‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 3)Chapitre 19 sur 240 · ETA IN · texte numérisé non relu

ETA IN

AMALTiMS.

Anasfose,

Sabatler.

CHJbel.

. SebaUer. .

Justinlen I"

Justin 11 »

Les monnaies de cuivre des empereurs postérieurs de Byiance donnent iQSBi des proportions semblaMes ; une pièce seulement, frappée à Gherson, 80V8 le règne de Romain 1*', contenait presque 1/4 de plomb.

(a) Voy* supra, p. 26, note 2. Dans les foromlee de Gaasttidore, il eat également dit (VU, 32) : Auri flamma nulla injuria permixta aUtescat, aryenii coior gratia cmtêiori» arrideat,- aerùruèor innaiiva qualitaU pei*^ mameai. Lee<B«nVt^i<f# (LX, 45/ 2) limitent au contraire la défense à l'or et à l'argent.

lOi CHAPITRE III.

Nomiptr lesquels Tant que duFa le monnayage des pièces de cuivre, les pLei^**"* *" noms anciens de sesterlius^ dtipondttis, «, furent certainement conservés. Nous n avons que peu de renseignements sur les dénominations des pièces de cuivre saucé. La pièce de cuivre saucé de Gallien, qui n'était qu'une dégénérescence, comme nous l'avons vu, de Yargenieus Antoninianus^ a certainement continué à s'appeler Antonio nianm, mais elle n'a probablement jamais porté le nom de denariusy x^omme l'ont cru quelques auteurs modernes (1 ) . La principale pièce de cuivre de la réforme opérée par Dioclé-

(1) L' Antoninianus n'a pu être appelé denarius au moment de son émission^qui eut lieu dans le même temps où l'on conUnuaità fabriquer le denier dont il avait presque le double de la valeur métaUique; on ne peut avoir aucun doute à cet égard. 11 faudrait donc que ce nom lui eût été attribué plus tard, ce qui n'est ni probable, les deux monnaies, TAntoninianus et le denier, étant toujours restées bien distinctes l'une de l'autre, ni capable de démonstration par des raisons extrinsèques qui du reste manquent complètement. Borghesi^ cité par Dureau de la Malle {Économie politique, t. I, p. 116), prend, il est vrai, l'étoile qui se voit souvent à l'exergue des pièces de cuivre saucé d'Âurélien et de Probus, pour la marque du denier; persua^ dendomene, ajoute-l-Il dans une lettre, Videntità délia siessa cifra, che frequentemenie vi apparisce nelV area, ove non puà supporsi, che tenga luogo dipunto; il non trovarla ripetuta in alcun altra ioro moneta di rame; e il non vedersi alcun rapporto fra essa e il tipo rappresentato, se volesse continuarsi a riputarla una siello. Mais, au lieu de l'étoile, on voit aussi quelquefois le croissant de la lune, la massue et d'autres emblèmes. — L'expression denarius aereus employée par quelques auteurs modernes est fausse et ne se trouve dans aucune source ancienne. Cette expression dérive du rescrit de Yalérien (Vopisc., Aurelian., IX), où il est question d'aeris denarii cenium ; mais cette manière de s'exprimer ne veut dire autre chose que ce que signifient ailleurs in aère HS quinquagies (Vopisc, /. et'/., XII) ou aeris H S decies (Vopisc., BonosiAs, XV); c'est-à-dfre Tassignation d'une somme en monnaie de cuivre ou plutôt une somme qui n'est pas énoncée en monnaie d'or on d'argent [inflra, p. 107, note 1). l\ ne peut être ici quesUon de la pièce de cuivre saucé, parce qu'alors Valérien ne faisait encore frapper que du biUon.

