‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 3)Chapitre 23 sur 240 · ENFOUISSEMENTS DE MONNAIES AU III* SIÈCLE · texte numérisé non relu

ENFOUISSEMENTS DE MONNAIES AU III* SIÈCLE

de tableau indique la masse considérable de pièces d'ar- Qr,„deqotiititëdè gent-et surtout de cuivre saucé que Ton trouve dans les biiionetd«cia- «enfouissements de T^ette époque. Les deux découvertes de Mon troeul-sur- Haine et du Veilîon sont les plus remarquables, parce que les différentes sortes de monnaies qu'elles contenaient étaient réunies et divisées en groupes. A Montroeul, quatre vases de terre grise, èvidemœent enfouis ensemble, furent trouvés à peu de distance les uns des autres. Le premier contenait six cents denier^, dont sept du second siècle; le reste était du troisième jusqu'à <jordien 111 (1) ; le second contenait quatorze cents et le treisiëme six cents Antoninianus de billon jusqu'à Yolusien (2) ; le quatrième quatre cents sesterces du second siècle* Il n'y avait ni or, ni Antoninianiis de cuivre sauce. An Veillon, sous une voûte de i^fOÔ de long sur 1 mètre de large et 0"*,50 de baut, et qui faisait probablement partie des substructions d'tine villa romaine, on trouva

(1) M% Soly remarqae eTpmsséimrrt qae toates les pièces renfermées dans le Tase étalent d*un plus petit module, et que, sur toutes, l'efflgle impériale portait la couronne de laurier.

(2) On tira de ces Tases U30et 007 pièces^ formant un total de 2037 monnaies; mais n est^éTident que les sommes dans ces vases étaient aussi rondes que dans les deux autres, et que les 37 pièces des trois derniers empereors (11 deValérien, 21 de Galllen, Sde Postume), sans doute des An* toninianoa de coivre sancé, n'avaient été ajoutées an reste que par hasard, bien qu^ll soit à supposer que celni qui a enfoui le trésor l'ait fait lui-même. Im personnes qui ont découvert ce trésor soutenaient qu'elles avaient trouvé "des monnaies de GalKen et de Postume dans cliacun des deux vases. Ces deux vases semblent, en effet, avoir contenu la même espèce de monnaies ; les pièces en sont, selon M. Joly, presque toutes (probablement toutes, à l'exception de ces 37 pièces) d*un grand module, et les tètes portent la courenne radiée. CVst un signe caractéristique que l'absence des monnaies de Sévère Alexandre et de 81 aximin, qui n'ont pas frappé d'Antoninianus, mais seulement des deniers.

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dans un vase de bronze, richement orné, huit à dix pièces d'or{supra p. 112 et note 3) avec une parure en or ; un vase de bronze plus simple contenait au plus cinq ou six cenls deniei*s d*argent, dont le plus ancien était un denier de Néron et les plus récents de la première moitié .du règne de Septime Sévère. Les pièces antérieures à Trajan étaient toutes usées; enfin on trouva à côté plusieurs tas de pièces du troisième siècle, qui avaient été originairement renfermées dans des sacs. Les deniers du troisième siècle, les Ântoninianus de billon et surtout les Antoninianus de cuivre saucé y étaient en très*grande quantité; les plus récents, frappés en 26A, indiquent la date de cet enfouissement (1) ; il n'a pas été possible de classer ces pièces par espèces (2). En tout, on compta environ de vingt-cinq à trente mille pièces d'argent ou de cuivre saucé du troisième siècle, dont vingt mille de Postume; il y avait parmi ces pièces quelques sesterces, mais en petit nombre.

Le trésor de Sampuy, qui date à peu près du même temps, est de môme natnre. Il contenait cent pièces d'or dans une urne, un grand nombre de sesterces (3) et au

(1) Il De s'y est trouvé aucune pièce ni de Postume avec rindlcatlon du quatrième consulat, ni de Victorln; les petites pièces do cuivre saucé des dernières années de Gallien ne s'y sont rencontrées de même qu'en bien petit nombre.

(S) M. Ftllon remarque {Mémoire cité, p. 24) que parmi les deniers postérieurs à Septime Sévère on avait également trouvé environ cinquaste pièces à i'emgie de cet empereur : Ils étaient placés, dit-il, en un petit monce^M avec (Vautres (Tune date un peu postérieure; puis venait ensuite le reste des monnaies, également divisées par tas, selon leur titre respectif, de façon à ce qu*on pût aisément en supputer la valeur. Mais il ne faut pas oublier que ces noUces ont été communiquées par des gens ignorants^ et rectiHées entulte par des savant?.

(3) Il est probable que ces monnaies d'or et de cuivre ont autrefois ap-

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