LA MONNAIE SOUS L EMPIRE
changea d'abord rien au droit illimité que le Sénat s'était arrogé sur cette branche de l'administration. Nous trouvons encore à cette époque des pièces d'or portant des noms de Noms de mngumonétaires, tels que^Clodius, M. F., L. Livineius Regulus, .wr"!*" L. Mussidius Longus, G. Vibius Varus (1) qui sont probablement les //// viri de l'année 716, et enfin ceux des monétaires un peu plus récents Ti. Sempronius Graccus et Q. Voconius Yitulas, qui prennent le titre de quaestores designali ou III I viri quaestores designali-^ il est donc pro-bable que leur ma^strature n'a pas été tout à fait régulière (2). Après eux, l'émission des monnaies d'or par
(1) Borghesi {Dec. \U, 7-10; CEuvr. compl.^ t. II, p. C8-81) a parfaitement prouvé que les monnaies d'or et d'argent de P. Clodius M. F. ont été frappées en 7l6; mais ii est fort douteux, quoi qu'on l'ait dit, qu'il se soit '^ •▼• ^--0. trooTé des deniers de ce même monétaire dans les dépôts de Gadriano (Ca- ▼edooi, Ripost.f p. 263) et de Santa Anna {C&y edon\ * Append,^ p. 182). Les trois autres quatuorrirs appartiennent selon toute vrai:remblance au même collège que P. Clodius; car Régulus et Longue prennent comme lui sur leurs monnaies d'or le titre de IIIIVIR.A.P.F., qui ne se trouve pas ailleurs (t. JI, P- 45, note 3). Od a dit, ii est yrai, que le denier de Régulus, avec la tête d*uu de ses ancêtres et la chaise curule, s'est déjà trouvé à Santa Anna; mais nous ne pouvons nous servir des pièces provenant de ce dépôt qu'avec la plus grande circonspection (t. 11, p. 143), et ii ne nous est pas permis de distinguer, comme l'a fait Gavedoni , deux monétaires de ce nom ayant exercé leurs fonctions Tun presque immédiatement après l'autre. I^ monétaire de Tan 716 doit avoir été le fils du préfet de la ville à l'époque de César et le petit- fils du préteur, qui portaient Tun et l'autre le même nom, et il aura mis sur les monnaies tantôt son nom à lui, tantôt celui de son père 00 de son grand-père, et même le portrait de ce dernier.
(2) A cause de la barbe, signe de deoil^ avec laquelle Octave y est représenté, Borgbesi (Génie Arria, p. 86; Œuvres compL, 1. 1, p. 111) attribue les monnaies de ces questeurs au temps de la guerre contre Sex. Pompée, 716.718 ; et cette opinion est fondée, car le trésor de Peodoli (t. II, p. 143), ss et se ar. j.-c. dans lequel les deniers des monétaires nommés dans la note précédente se sont trouvés à fleur de coin, n'en contenait pas de Graecns ni de Vitulus. C'est donc sans raison suffisante que Cavedoni (Hipoti., p. 230) attribue ces monnaies aux années 7i I et 712. «s et is ar. j.*c.
le Sénat semble avoir été suspendue pour quelque temps; plus tard elle recommence, et nous voyons alors apparaître les pièces d'or fort rares de G. Ântistius Reginus, G. Antistius Yetns, L. Aquillius Florus, L. Ganinius Gallus^ Cossus Lentulus, M. Durmius, G. Marins, L. Mescinius Rufus, Q. Rustius, P. Petronius Turpillianus, G. Sulpicius Platorinus; ces noms, sans parler des emblèmes sénatoriaux (1) qui se trouvent sur les monnaies, indiquent suffisamment que ces pièces sont sénatoriales et non militaires ou impériales. Nous verrons plus tard qu'en partie elles diffèrent même un peu par leur poids des monnaies impériales d'or contemporaines.
Argent. A CCS pièccs d'or du Sénat correspondent des pièces
d'argent en beaucoup plus grand nombre. Elles sont caractérisées par les noms des monétaires; nous trouvons ces pièces pendant toute la première moitié du règne d'Auguste ; ensuite, elles disparaissent. Les derniers noms
Nomi des derniers des mouétairos qui se trouvent et sur l'or et sur l'argent, ro?lt*r!îgM" sont ceux de G. Antistius Vêtus, L. Mescinius Rufus et
16 on 16 »T. j.-c. L. Vinicius qui ont été en charge l'an de Rome 738 ou au plus tard 739 (2) . Il n'existe pas de pièces d'or ou d'argent, portant un nom de monétaire, qui puissent être placées
(1) Les lettres S.C* se Tolent snr les pièces d'or de Graccas et de Vitalas> ainsi que sur celles de Norbanns et de Gestlus (supra, p. 4); la corne d'abondance^ emblème do Sénat (Eckhe), Doct, num. ve/., t VI, p. 192), se trouTe sur le reters des monnaies d*or de Mussldius Longus, qui portent sur le droit
t^ \ ' .^ Y\ refflgie «hm des triumtirs.
