MONNAIES DE CUIVRE DEPUIS LE III* SIÈCLE
doDt les pièces sont faciles à reconnattre à l'indication de leur valeur, qui s'y trouve marquée en chiffres.
Cette série, adoptée dans tous les ateliers de l'Occident ^""^^ v^*^par les Ostrogoths et même dans la plus grande partie de pi. xl. l'Orient, se compose de pièces marquées en chiffres latins ou grecs : 40, 20, 10, 5, 1 (ce dernier chiffre est souvent supprimé) ; les chiilres 30, A, 3 et 2 sont rares. Sur les pièces sorties des ateliers de Thessalonique et de Ghersonésus, on voit quelquefois, au lieu de 20, 10, 5, les chiffres 16, 8, à ; celles d'Alexandrie portent, sans exception, les nombres 12, 6, 3, et sous Justinien I" seulement (ei encore fort rarement) le chiffre 33, ce qui constitue une série tout à fait anormale. Enfin les monnaies vandales portent les chiffres &2, 21 , 12, & (1). Le poids de ces monnaies est très-inégal ; les.pièces d'Anastase, marquées /lO, varient de 10 à 16 grammes (2) .
nummis qitos Romani terentianos, Graeci pholieraies vocant, suo nomine figuratis placabilem plebi commiUationem distraxit. Le passage parait toutefois altéré. Il se peut bien que l'adjectif terentianos dérive du nom du monétaire qui avait émis le premier cette espèce de monnaie; par conséquent, on n'aurait pas besoin de le changer en teruncianos, petits deniers (cf. infra, p. 108^ note 1). Mais, au Heu de distraxit, il faut peut-être lire, d'après Nlpperdey, direxit ou bien instruxit. Quant à l'interprétation des mots iuo nomine, nous les ayions autrefois ( Fer/'a// des rdm. Mûnzwesens in der Kai' serxeit^ p. 286) rapportés à l'indication de la valeur, c'est-à-dire à la valeur marquée en chiffres; mais il parait, d'après la remarque de MM. Pinder et Friedlander (Beitràge^ \, p. 130)} que ces mots se rapportent plutôt au nom de l'empereur.
(1) Cf. en particulier Pinder et Friedlander, Mûnzen Justinians, p. 18.
— Sabatier^ Production de Vor, p. 166. — Rev. num.^ 1858, p. 194 et suiv.
— Finlay, On Roman and Byz. Money, p. 17. I^s pièces portant VRBS ROMA et Çj décrites par Sabatier (/. cit., p. 168, 171), et qu'on prétend avoir été frappées à Rome, appartiennent plntèt aux ateliers d'Alexandrie.
(2) Trois pièces portant la marque de la valeur XL à refflgie d'Anastase pèaentruneaa-de8SusdelS>',6(=+l/2onGe,Pinlcerton),l'autrel8gr.(=200),
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Alliage du métal. Le ligkiiient de Koclétidn fixait, pour la monnaie d^ cuivre, un alliage de zinc et (f ai'gent, mais en excluait lé plomb (supra, p. 98 et note i). Cet excellent alliage ayant été légalement accordé, ainsi que le procédé de sauccfr le3 pièces, il est certain qne les monnaies qui furent fabriquée» de la sorte ne pouvaient point passer pour de véritables pièces de cuivre : voilà pourquoi un édit de SA9 défend aux employés de la monnaie de séparer Targeitt du cuivre (1).
Évidemment les frauda monétaires avaient recommencé, comme sous Claude le Gothique et Aurélien ; malgré ces édits, la dépréciation da métal était probablement à cette époifBC un fait accompli; l'analyse des pièces, depuis Constantin le Grand jusqu'à Tbéodose, n'indique aucune IracB d'argent, peu de zinc, beaucoup d'étain et dé
tafrotsième t(!^,A (=l60);cleiix aatres pèsent I9et f7 gr. (Gorf, MUs. Fîor., t. VI, p. 221). Quatre plèccg avec la marque XL à Tefflgie de Jtistioleft {lèsent 24»',5, 23«',0, 22r,«, 22 gr. (GorI, /. ciV., t. Vî, p. 222); la plus forte fte celle» qui ont éH examinées par M. Ffnlay pèse 24i%88, de sorte que la fliatton du poids à 31 gr. (=ri once), proposée par Pinkerton (Essay on MedaU, t. I> p. 154) parait trop élcrée. Les pièces de 40, frappées par les Ovtrogotlis, pèseirt l'une dans l'autre 10 gr.; leurs pièces de 10 pèsent !t*%b (Frtediiinder, MBnzen der Ostgothen, p. 19). Les unités, c'est-à-dire les pièces <te t, marquées d'un A, pèsent, d'après M. Finlay, de 0«',39 à 0^,0^ (=C à 10); les pièces de 2 pèsent 0«',7l (=11); les pièces de 3 pè^rent 1«»,04 (=16) ; les ptènjes de 4 pèsent f'fhb (=2*), el les plècea de 5 pèsent 1»',88 (=29).
(l) Cod. Theod.f IX, 21, 6 : Comperimus nomtuUor fiaturarios rhafôrinom pecumani' non minus crh/tthose qvuim crebre^ separato argento db «•re> purgùrt. li y avallt dbnc des eiMpIoyés de la monnaie qui faisaient des frMdès sur le métal destiné à la ftibrieation de la pecunia mojofim, eii wépêmtûî Vt^tm du cuivre; ce qui s'acoordr parfUttement Menr tfree le eeftre ati^ntifèrtf employé à Itf MifnUoii des fflmntalW de- ctfWre
MONNillES DE GUIVBE DEPUIS LE Ili' SIÈCLE. lOS
{doDib (1). Les pièces de cuivre frappées depuis Anastase leur sont supérieui*es, elle» ne contiennent que du cuivre et du zinc ou du cuivre pur (2). Le Code Justînien s'accorde avec ces analyses en excluant tout alliage de la^mon^^ naie de cuivre (3).
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