‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 3)Chapitre 20 sur 240 · MONNAIES DE CUIVRE DEPUIS LE UV SIÈCLE · texte numérisé non relu

MONNAIES DE CUIVRE DEPUIS LE UV SIÈCLE

représente 1/12 desiliqua ou 1/288 de sou ou solidus (1); les noms de Sexavou{&(i(ov et de revTavoo|ji(i(ov s'appliquent avec raison aux pièces marquées 10 et 5 (2). Enfin la pièce marquée 1 s'appelle denarius ou nummus^ même nummus aureus (3), en tant que, comme la siliqua auri^ elle est considérée comme une partie divisionnaire de la pièce d'or. Les expressions nummi ierentiani^ nummi follerales que nous avons indiquées plus haut (supra^ p. 100, note 3 et p. 101) , semblent s'appliquer en général et sans distinction à toute la monnaie de cuivre; c'est également à cette

car le caiTre perdait^ étant changé contre de l'or. Aa contraire, al l'on Toolait entendre par le mot follis la pièce marquée XX| le cuivre aurait été audessus du pair.

(1) Le plus ancien témoignage pour cette acception du mot nummus est, autant que nous le sactiions, la glose wùXui {supra, p. 84^ note 2), où la siliqua est évaluée à 42 pièces désignées par le mot de nummtu. De même, unescholiede \a Synopsis des Basiliques, l, S3, composée vers l'an 969 (Labbaeus, Emend. in Synopi., p. G8), évalue le kération à 12 foiles ou 1/2 mt- />ar«ni«; puis les scholies sur Métrodore, citées par Saumaise {Annot.ad Lamprid., Eiagab., XXII), qui fixent le solidus h 288 follet; enfin les leges agrariae, rédigées probablement dans io viii* ou le ix* siècle (2, 1 , annexées à l'édition de Constantin Harmenopoulos, publiée par Heimbacb p. 836] et Oédrénns (t. I, p. 627 et 801), qui joint même les deux mots («poXXeu; ^toi voûiiitot). Quant aux monnaies, il faut peut-être ranger ici la monnaie frappée à Alexandrie par Héraclius; à la marque de la valeur IB se trouve jointe, sur la pièce de deuxième module, celle de l'ancien follis M (Stnart Poole, Num. Chron., t. XVI, p. 118).

(2) Plnder et Friedalnder, die Mûnzen Justinians, p. 13, et Henri Estîenne , tub verb, AexavoupLpiCov et nevTavou(i.[xCov. Il y a des monnaies de Justin II avec le chiffre I placé entre les lettres NM (Stuart Poole, Num. CAron., t XVI, p. 115).

(3) Dans un acte {Charlula plen.), publié par Marinl (Papiri diplom., n* LXXX, col. Il) on calcule ainsi : fieri simul in auro solidos quadraginla et quinque et siliquas viginti ires aureas nummos aureos sexaginia, et de même plus loin. Marinl a mal compris ce texte; car 60 nummi aurei ne •ont pas 60 pièces d'or, mais 1/100 de solidus.

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monnaie que s'applique exclusivement, depuisle trotsiëme siècle t l'expression pêtumia (1).

(1) Cf. supra, p. lOS, note 2. LamiiriiL, Sev. Aiex., XXXIll: Sunguam aunim, mmqumn argentum^ vix pecuniam dfmatfit. Dans la Notitia dignitatwn or,^ c. 12, occ, c 10^ et de méape daot le Cad, JuH,, Xli, 24» 7, on distingue les scrinia aureae massae (or en barres ou en lingots); êcrinia auri ad responsum (or monnayé?) ; scrinium al> argento (argent en barres); ^crinium a mi/mren^t^tu (argent monnayé); «cnnttim a pecuniU, Cf. égsleaient eonflare peouniaz {Cod. Theod,, IX, 23, i) et eonfiêtwres figurati {Cod. Theod., IX, 21, 1. — Isidor., XYI, 18, 5 et tupra, p. 15, note 2).

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