(2) Nous ayons de ces trois monétaires, et en particulier do Mescinius, des monnaies qui donnent à Auguste la huitième puissance trlbunitienne (TRIB. POT>IIX ) et qoi^ par conséquent, ont été frappées entre le 27 juin 738 et le 26 juin 789 (Eckhel, Doci, num. vet.^ t. VI, p, 105. — Cohen, p. 214, n» 6). 11 s'en trouve une de Mescinius dont la légende a été lue TRIB- POT* VII (Eckhel, / .c, t. Vf, p. 102), mais c'est une erreur {Wiener Sitzungsberiehte,
Là MONNAIIS SOUS l' EMPIRE. 7
avec certitude après Tannée 739 (1). C'est donc à celle époque que le Sénat perdit son droit de battre les monnaies d'or et d'argent. 'Le rétablissement, après une assez longue interruption, du monnayage de cuivre dans la capitale sous la direction du Sénat, coïncide avec ce changement.
I rrîoo I
frappées dtDt 1m
Pendant la guerre civile, par suite évidemment de la crise "*^ *• *»**"
financière, et pour subvenir aux besoins les plus pressants, SmV^iTgJSÎ!;
Gnaeus, fils aîné de Pompée (708 et 709), son frère Sextus '^''"•*
et le légat de ce dernier, Eppius (probablement de 709 « et 43 »t. j -c
à 711) (2), enfin Marc Antoine et les commandants de
sa flotte, 716 à 719 (3), firent fabriquer en province de la sa et 5« »t. j..c.
t. IX, p. 023); quand même elle anralt été bien lue, Mesclnlns ne peut avoir été en fonction en 737, comme le croit Cavedoni {Ripost, p. 337), mais seulement en 788 ou 739; et noua ne devons pas nous étonner de ce qu'il a (7, is et 19 *▼. fait représenter sur ses monnaies, en particulier sur celles qui portent - '^*'^* la légende TRIB.POT-IIX» les jeux séculaires, célébrés en 737.
(1) Car si Eckhel (Doc^ num, vet,, t. VI. p. 102, et t. V, p. )51) et d'aprèa lui Cavedonl (Ann. de VInst, arch,, t. XXII, p. 103) ûxent la magistrature de
G. Marins h Tan 742 ou k Tune des années suivantes, parce que sur ses 12 âr. j.-c. deniers on voit Auguste faire un sacrifice, il est évident que ce type ne se rapporte pas forcément au pontlûcat suprême. D'antres attributions sont entièrement arbitraire».
(2) Deux faits rendent celte date asses certaine : d'abord la ressemblance de ces as avec ceux de son frère et puis l'absence du titre de praefectus
classis et orae maritimae (Drumann, Geschichte Roms, t. IV, p. S64), conféré 43 ar. j.-c. à Sextus par le sénat, en 71 1.
(3) La seule légende certaine de ces monnaies, dont nous expliquerons plut Urd le système, est M.ANTONIVS IMP-TERT. (ou seulement IMP.),COS.DES ITERET TERT., IIIVIR.R.P.C. (le dernier tlire manque quelquefois). Antoine reçut le titre ù'imperator pour la troisième
fois vers la fin de 71& (Borgbesi, Dec. \\\, i ; CEwjres compl., t. Il, p. 41), S9 et 94 «r. j.-C.
et celui de consul pour la seconde fois, en 720. Les légendes IMP«ITER.
(Borghesi, Dec. XIII, 2; (Euv. compl., t. Il, p. 88 et sulv.) et COS-ITER*,
COS.DESIGN.TER (Eckhel, Doct. num.vet„i.\l,p. 57) auraient besoin
d'être vérifiées; si elles sont exactes, la fiibrieation de cette série a duré
depois 714 Jusqu'à 710, ce qui n'est pas probable. iOetUav. J.-c.
PI. xzxiii. monnaie de cuivre eu grande quantité. Ces pièces ressemblent complètement aux anciennes monnaies sénatoriales de la République, mais elles ont été frappées par des généraux hors de Rome. Nous avons déjà vu (t. II, p. 73 et suiv. ; cf. p. 56) que les ateliers de la capitale, qui auparavant avaient produit presque toutes les monnaies de cuivre en circulation, n*en fabriquèrent peut-être pas une seule (î) Derniers moné- dcpuis Sylla jusqu'eu 738. C'est pendant cette période que wrTarg^reTie César et Auguste permirent à un grand nombre de villes de cnim. province (même dans l'Occident) d'émettre de la menue
monnaie de cuivre pour les besoins locaux. Vers l'année 739, les noms des deux monétaires, M. Sanquinius et P.
PI XXXIV n** 8
et 9.' Licinius Stolo (2), se voient aussi bien sur les deniers que sur les as, mais tous leurs successeurs n'ont frappé que du cuivre; ce monnayage dura environ dix ans, mais vraisemblablement pas davantage (3) . C'est évidemment dans
(1) U pièce avec la légende M.AGRIPPA-L.F.COS-TER (Eckbel, /.