MONNAIES DE CUIVRE DEPUIS LE Ili* SIÈCLE. 106

tien, conservée sous ses successeurs, s'est appelée follis (1) ou bien pecunia major ou majorina (2) . Le premier de ces noms vient de ce que, pour les payements les plus considérables, on se servait de sacs ifolles) cachetés, contenant un nombre fixe de pièces, et le second vient du mo -

(1) Oo distingue le grand et le petit follis : le premier est le sac de monnaiea de cuivre, c'est-à-dire une monnaie de compte ; le second est la pièce de monnaie elle-même dont on composait ces sacs. Celle-ci n'est autre chose que la pièce de culTre émUe par ordre de Dlodétien et de Constantin de deuxième ou troisième grandeur; elle représente la monnaie de cuivre ortlinaire de cette époque, car, dans les trouvailles un peu considérables^ il ne s'en trouve pas d'autre. Les premières mentions du petit /b//i> se rencontrent dans des décrets de 320 {Cod. Theod,, VII, 20, 3), de 310 (Cod, Theod.,\l, 4, 5}^de3S6 {Cod. Theod., IX, 23, 1), et de 363(Co(/. Theod,, XIV, 4, 3). Quant au grand follisy nous y reviendrons plus tard.

(2) Follis et pecunia major ou majorina sont deux noms dilTérents employés pour la même monnaie; c'est ce que prouvent les textes suivants : 1* l'ordonnance de 349, citée «upra, p. 102^ note 1, qui défend d'extraire l'argent de là pecunia majorina^Qi qui est complètement incompatible avec Topinion commune, d'après laquelle la /}ecunia major signifie les grosses pièces d'argent ; 2" l'ordonnance de Tan 395, citée supra, p. 100, note X, qui est évldenunenten rapport avec la cessation subite, imposée à l'émission des grosses pièces de cuivre sous le règne d'Arcadius et d'Honorlus ; 3* l'ordonnance de 356 {Cod, Theod. y IX, 23, 1) qui défend aux marchands d'emporter dans les provinces plus de mille pièces nommées follis (plus mille follibut pecu niae in usu publico consiitutae) et qui permet le libre commerce de toutes espèces de marchandises, excepté celui des pièces de monnaie nommées majorinae et centenionales (praeter pecunias quas more solito majorinas vel cenienionales communes appellant). Cette ordonnance ne tend pas à interdire le traflc de l'or et de l'argent; cela n'est pas possible. Elle défend seulement l'agiotage sur le cuivre; car pecunia représente à cette époque la monnaie de cuivre. Voy. infra^ p. 110, et note 1.

[On peut voir sur le follis la dissertation de Du Gange {de inferioris aevi Numismatibus, Rom., 1755, p. 137 et suiv.— Cf. G/o«#arium mediae et in^ fimae latinitatis, sub verb. Follis), Il résulte de plusieurs textes que le moi follis désigne un sac, une bourse (OuXoxoç) et une pièce de monnaie. Entre autres textes, on cite une glose qui dit : Nu/nmi folles dicuniur a taeculo, quo conduntur], J. W.

100 GHAPmiS llfl

dûle des nouvelles pièces, qui était plue grand' que celui des anciennes pièces saucées qu'elles devaient remplacer^ et aussi parce que leur module était plu» grand que les pièces de cuivre de moindre valeur. La petite pièce de cuivre de quatrième grandeur est certainement celle dont il est fietit mention dans les décrets de 356 et 395, sous le nom de nummus centenionalis et quelquefois avec l'épithète communi$ (1).

LedeniersousDio- Pour la première fois dans la loi sur le maximum pu-^ ^•J*^'*""°'" bliée par Diocléiien en 301, le denier est indiqué comme la plus petite valeur de compte; ceci se voit souvent depuis, cependant cette valeur était plus considérable sous Dioclétien que plus tard (2) ; nous^ y reviendrons. H est

(1) Voy. les décrets cités supra, p. 100, note 1, p. 102, note 1, et p. 10^', note 3. Nous avons déjà montré quelesespècesqui y sont nommées ne peuvent se rapporter qu'à la monnaie de cuivre; l'opinion commune que nous avions autrefois partag«'e nous-méme (Verfalt des rômischen Mïïmtoesens in det Kaiserzeit, p. 2G9 ; et d'après laqiielie le nummus centenionalis représente la pièce de 1/96 (cf. supraj p. 81, noie 2), n'est pas conclliable avec l'interprétation exacte des textes.

