l'Empire et pèsent 7«',34; toutes sont frappées avec soin et avec la plus scrupuleuse régularité. Ainsi pendant un siècle entier on avait altéré la monnaie d'or qui, étant la base de tout le système monétaire, aurait dû être frappée d'une manière régulière; cette altération avait non-seulement changé le poids normal, mais encore elle rendait illusoire toute espèce de fixation du

Dëmonëtiaatlôn d« l'or.

de 2 triens. 11 y a en outre des pièces isolées de bZ^Ml, peut-être Talant 10 aureuf , ainsi que la pièce d'or de V^fiB frappée par Carus et Carin qui serait égale à 5 aureus ; de même les pièces de 20<',77= 4 aureus, de &',U = peut-être 4 triens, ir,0i9 = probablement un triens.

(1) Comme on leyerra plus loin dans la quatrième partie de cet ouvrage.

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Edit rëffulatear de Consttntln en

PI. XXXVIII, n*« 1 , 2 et 3.

ÔA CHAPITRE m.

poids des pièces ; le résultat de ces abus devait produire ce qu on pourrait appeler la démonétisation de l'or. La monnaie d'or cessa d'être considérée comme monnaie; les pièces n'étaient plus regardées que comme des fragments de lingots estampillés à l'effigie impériale et ne pouvaient être acceptées dans le commerce que la balance à la main. Constantin le Grand, pour couper le mal dans sa racine, publia (1), en 312 probablement, un édit qui réduisit l'aureus à 1/72 de la livre = 4«%66; voilà, pourquoi, sur quelques pièces assez rares de Constantin, on voit le chiffre LXXII (2), et sur celles qui sont postérieures à Tannée 367 (lors du renouvellement du même édit) le

(1) 11 semble que les dernières monnaies de Maxence de 4(%4 (Pinder^ Ant, Mûnxen des K. Muséums, p. 220) frappées avant Taotomne de 312 et les dernières de Maximin Daza (mort en 313) de 4(%2 (Pinder^ /. cit., p. 219, avec la légende : VICTORIA.CONSTANTINIAVG), de 4«M0 et de 3(^69 (Musée Brit., Vazquez Queipo,t. 111, p. 448) suivent déjà le nouveau système ; cependant on ne peut le dire avec certitude,parce que l'ancien monnayage d'or irrégulier a aussi produit des pièces ayant environ le poids du solldus postérieur. Les monnaies que Constantin et Licinius comme Augustes Ûrent fabriquer depuis 308^ ont ordinairement le poids postérieur; mais il y a, du moins de Licinius Auguste, aussi des monnaies d'or de l'ancien système, par exemple de5»%31 (= 82, Pcmbroke) et de 6»',25 (Berlin, Pinder, /. ciL, p. 221). Si la première de ces monnaies (avec la légende : OB D V FILII SVI, Eckhel. Doct. mm. vet, t. VIII, p. 64) date réellement de Tannée 317, Licinius n'a changé que plus tard le système antérieur contre celui établi par ses collègues. Pendant l'époque suivante Constantin passe pour l'introducteur de la monnaie d'or daus i'£mpire romain. Cf. l'écrit bizarre Intitulé : de Rébus belL annexé à l'édiUon de Yégèce publié par Stewech (p. 86).

(2) On lit souvent chez les écrivains anciens que la pièce d'or doit peser 4 scrupules {Cod. Theod., Xll, 7, 1, an 326) ou 1/72 de la livre {Cod. Theod. , XII, 6, 13, an 367).

[Cf. Cohen, Méd. imp., t. VI, p. 112, note, et ce que j'ai dit dans les Annotations aux Lettres du baron Marchant^ Paris 1861, p. 423].

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PI. XXXIX« n- I i et S.

MONNAIES DOR DD JIl* SIÈCLE. 66

même chiffre se trouve en lettres grecques, QB (1). Le

trieos ou tiers de sou de 1«',52 et le semis ou demi-sou

(plus rare) de 2«',27 sont les divisions de ce nouvel aureus

de Constantin (2). On trouve aussi des pièces de 1/48 de

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