37 av. J.-c. c.,t. Vl, p. 165) peut trèe-bleo avoir été frappée quelque tempsaprèsl'an 727.
17 av. J.c. (2) On place ordinairement le premier en l'an 737 (Eckhel, loc, cit., t. Vl>
p. 102. — Borgheaf, Dec, IV, 8; (Euvret compl., 1. 1, p. 243), parce qne son denier représente les Jeui séculaires; mais il n'est paa étonnant qu'une pareille représentaUon se soit maintenue pendant quelques années sur les monnaies {supra, p. 6, note 2). Quant à P. Licinius Stolo, Cavedoni {Ripost,, p. 237) l'a arbitrairement placé à la même année 737.
(3) Deux collèges composés l'un de Cn. Piso Gn. F., L. Naevius Surdinus, G. PlotiusRufus^ l'autre de L. Aelius Larola, Annius, Silius sont indiqués par M. Cohen (p. 73, n« 35). Et sans compter M. Sanquinius et P. Licinius Stolo déjà nommés, six autres monétaires isolés, G. Asioius Gallus, G. Cassius Celer^ G. Gallius Lupercus, T. Quinctius Grisplnus Sulpiclanus, Ti. Sempronius Graccns^ n'emploient de tous les titres impériaux que celui de trib. pot sans i^outer lenombre des puissances tribunitienoes. Un collège composé de quatre magist^ts^ Volusus Valerlus Messalla, Apronins, Gains, Sisenna et six autres monétaires isolés, P. Lurius Agrippa, H. Maecilius Tuliu», M.
dëfiDitlTederadminlatratlon det
LA MONNAIE SOUS l'eMPIRE. 9
le courant de cette année 739, et pendant Tadministration de
ces deux magistrats qu'Auguste enleva au Sénat le droit de La monnaie dor et
battre monnaie en or et en argent, et lui confia seulement ^^^l^^^^^
les monnaies de bronze, mesure qui amena petit à petit la chargé de eoue
suppression de la monnaie provinciale dans l'Occident. Les
noms des monétaires se voient encore pendant quelques
années sur les as, et enfin dans le dernier tiers du règne
d'Auguste, par suite d'un nouveau changement, ils furent
tout à fait supprimés. La première émission de ces nou- Le» noms des mo-
velles espèces remonte à la onzième année de notre ère (1) . «ull'i^aoiiridt^
Cet ordre de choses resta en vigueur pendant plusieurs pi^«»«o ««*▼>•«•
siècles.
L'imperator avait de tout temps frappé des monnaies Réglementation d'or et d'argent hors de Rome; César en fit frapper à Rome même ; Auguste ayant obtenu la puissance suprême, fit un monnaies^ pas de plus en réservant exclusivement ce droit à l'imperator, et ainsi depuis l'année 739 les pièces d'or et d'ar- !«»▼. j-c. gentsont toutes frappées au nom de l'empereur. Pendant poarqnoiiMpiëeea toute la durée de l'Empire, nous ne trouvons qu'une seule ««oni'wwstent
'^ ^ confltfM an Sé-
nat.
SaWlQs Otho; ces trois avec le même type. Aé LicinioB Nerva Silianus, C. Censorlnas L. F., Sex. Nonins Quinctilianos; ces trois encore avec te même type donnent à l'empereur le titre de Pontifex maximus, pris en 742. ^ ^^ j ,q
Un collège : Pulcher, Regulus, Taurus^ et quatre monétaires isolés, P. BetUienus Bassus, C. Naeyius Gapella, C. Rubellius Blandus, L. Valerius Gatallus ne font pas mention de l'empereur. De là il résulte le nombre de dix eoUëges en tout, dont trois ne peuvent être placés avant 742. Les noms qui manquent, ou qui sont de trop, ont probablement lenr cause dans la mort de quelques-uns des monétaires en charge et leur remplacement par d'autres.
(1) Eekhel, Doct num, vet, t. VI, p. Il8. — Cohen, Méd. imp., t. !, p. 7), n" 974. Les pièces similaires attribuées aux années 6, 7, 8 après J.-C.^ sont suspectes; elles ne sont décrites dans Vouvrage de M. Cohen que d'après Morell.