(2) Le denier mentionne par la loi sur le maximum dos tarifs de l'an .301 ne peut éire ni la pièce de i/9(i, frappée du temps de Néron et aussi à Pépoqoe de Dioclétien^ ayant à peu près une valeur métallique de 72 1/2 eetftimes, ni le denier de compte des v" et vi* siècles, ayant une valenr d'envfron 0,2G0i de centime; car sons le règne de Sévère Alexandre la livre de porc coûtait au plus 8, au moins de I à2 deniers d'alors (d'une valeur métalllqoe de 41 2/3 centimes tout au plus), tandis que cette loi en fixe le prirà 12 de- Diers, et qu'on ne saurait s'imaginer un maximum ni de fr. 8,75, ni de 3 1/8 Centimes. Mais, vouloir déterminer au JuAte quels étaient les deniers qu'entendait Dioclétien, c'est impossible, parc« que nous ne savtons même pas sll a basé ses fixations extravagante^ (dansiar loi du maximum) sur lies prix ordinaires ou, comme on serait plutôt portéà le croire, sur des prix médiocrement haussés. Cf. mon édition de VÉdit dt Dioclétien^ p. 55' et suIt. — Depuis lors le denarius parait souvent comme petite unité de compte : par exemple dans les comptes de 50 denarti pour la livre de lard' (décret de

MONNAIES DE CUIVRE DBfUIS LE IH* SIÈCLE. f07

peu probable qu'il ait existé, à cette époque, de ]^

tîtes monnaies nommées denarius nummu» (l) ou li* p>.xl, n»».

l'an 419, Cod. Theod., XIV, 4, 10} ; dans rryaluatlon du solidus à 6,000 deniers dans Gassiodore {Var,, 1, 10); dans le foilis denariorum, c'est-à-dire lé sac de monnaies de cnlrre, sur des inscriptions de l*époque de Constantin (lluratori,p.81S, l;p. 816, 4); dansles mille lilfrarumaun'denarii{}^n(x\\l' nus, CAron., p. 315, éd. Roncalli), c'est-à-dire monnaie de cuivre de la valeu r de 1,000 livres d'or; dans le denarismus^ c'est-à-dire la taxe d'un certain nombre de deniers prélevée par solidus sur te capital imposé [Cod, Theod., Xli, l,t07 et 133). Souvent le denarius ne désigne que le denier de cuivre : par exemple, dans un auteur du v* siècle (Hacrob., Satum. 1,7, 2:2), la pfèce de cuivre, avec laquelle les enfants jouent à pilo ou face (capita aut RortVi), s'appelle cfffnartu^; ainsi les mots ^ua^ran^ (Schol. a</Juven. SaU VÎT, 8) eisestertium {Gloss. Philox., p. 198, éd. Steph.) s'expliquent par rftflurniu ; et c'est enfin ainsi que Priscien (/ie Fig. num., c. 3} dit: denarîi iîlo tempore nummi argentei erant XXIVsiliquarum, en leur opposant les deniers de cuivre de son temps .

(Cf. les nouvelles recherches de M. W. H. V^addington, Édit de Diodétien, p.t et 3; Paris, 1864. L'unité monctaireemployce dans ce tarif serait, d'après ee savant, une monnaie de Cuivre saucé d'étain, du module du moyen bronre; ces monnaies très -abondantes dans les oliev^tions portent souvent dans le champ ou à l'exerguo la slgle -)f qui en indique la valeur. « Ces pièces, ajoute M. Waddington, sont incontestablement celles qui sont appelées denarius dans Tédit; mais on manque de données précises pour en déterminer la valeur, car on ne connaît pas Is rapport de la monnaie de enivre à celle d'or et d'argent dans le système monétaire suivi par Dioclétien. »n ne s'agit certainement pas du denier d'argent du Haut Empire, ni de celui de Dioclétien et de ses collègues portant la mirque XCVr. M. Waddington, après avoir examiné les opinions fort diverses* de Borghesi, ds Dureau de la Malle, de Ph. Le Bas, de Gavedoni, arrive à discuter ce qtie V. Moramsen a écrit sur ce sujet (Sdict Diocletians, p. 5C, et dans les Beitràge sur ait, Mûnzkunde, I, p. 129). 11 n'admet pas toutes les évaluations proposées par notre auteur, et cependant il finit en disant : « Mommsen, luimême, parait renoncer à l'évaluation qu'il avait proposée ; car dans son dernier ouvrage (Rômisches Mùmwesen, p. 806) il déclare qu'on ne peut déterminer avec certitude la valeur du denarius dans l'édit de Dioclétîen, et nous sommes entlèirement de son avis. »] J. W.

