‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 3)Chapitre 16 sur 240 · MONNAIES DE GOITRE DEPDI8 LE UI* SIÈCLE · texte numérisé non relu

MONNAIES DE GOITRE DEPDI8 LE UI* SIÈCLE

de Tacite qui ne contiennent ni plomb ni étain et environ 6 0/0 d'argent. Les Antoninianus d'Aurélien, comparés avec ceux de ses prédécesseurs, sont remarquables par une frappe meilleure et plus nette; mais déjà à la fin du règne de Tacite et sous ses successeurs, les abus recommencent et le métal fin disparaît presque entièrement.

Sous le règne de Dioclétien et de ses collègues, entre les uonreiiet pi^i années 296 et 301, on introduisit uu grand changement d« «»»^« «>»•

1 1 . i . /*v XV . T .1.1 Dlooldtlen.

dans les monnaies de cuivre (i). Depuis lors, il existe deux n. xxxvn, n-

8, 9, 11, IS et 14,

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ffCqi 5U5oMce, t6 x(68v)Xov àicoSdoOai toI»c àicb toO ôif{(iou icapotoxeud^oç, xoùxff tt xbi 9uii6dXaiat wTxuoeoK àicaXXdÇaç. — Il parait cependaDt que rannaliste a rapporié ces choses en les em bel lissant comme rhétoricien, plutôt quMl ne lésa comprises comme historien. Il se peut qu'Aurélien ait voulu retirer les monnaies de Claude mal frappées; mais il n'a pas pu réaliser ce projet, comme le prouvent toutes les trouvailles. En outre, on ne confit pas non plus comment il y avait moyen de remédier à la ruine du commerce, en remplaçant la mauvaise monnaie fiduciaire par d'autre mieux frappée; pour arriver à ce but, il fallait d'autres mesures.

(1) Les monnaies de Carauslus (mort en 293) et d'AlIectus (mort en 296) sont frappées d'après le système de Gallien; celles de Constance Chlore et de Galère comme Césars (292-305), ainsi que celles de l'atelier monétaire d'Alexandrie, établi au plus tôt en 296, suivent encore co même système. Le décret de Dioclétien, sur le maximum des tarifs, prouve que le nouveau système de monnayage avait commencé avant 301; car ce décret reconnaît déjà la nouvelle unité dont Tlntroduction est en rapport Immédiat avec cette réforme du monnayage de cuivre. Parmi les monnaies de Dioclétien et de ses collègues, décrites dans le Catalogue de Ramus, et qui ont été frappées avant 305, celles aux légendes lOVI CONSERVAT. (AVGG.)et lOVI FVLGERATORI sont monnayées, partie d'après le nouveau système, partie d'après celui de Gallien, tandis que le nouveau système est adopté exclusivement pour celles qui portent les légendes suivantes : GENIO POPVLI ROMANI (très-nombreuses); SACRA MONET. (VRB.)AVGG. ETCAESS- NN.; GENIO AV- GVSTI; FELIX ADVENT. AVGG- NN. (relatives à l'entrée triomphale à Rome en 303, sans avoir été nécessairement frappées dans cette année même); SALVIS AVGG. ET CAESS- FEL- (ou AVCTA) KARTH.; VIRTVS AVGG-; PAX AVG.; CONSERV. VRB. IIL 7

W <CHAHTBS III.

sortes de monnaies de cuivre, l'use d'un module égal au moyen bronze, et l'autre semblable au petit bronxe. La couronpe radiéje disparaît ; elle est remplacée par lacouroQiie de laurier, et quelquefois pur le casque; on y voit aussi quelques traces d'argenture (4), et, sur la plus grosse pièce, le chiffre romain XXI que nous trouvons uniquement sur les Antonioianus de la dernière époque (2). Le poids des plus grandes pièces de cette espèce est d'environ 10 grammes (3) ; les petites pèsent de 2 grammes à 2«',6 ; l'analyse ne donne pas de plomb, mais bien de l'argent et du zinc (4) ; par conséquent, par le poids, par le type et par l'alliage de zinc, ces monnaies se rapprochent des

SVAE; FIDES MILITVM(AVGG. ET. CAESSNNOet d'nutres. Lm monnaies de cuivre fnippées depuis 305, par exemple celles de Constance Chlore et de Galère comme Auguslef, sont exclusivement monnayées d'apcès Je nouveau système. La seule exception que nous connaissions est la mon* naie de FI. Sévère (Ranuis, Seuerus^ n'» 1), qui est de troisième gcandeur, et sur laquelle l'empereur porte la couronne radiée; mais on peut supposer qu'il y a ici confusion et méprise de la part de Ramus.

(La question relative aifx monnaies frappées à Alexandrie sera axaninèe de nouveau dans la quatrième partie de cet ouvrage]. J. W.

(1) Pliikertcn, /. cit., t. I, p. 144. — Borghesi cité par Dureau delà Malle, Économie politique des Romains, t, I^ p. 117. — Les monnaies à fleur de coin du trésor de Vezenai ont pour la plupart des traces luisantes d'argent, quelques-unes avaient même tout à fait l'apparence de monnaies d'argent. (Soret, AÊém. de lu Soc. d'Hist, de Genève, t. I, p, 2il.)

(2).Ramu8^ l. cit,» Maximianus Berculius, ii*MO, 50; Chlorus, n' 29;.Galet'ius Maximianus, n" 1 1 .