10 CHAPITBE I.
exception à cette règle : ce sont les pièces frappées (1) lors des insurrecUoDS plu» ou moins républicaines qui, à la mort de Néron, éclatèrent en Afrique, en Germanie, en Espagne, en Gaule et à Rome même. Ces monnaies, particulièrement celles d'Afrique, imitent avec une remarquable fidélité le métal, les légendes et les types des anciennes monnaies de la République. En revanche, le di*oit d'émettre
(1) Décrites par M. Cohen, Méd. imp,, t. 1^ p. 2J6. AJoatei une autre pièce, sur le droit de laquelle on voit la tête casquée de Rome, au devant : ROMA; an-dessous S.Cm sur lerevers^un trophée et L«CLODI.MACRI (Falbe, Recherches sur Carihage, p. 122.— L.UûWw, Numismatique de Tancienne Afrique, t. 11^ p. 171, n*" 382J. Deux choses encore rappellent la République sur ces monnaies : d'abord le génitif qui ne se voit Jamais sur les monnaies impériales, puis le Utre de propréteur au lieu de proconsul. Il existe du même temps, de l'an 70, un denier publié par M. K. Fr. Hermann [Eine gallische Unahhàngigkeitsmûnze aus Hhnischer Kaiserzeit, Gotr tingue, 1851 , 8*), qui l'a avec raison attribué à la révolte de Classicus dans les Gaules (Tacit , Hist., W, 58). Ce denier montre au droit une tête de femme avec le torques, à côté une trompette (oamyx) et la légende GALLIA; sur le revers deux mains jointes, au-dessus deux épis et une enseigne militaire surmontée d'un sanglier, FI DES* L'authenticité de cette monnaie, dont le propriétaire, M. le docteur Hâberlin à Francfort^ m'a communiqué une empreinte, ne souffre aucun doute; le poids est de 3*^4575.— C'est à la même époque qu'appartient la pièce d'or avec LIBERTAS RESTITVTA et au revers S.P.Q.R, qui a probablement été frappée en Espagne; elle pèse 7i%6 (Pinder, Jnt. Mûnzen des K. Muieums, p. 136). — D'autres monnaies du même genre ^ par exemple le denier avec LIBERTAS p. R.RESTITVTA et la tête de la Liberté au droit; au revers un bonnet de la liberté entre deux poignards (t. II, p. 551, note), peuvent avoir été frappées alors à Rome même. Cf. en général, les monnaies décrites par M. Cohen (Méd, imp. t. I, p. 246), qui appartiennent toutes aux premiers temps de l'Empire et qui ne portent pas de nom d'empereur.
[Voy. mon Essai sur les médailles autonomes romaines de V époque im^ périale (Revue num,f 1862, p. 197 et sulv.} où J'ai tftché de montrer que toutes ces monnaies h types républicains attribuées à Auguste , à Galba, à Vitellius (Cohen, Méd, impériales, t. 1, p. 101 et suiv.; p. 246 et sulv. ; p. 267 et sulv.) ont toutes été frappées à l'époque de l'interrègne qui suivit la mort de Néron]. B.
LA MONNAIE SO0S l'eMPIRB. 11
de la monnaie de cuivre était si exclusivement réservé au Sénat, qu'il n'existe pas de bronzes ni d'Othon, ni de Pescennius Niger , parce que le Sénat n'avait pas reconnu leur autorité (1) . Une seule fois, à ce qu'il parait, Néron essaya d'usurper ce droit, mais sa tentative n'eut pas de suite (2) . Les deux lettres S. C., destinées évidemment à constater le droit du Sénat et à distinguer la monnaie de bronze de l'Empire romain et celle des provinces ou des villes, se voient à partir de cette époque sur toutes les pièces frappées à Rome. Il est probable que le Sénat continua à charger du soin de fabriquer sa monnaie une commission prise dans son sein, car il existe des traces du collège des monétaires jusqu'au m^ siècle (t. II, p. 52). Cependant, à côté de ces triumvirs, on voit que l'empereur exerçait un certain contrôle sur la fabrication de la monnaie de cuivre (3). Â la suite de cette organisation» toute la monnaie devenait en principe essentiellement impériale; au point de vuedu droit, il n'est cependant pas sans importance réelle de constater que le Sénat de Rome était spécialement chargé d^émettre lamonnaie de cuivre ayant cours dans tout l'Empire, et particulièrement destinée d'abord à l'Italie, bientôt après à tout l'Occident, tandis qu'en Orient cette prérogative avait été
(1) Eckhel, Doci. num, vet, 1. 1, p. LXXIIf.
(2) Du molns^ la marque S* C* manque souvent sur les monnaies impériales portant le nom de Néron et qui, selon toute apparence, appartiennent cependant à la monnaie de bronze de TEmpire. (Eckhel, Doct, num. vet., t. VI, p. 284).