(1) It est évident que le mot nummut pour denarius est employé dan^ lé déeret de VAlemtliïlen Iir (de Prêt, soi., tit. XlV, g 1) def l'an 44&, sur le*

bella (1); s"il en a existé, ce devait être la plus petite des

monnaies de cuivre (2).

L«foiii8toiifAnAi. Sous le règne d'Anastase et de ses successeurs, le nom de

Mmtort!ri!r^dl ^^''** s'applique aux pièces marquées 40, c'est-à-dire au

petitespiècM sixième de la siliqua (3) ; plus tard, après Héraclius, aux

î^rwr!"*" pièces marquées 20; après Justinien, le nom de nummus

monnaies des Vandales et dans rabréviation NM. sur les monnaies de Maurice, dePhocas et d'Héraclius (Sabatler, Rev, mm., 1858, p. 194); cf. aussi les dexavou|i.|i,(ov et it<vTavou|i,ii(ov, dont nous parlerons bientôt. De même les mots in nummo viginti quinque mi lia foîlium (décret de Tan 330, Cod, Theod., Vif, 20, 3) ne signifient pas autre chose que folles denariorum, monnaie de cuiyre. C'est dans le même sens qu'il faudra prendre nummus dans le décret de l'an 337 {Cod. Theod,, XIII, 3, 1), qui punit d'amendes de 20,000 à 100,000 nummi ceux qui se rendent coupables d'offenses envers les médecins; dans le prix Qctif d'un nummus du panij fis^ calis {Cod. Theod., XIV, 19, 1), dans le dinummium vectigal {Cod, Theod., XIV, 27, 2) et dans d'autres documents de cette époque. Nous avions pensé {Verfall des rômischen Mûnzwesens in der Kaiserzeit, p. 272) que le mot nummus seul pouvait aussi désigner la siliqua d'argent, mais c'est une erreur; du moins on ne saurait admeltre cette assimilation en se fondant sur un passage du Scholiaste de Ju vénal {ad Sat. XIV, 291) : argeniiolos sive nummos. Depuis la réforme de l'unité de compte vers Tan 300, nummus ne désigne plus le sesterce ; il ne représente la pièce de cuivre marquée XX que sous les successeurs de Justinien.

(1) Cod. Theod., IX, 8, 7, de l'an 409 C'est le style de cette époque qui affecte d'éire classique. On devrait aussi y ajouter les nummi teruneiani (supra, p. 100 et 101, note 3), si toutefois cette leçon peut être admise.

[On ne trouve aucune autre explication qui pourrait Jeter du Jour sur la signification exacte des mots nummi terentiani^ dans le Glossaire de Du Gange.] J. W.

(2) Le tarif le plus bas de tout Tédit est de 2 deniers, ce qui nous fait supposer que le denier n'est qu'une monnaie de compte.

(3) Procope {Hist. arc,, 25) évalue, d'après le cours, le solidus à 210, plus tard à 180 oboles nommées folles (ôCoXoii; oO^ f<lXeic xatXoOotv). Cette proportion appliquée à la pièce portant la marque XL, que nous regardons comme étant le follis^ le solidus, dont la valeur normale était de 6,000 deniers, aurait valu alors 8,400 ou 7,200 deniers; ce qui parait exact,

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