(3) Borghesi a trouvé dai>s vingt de ces pièces argenlées ou saucées et très-bien conservées un poids moyen de ie''',6, dans vingt autres ordinaires un poids moyen .dei8l*%5. — Cf. Dureau de la Halle, Économie poli tique 4es ^mains^ 1. 1^ p. U6. — Les monnaiea de cette espèce de laOreop velUe de Dabiheim pesaient, d'agrèe Je miyor jSeofJUer, l'iue dans tfauti» flr^^3(FsnO«rainsS).

(4)^^atier trouve dans j»iie jrfèceje DMéliMi J^>6ûi'«rgeBt, ftgf ^9S de e«if Kl 9^^9, de sloc, l«%20 d'étala*

MONNAIES DE CUIVRE PEMIJS LE lU* SIÈCLE. 09

anciens sesteiees, tandis que« parleur couleur blanche «t Targent qu'elles contiennent, elles se rapprochent de Taocim Antoninianus ; je cbiflDre XXI indique clairement qu'on doit les considérer comme ayant succédé à cette pièce.

Ces monnaies subirent une modification importante vers NouTeanz ebang*. Tannée 311 ou 312 ; depuis lors, la pièce jprincipale est eo *"*"•• •" '" *"" général plus petite et plus légère (1) : le module, au lieu d'être de deuxième grandeur, est de troisième. Dans les premières années de Constantin, le poids en est de 8 grammes ; dans les dernières, de 2 à 3 grammes (2); aussi continuent-elles à être saucées (3). Bientôt après la «lort de Constantin II (3.Â0 après J. C), la monnaie de ciuvre revient au module fixé par Dioclétien, les pièces assez

(1) A cette classe appartleoBenl, d'après Ramus (/. c</.), outre une monnaie isolée de FI. Sévère (30^307)» quelques-unes de Maxence (30(n312), plusieurs de Maximin Daza comme Auguste (308-313), la plupart des monnaies de Liciuius le père (307-323) et de Constantin l**^ (308-337), principalemeat cel)es frappées depuis 333, et, sur lesquelles se trouvent des légendes qui ne sont pas tout à fait païenner^ qu'on peut considérer en quelque sorta comme indiiférentes^ et, pour ainsi dire, égalemeot admissibles pour tons les sujets loyaux (Eckhel, Doci. mm. veL, t. Vlil, p. 78)^ enfin toutes les monnaies de Licinius le fils (317-333), de Crispus (317-32C) et des autres princes de la famille de Constantin. A Tépoque de transition, on trouve aussi des pièces dont le module est entre la deuxième et la troisième graa4flor.

{i) Eisenschmidt [de Pond, et Mens., p. Hl) et Borgbesi cité par Dureau de la Malle (l. cit,) fixent le poids à un quart d'once. Les pièces de ce genre du trésor de Dahlhelm enfou! avant 317 pesaient en moyenne Tv'tSS (= 138 grain?, 5, d'après le major Senckler), les plus anciennes de Constantin le Grand avec SOLI INVICTO COMITI et autres revers, de la trouvaille deKirn, trésor enfoui vers 333, pesaient l'une dans l'autre dv'yî.eeUes du même empereur avec GLORIA EXERCITVS, ceUea de Conslant^ il et de ConsUnt, et celles porUnt les légendes VRBS RO|MA et CONSTANTINOPOLIS ne pèsent que de 3>',6 à 3 gr. (Camnnmca-^ iian de M" Mertens-Schwi^ptausen).

(3). M"* Mertens-Schialhau4ftu « remaïqué par extmple rélainai» aiB pièces de Klrn.

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communes portant la légende: FEL(tctJ) TEMP(orw) RE- PARATIO ou REPARATIO RBP(ublicae) , avec le type du phénix ou d'autres semblables, sont plutôt de deuxième que de troisième grandeur. On peut dire en général que les deux pièces commandées par Dioclétien en 300, auxquelles viennent se joindre des pièces de cuivre plus grandes, maià très-rares, ont été conservées jusqu'à la mort de Théodose I", en 395 ; on ne trouve guère que quelques légères variations de grandeur et de poids ; la plus petite pièce est en général plus rare que la grande. Peu de mois après la DiTifion de rsm- mort de Théodose, ses fils Arcadius et Honorius renoncèrent

M^tat** ^M 'u ^ frapper la plus grande des pièces de cuivre, soit parce que

monnaie de cul- le cours cu était si défavorable que le trésor n'en tirait plus aucun bénéfice, soit que la division de l'Empire forçât les princes à ne plus frapper que des monnaies ayant une valeur réelle (1). En conséquence les pièces de cuivre de grand module disparaissent complètement. Les dépôts en* fouis à cette époque ne contiennent plus que de petites pièces de quatrième grandeur et encore en petite quantité. Sous le règne de Zénôn (474-491), on voit paraître des pièces de cuivre de seconde grandeur, portant le chiffre

Fihcci d'Odoacre l'^^^^^iî" XL et frappéos depuis 477 probablement par ordre et d'Anutaee, en d'Odoacre (2). Enfin l'empereur Anastase, à partir de

*'*' Tannée 498, inaugure une nouvelle série de monnaies de

cuivre qui se continue jusque dans le moyen âge (3) , et

(1) Cod. Theod., IX, 2Z, t, do 12 avril 395 : Centenionaîem tantum nummum in conversatione publica tractari praeciptmus, majoris pecuniae figuratione summoia (supra, p. 84, note 1). Une ordonnance de 393 (Cod. Theod., IX, 21, 10} abolit tes privilèges accordés à quelques particuliers de monnayer du cuivre à leur propre compte,

(2) Pindcr et Frlediftnder, Beitràge, I, p. 131. Il est à remarquer que l'ancienne marque S*C. reparaît sur ces monnaies.

(3) Marcellln {Çhron., p. 306, éd. Roncalll) à cette date, dit : (Anastasius)

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