(3) Parmi les monnayeurs Impériaux, les artisans proprement dits s'appellent officinolores monetae aurariae argeniariae Caesaris nostri [Voy. plus bas, p. 14, note 1), tandis que le chef d'atelier s'Intitule exactorauri argenti aeris (Gruter, p. 74»! ; p. 1066,5; p. 1070,1); ce qui veut dire que c'était également (mais non excluAlvement) de la compétence du dernier de vérlfler les monnaies de cuivre émises par le Sénat.
conférée aux autorités provinciales et municipales. C'était, en quelque sorte» reconnaître le partage de la souveraineté entre l'empereur et le Sénat, une barrière opposée, non pas à l'absolutisme du régime militaire, mais du moins à rétablissement déflnitif et légal du despotisme. Le Sénat et les autres corps qui avaient encore le droit de frapper monnaie tiraient un double Avantage de cet état de choses : d'abord ils y trouvaient un profit matériel assez considérable, puis ils conservaient le droit d'interdire à l'empereur d'émettre de la monnaie d'une valeur fictive. On peut se faire une idée de l'importance pratique de cette restriction, en se rappelant les abus sans nombre commis par les Ptolémées, au moyen de la monnaie de cuivre, abus que nous retrouverons plus tard à l'époque de Constantin. Cette habile précaution de placer l'émission du numéraire de valeur nominale sous le contrôle de la publicité et la sauvegarde du Sénat peut être comparée à ce qui se voit de nos jours, quand les gouvernements ont recours à la sanction de l'opinion et au contrôle des grands corps de l'État, lorsqu'il s'agit d'émettre des valeurs en papier. Le but que Ton se proposait fut parfaitement atteint, car la dépréciation de la monnaie romaine ne vint pas du cuivre mais de l'argent, et cependant on peut dire que le numéraire en cuivre aurait dû être la partie faible de la monnaie romaine, puisque ce métal n'avait depuis longtemps plus qu'une valeur fictive, et que cependant on s en servait même pour payer des sommes considérables (1).
L'altération de u Lc droit monétaire du Sénat était devenu illusoire par
monnaie d*ar-
«ent amène la
•nppreealon des
pièces de broue (1) Car nous ne découvrons nulle part une ligne de démarcation qui au-
da Sénat. raitété d'autant plus nécessaire que le cuirre romain arait primitiTement
serri pour le payement de grandes et de petites sommes. De plos, Paullus
clAiiz pour U moniMie fmpé-
LA MONNAIE SOUS l'eMPIRE. 13
réitération de la monnaie d'argent qui, de fait, n'était plus que du cuivre saucé : il fut entièrement supprimé sous Aurélien, puis rétabli pour quelques années sous Tacite et Florien, par suite d'un retour aux anciennes pratiques (1), mais depuis lors la marque S* C- disparaît pour toujours.
La monnaie impériale était frappée ordinairement à Rome Ateiian proTin coiflme celle du Sénat, mais l'empereur, comme jadis les généraux de la République, pouvait en faire fabriquer rt«i« partout où il voulait. Les preuves ne manquent pas. Lyon, sous le règne d'Auguste, et plusieurs villes dans les provinces, eurent, depuis le m* siècle, par privilège, des ateliers monétaires (2).
L'administration des monnaies était considérée comme L'inspectioii dei une charge dépendant de la maison de l'empereur; elle nna eha^e^ali*
mftlson de TEnipereor.
(Sentent recept. V, 25,1) dit: Lege Comelia tenetur qui vultu principum
signatam monetam praeter adulterinam nprobaveriL EnflD, aux derniers
temps de l'Empire de grandes sommes ont souvent été payées en cniyre. '
(1) Les lettres S. C* se voient encore sonveut sur les monnaies deGallien. Elles ne se trouvent pas sur celles d'Aurélien, mais bien sur des pièces de Florien (Ramus, Cat, num. vet Musei régis Daniae, n'^ 35, 36. ~ Cf. Cohen, Méd, impériales, t. V, p. 215, n* 44 ; p. 210, n» 60; p. 220, n' 11), — Nous ne trouvons pas de cuivre de Claude le Gothique avec S* Cô mais il serait étrange, qu'il n'y en eût pas.
(2) Strabop, (IV, 3,2) donne à connaître qu'il existait un atelier monétaire impérial pour l'or et Targeât à Lugdunum : xa\ t6 vd|M9(i« x>P^'cwi>9iv èvraOlb x6 te dp-^poûv xdl t^ xpviooOv ol tûv *P{i>{ia((i>v ifiytj&tfvtç ; ce que confirme l'inscription lyonnaise d'un esclave de Tit>ère : Aequatar monetae (Orelli, n* 3228. — Boissieu, Inscript ant, de Lyon, p. 281). L'opinion générale, d'après laquelle de tels ateliers n'auraient pris naissance qu'au m* siècle (Borghesi, Bulletin de Vlnst areh., 1835, p. 1 et suiv.; Annales, t. X, 1838, p. 61 et suiv. ; (Euw, eompt, t. II, p. 468), parait néanmoins fondée, parce qu'il est fort probable qu'après Tabolition du monnayage de enivre dans les provinces de TOcddent cet atelier auxiliaire établi à Lugdunum aura également cessé d'exister.
lA CHAPITRE I.
était exercée par des procurateurs ; ceux-ci pouvaient être des affranchis, et, dans le commencement, même des esclaves de Fempereur (1), mais jamais des sénateurs. A l'époque de la dernière décadence, il pai*att que le droit de frapper des monnaies de cuivre fut quelquefois accordé à des particuliers (2), ce qui amena naturellement des abus sans nombre.
Fautté monnaie et H n'entre pas daus notre cadre de traiter de la fausse
eontrafaçon des
monnaiw. mounaïc proprement dite ^ cependant nous devons parler de l'industrie qui consistait à contrefaire, sans abaissement de titre, les pièces de bas aloi émises par l'État avec une valeur nominale au-dessus de leur valeur intrinsèque. Dans l'origine, lorsque les monnaies d'argent conservaient encore leur valeur, et qu'elles étaient frappées avec des coins soigneusement gravés, nous ne trouvons aucune trace de cette contrefaçon (3) ; mais depuis que, par économie, l'u-
(1) Sueton. {Caes. LXXVl) : {Caesar) monetae peculiares seruos praepo-
suit. On rencontre dans des inscriptions des procuratores monetae de rordre des chevaliers (0relli«n*'"2153^ 3570^ 6642). Les ouvriers-gionnayears senties officinatoree monetae aurariae argentœriae Caesaris (Gniter, p. 74^1) ou les officinatores et nummularii offieinarum argentariarum famiiiae monetari[ae] (Orellf, n~ 3226, 3227), ou la familia monetaiis (Spon^ Mise, ont, p. 101) ou signatores suppostores malleotores monetae Caesaris nostri (Groter, p. 1066,5; p. 1070^1), on aequatores monetae (Orelli, n* 8228) ou fiaturarii auri et argenti monetarii (Gruter, p. 638,4) ; cf. aussi le titre disp(ensator) rationis mon{etae) (Orelli, u<> 2915). Ce sont des affranchis ou des esclares de Tempereur.
(2) Uq rescrit de l'an 393 (Cod, Theod., IX, 21,10= CocT. Just,, IX, 24,8) annulla toutes ces licences. C'est peut-être à cause de cela qne bienl6t après on fit cesser la fabricaUon des grosses pièces de cuivre.
(3) 11 est vrai que les employés de la monnaie fabriquaient de l'argent pour leur propre compte {extrinseciu sibi signant pecuniam forma publica% Ulplan. Digest., XLVIII, 13,6,1); ce n'est pas une fabricaUon parUcuUère proprement dite, mais, légalement parlant, un pécnlat, mais non un faux monnayage.
L4 MONNAIE SOUS l'eMPIRE.
sage de couler les monnaies eat été adopté dans une partie des ateliers provinciaux (1) , et que le billon et le cuivre saucé eurent remplacé l'argent, par conséquent à partir de l'époque de Septime Sévère, nous voyons les lois interdire sévèrement les contrefaçons coulées de ces pièces (2).
En Occident, comme en Orient, la suprématie de l'Empire fut si généralement reconnue que pendant plusieurs siècles ni les provinces soumises à l'Empire ni même les Etats plus ou moins indépendants qui l'avoisinaient, n'essayèrent de fabriquer de la monnaie d'or. Le royaume du Bosphore, par suite de circonstances particulières est la seule exception que nous puissions citer, et ce-
Tânt en Orient qa*en Occident, Bnprématlo romaine.
Absence de monnaies d*or dans les provinces et ches les peuples Toisins.
(1) l\ n'est gnère possible de constater la part que TÉtot et celle que les particuliers ont prise à la fabricaUon des monnaies coulées; Il en est de même des monnaies plaquées ou fourrées. Un grand nombre de moules s'est trouvé en Allemagne, en France et en Angleterre (EcUiel, Doct. num. vet i.hProlegam.,p, LIV.— Akerman, Cat. of Roman Coins, 1. 1, p. XII et suiv.— A Augst^ voy. Bruckner, Merkwûrdigkeiten der Landschaft Basel, p. 2826.— A Damery, Renue numism.^ 1837, p. 176. — A Wakeûeld, Num. Joiim., t. Il, p. 58 et p. 196. — Nttwi, CAro», t. I, p. 161). —C'est surtout dans un quartier de Lyon, où Ton sait qu'il y avait une monnaie Impériale, qu'on en a trouvé beaucoup {Rev. num., 1837, p. 165 et suiT.)> tandis qu'ils manquent totalement en ItaUe; ce qui prouve décidément que ces moules n'appartiennent pas tous à de^ foui monnayeurs (Eckhel, /. ci7., t. I, p. LIV. — Cartier, Rev. num., 1842, p. 67). — Voy. dans la Revue num., 1854, p. 107 et suiv. le catalogue des monnaies de cuivre impériales coulées en Gaule.
(2) C'est à quoi tendent les lois de 326 qui Interdisent de fabriquer de fausses monnaies coulées, nummum falsafusione formare^en opposition avec m monetis nostrit pecuniam cudere {Cod. Theod., IX, 21,3= Corf. Just., IX, 24,2;; les lois de 356, qui interdisent de couler les monnaies, conflarepecunias, c'est-à-dire des monnaies de cuivre {Cod. Theod., IX, 23,1) et les lois de 31 1, qui condanment ceux qui coulent ou fondent des monnaies de cuivre, conflatores figurait aeris (Cod. Theod., XI, 21,1). Conflare, qui signi&e quelquefois fondre (Lamprid., Sev. Alex, XXXiX) ou e^jtarer en fondant PauUus, Sentent, recept., V, 25,4) a ici, comme Godefroy l'a fait remarquer avec raison, la signifleation de couler, parce qu'on ne met pas les monnaies de cQivre au creuset pour en retirer du proflt.
Plëcei Anacldet et SasMuiidct.
pite«t dn Pont pendant l'effigie impériale se troave m6me sur les monet do Bosphore. ^^^ ^,^^ ^^ revers de celle du roi. Les Parthes euxmêmes, sous la dynastie des Arsacides, n'ont pas eu de monnaie d*or; les Sassanides en ont fabriqué, il est vrai, en petite quantité dès leur avènement et ont continué ainsi non sans de longues interruptions jusqu'à la fin de leur domination (1).
La cour de Byzance n'accorda jamads formellement ce droit au roi de Perse : Nous lisons dans Procope (2) , auteur de l'époque de Justinien, le passage suivant : « Le a roi des Perses peut frapper de la monnaie d'argent tant (( qu'il veut, mais ni lui, ni aucun roi barbare n'a le droit « (el(At<) de mettre sa marque ou son portrait sur aucune « pièce d'or, quelque quantité d'or qu'il.'possède, et une <( semblable pièce ne pourrait circuler parmi les com* 0 merçants, même chez les barbares. » Ceci explique la rareté des pièces d'or de Perse qui ne semblent avoir été émises qu'aux époques où ce peuple avait momentanément des succès dans sa lutte contre l'Empire. Justinien Rhinotmète (de 670 à 711) déclara la guerre aux Arabes, parcequ'ils avaient payé le tribut en pièces d'or frappées d'un nouveau type arabe, et non en pièces à l'effigie impériale (3).
(1) On reviendra sur les pièces frappées dans le Bosphore et par les rois parthes dans la quatrième partie de cet ouvrage {Colonies et alliés). J. W.
(9) Procop. de Bello Goth,, 111, 33.
(3) Zunaras.XlV. 22, p. 75, éd. Wolf (cité parEckhel, Add.y, 4) : tàç itfôç tol»ç 'ApaCoc ouvOtixatç itapiXuoev alTtav clX7ip<4%, ôxt oraXàv t6 toO kn\9lo\j «pdpov x^9^tV^ ^^ *Pa>iJiartitôv cl^e 99pAyvt\uit àXKà véov 'Apd6iov oùSk ^âip èÇriv èv xjp^d^ vojjito|iati x«p«xtTipa fevruicoûoûat •?! t6v xoO €a7tXéiiK'Pco|jLa{(i)V. ~ Cf. Gibbon, Hist. de la décadence de V Empire romain, chap. LH. Ces anciennes pièces arabes sont des solidus et des tremisses. (Vasques Queipo, Systèmes métriques et monétaires des anciens peuples, t. III, p. 603 et suiv.).
LA UONNAIB SOUS L'eMPIRE. i7
Les races germaniques acceptèrent d'abord le mêmeprin- p^cm u u aercîpe et ne fabriquèrent que des monnaies d'argent ou de cuivre, comme les Vandales. Quand ils frappaient de la monnaie d'or, comme lesOstrogoths, c'était en vertu d'une autorisation formelle et avec le nom et le buste de l'empereur, auxquels ils joignaient furtivement un monogramme indiquant le nom du monétaire ou celui d'une ville (1). Le premier prince de race germanique qui osa enfreindre cette coutume et plaça son nom et son effigie sur une pièce d'or fut le roi franc Théodebert !•' (53i-5A8) à l'époque du règne de ^^ Thé^/iwt. Justinien (2). Voilà pourquoi Procope, que nous avons cité plus haut, se plaint de ce que les rois francs, bien qu'ils aient fait confirmer, par des lettres patentes sous le sceau impérial, leur autorité dans les Gaules récemment conquises, ont cependant l'audace de présider à Arles les jeux du cirque, assis à la place réservée à l'empereur, et que l'or gaulois porte leur effigie au lieu de l'effigie impériale. Mais toute plainte fut inutile, et cette prérogative de la cour de Byzance, dernier vestige de la domination universelle que Rome avait exercée sur le monde, disparut bientôt. Dans le cours du sixième siècle les califes arabes et les rois mérovingiens eurent leurs pièces d'or particulières, malgré les protestations de l'empereur de Byzance. Plus tard les descendants de ces mômes califes devaient dans leur marche contre l'Occident entrer à Constantinople et y asseoir leur empire, tandis que le sceptre de l'Occident, tombé des mains débiles des successeurs de Constantin, devait être relevé par les rois germaniques. Le sou d'or de Théodebert
(1) Frledlftnder, Mûnzen der Ostgothen, p. 12; Mûnzen der Vandaien, p. 5 et 59. C'est à tort que le major SencUer s'ett attribué cette découverte.
(2) Rev. numism,, 1841, p. 100.
est peut-être le plus ancien indice de cette grande révolution qui se préparait déjà et devait être enfin accomplie par Gharlemagne.
MONNAIES d'or. 19
DES DIYIRSES SORTES DE MONNiIBS SOUS LES EMPEREURS PENDANT LES DEUX PREMIERS SIÈCLES DE NOTRE ÈRE.
Monnaies d*or.
Monnaiof d*or.
César n'avait émis encore qae deax espèces de pièces d'or, Vaureus et le demùaureus (1) ; Auguste fit frapper aussi des pièces quadruples [quaternUmes) (2). Cependant les demi-aureus sont rares, et les multiples encore plus rares, pi. xxxiv, n* 6. La dénomination propre des deux pièces d'or ordinaires était empruntée à l'argent, et elles devaient se nommer denariuB aureus et victoriatus aureus (3) , mais le denarius
(1) Demi-aareoB de L. Plaaciu^ pièce trèe-rare (Cohen^ p. 221, pi. XXVIII, Munatia, n* 8).
(2) Eckhel, Doct nunu veU, 1. 1> p. L; t. VI, p. 116. Le qaateraio d'Auguste de l'an 6 après J.-G.^ trouyé à Hercnlanum, pèse une once et un quart napolitaine =:33i',4l ; mais cette pesée est éfidemment inexacte.
[On lit dans le texte allemand 1 V« n^^^P* Pfimd, mais c'est une faute d'impression, pour Unxe, eu, d'après les Académiciens d'HercuIanum, le poids est Indiqué tin' oncia e una quarto, dans le tome II des Pitture aniiche d'Ercoiano, prefazione, où Eckhel a puisé ses renseignements].
(3) Denaiiui aureus se trouve, mats ordinairement en opposition a?ec
n'est généralement appelé qa'aureus. Son poids normal est« d'après Pline (1), 7»o ^® ^^^^ ^^ 8»sl86. Ce poids rappelle le Philippe S or dont le poids légal était S^^^TS, mais qni à cette époque avait déjà subi une diminution de Q^^2 kOF^ 5. On a évidemment voulu, dans l'intention de le lui substituer, rapprocher l'aureus romain de cette pièce si répandue en Orient et dont les imitations grossières, conservant à peu près le poids de la pièce originale, circulaient dans tous les pays celtiques (2).
Les aureus de César, des années 708 à 710, ont presque le poids normal : onze pièces bien conservées varient de 8«',02 à 8»',16, ce qui donnerait une moyenne de S** »07 (8) .
denarius argenteus, PetroD. Satyricon, XX'XIII. ^ PUn.^ HUt.nai.^ XXXIII, 3^42 ; cf. XXI, 84, 185| XXXIV, 7, 37 (en parlant de la monnaie d'or étrangère, et XXXVII, 1,6, où U y a une variante). — Schol. ad Pers., Sat. \, 1 05. » Voy. auMi le grammairien grec cité par Prlsclen {de Fig. num.^ cap. III), et le Périple de la mer Rouge, S 8, 49 : Aï^vàpiov xp^^^wv «et xa\ dpTupoûv. C*e£t dans ce eena que l'on explique l'expression dpYupCou iv^vdpia (Paullug, Digest. XVI, 3, 26, I, et dans un grand nombre d'inacriptiona de PAaie Mineure) ; tandtsque la rareformule latine : io(nus) ent{us)est X CClOO m{onetae) argeni{eae) (Marinl, Arv., p. 712) lemble pi ut6t signifier que les payements ae faisaient en argent et non pas en cuivre. Cf. T. Li?. XXXVIII, 11. Ce qui nous oblige encore à prendre la pièce d'or pour un denier, c'est PI. XXXIV, D*" 5. qa« le demi-aurens porte le type de la Victoire, comme les quinaires d'argent. {Voy, Eckbel, Doct. num, vet., t. VI, p. Ul et 116. — Pinder, Ant. Mûnzen des K. Muséums, p. 148). Enfin, les pièces d'or du Bosphore qui datent du m* siècle portent souTcnt la marque du denier. Les écrivains évitent soigneusement, il est vrai, de se servir du nom, mal formé, de denarius aureus, et n'emploient que l'adjectif aureus; mais cette dénomination avait évidemment cours dans ta langue vulgaire et ches les Grecs, d'où elle passa aux langues orientales. Nummus aureus ne désigne qu'une pièce d'or quelconque, mais ne s'applique pas exclusivement à la pièce émise par César.
(i)Hù^na^, XXXIII, 8,47.
(2) On parlera du philippe d'or dans la 4* partie de l'ouvrage (Colomes et alliés]. J- W.
Fi. xxxii D« 4 W ^^ **•" ^®* *^®^ CCAESAR.COS.TER au droit, etA.HIR- TIY&PR. au revers : 8«',16( == 1S3 5/8, La Nanze, Mém, de r Académie