‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 3)Chapitre 4 sur 240 · MONNAIES D*OB · texte numérisé non relu

MONNAIES D*OB

Toutes les pièces de cette espèce qui furent émises après sa mort, sous l'autorité du Séuat, c'est-à-dire jusque vers 739, ont le même poids (1) ; on peut en dire autant des mon^

des inscr., L XXX, p. 376); 8r,li ( = 162 5/8, U Nauie); 8i*,07 (Plnder, Ant. Mûnuen des K. Muséums, p. 134;= 124,5, Pembroke;» 161 7/8, La Nanie).— Del'an 707-8aTec CAESAR. DICT.ITER (Cohen, p. 168» n* 32) : 9^,^(z= 164 grains romains, Borghesi, Dec, IX, 2 ; CEuv. ctmpl.t t II. p. 423). -De l'an 708 avec METELPIVS-SCIPIOIMP* an droit et CRASS IVN.LEG.PRO«PR : 8i',07 (= 1«4,6, Pembroke, p. 76). — De Tan 708- 9 avec CCAESARDICTERaa droit et L.PLANC.PRAEP.VRB : un 8s',04 (=.- 161 3/8 pen nsée, La Nause,p. 376; = i24,l, Perobrolie, p. 80).

-De ran7io avM CAESAR* DICQVAR.COSQYINC: 8M0(= 182 1/2, La Nanse, p. 877); 8*^03 ( s 151 1/8, un pen usée, La Nause); 8«',02 ( = 128,8, PembrolLe, p. 81).

(1) M. ArrioB Secondas : 8i',03(=124); 8*'/>2 (= 151, un pea osée, La Naose, p. 370).— G. Glodius G. F. : 8>%14 (=153 1/4, U Nanze, p. 370); Si'yOe (Pinder, /. ci(.,p. 108); 8i',04 (=161 3/8, un peu usée, La Nauie); 8f%015 (=123,7). — G. Numooius Vaala: 8«^16 (=125,9). — L. Seryius Rufus: 8«',i4 (=125,6); 8«',09(=162 3/8, La Nause, p. 377).— G. Norbanus et L. Ges- Uus : 8i',06 (=124,4) ; 8«%04 (=124,1 ) ; 8«',03 (=151 4/4, U Nause, p. 37 1). ~P. Glodius M. F. : 8*^,05 (Pinder, p. 108; = 124,2). — L. Livineins Regnius : 8«',00(=124,8);7»',98 (=123,2); 7i',97 (=123); 7«%96 (=122,9)— L. Mussidins Longns : 8i',13 (=125,5); 81^,08 (=124,7, deux exeopl.); 8«',02 (=123,9) ; 8>%01 (=123,7) ; 7t',93 (= 1 22,4). La belle monnaie du même monétaire avec C.CAESARDICT*PERPETVO pèse 8i',io {Rev. niim., 1858, p. 386).— G. Vibiut Varus : 8>',09 (=124,9) ; 8i%06 (Pinder); 7r,62 (=117,6). — Ti. Sempronlus Graceus : 8i',i6 (= 126).— Q. Voconius Yitulus : 8r (3ii23,4).— M. Durmius avec la couronne (Cohen, p. 127, n* 4) : 8^.15 (= 153 1/2, La Nauze, p. 386); avec l'écrevisse (Cohen, n*" 8): 8i',13 (=153, avec un trou, La Nause); 7>',59 (=146 3/4 avec un trou, La Nauze). — Torpilianus avec la tète de Bacchus (Cohen, p. 244, n»7) : 8^,15 (=153 3/8, La Nauze); avec la tête de Féronia (Cohen* n* 8): 8i%12 (=152 7/8, La Nauze); 7t%65(=144 4/8, un peu usée, La Nauze); avec la lyre (Cohen, p. 246, n* 16): 8«',10 (=152 1/2, La Nauze). — G. Antlstius Vêtus (Cohen, p. 18, n* U): 8*',03 {Wiener Sitzungsberichte, t. IX, p. 922). — Il y a une pièce isolée de Platorinus qui pèse 7«',56 [fF'iener Sitiungsberichte, t. IX, p. 922).— Tons les détails, auxquels il n'a pas été ajouté d'autre citation, ont été empruntés au Catalogue de la collection Pembroke^ et c'est de ce Catalogne et de celui de H. Pinder que nous tirons nos renseignements pour le poids des pièces d'or citées dans les notes suivantes.

22 GHAPITBE a.

naies militaires, jusque vers 720 (l),mai8 lespiècesde Marc- Antoine frappées & l'époque de la bataille d'Âctium (2) et pi.xxxiv,n-s celles d'Auguste varient de 7«',80 à 7»',96 (3), Ce dernier

et 3.

(1) BnitUS: B^yW (=124,8) î T»*,» (=123,3); 7t'»96 (122,7); 7^87 (= 121,4).— Gassias et LeotulusSpinter : 8i',22 (=126,9, c'est raureos leplos pesant que noua ayons troayé et le seul qui dépasse de d^fii le poids Donnai) ; 8^,12 (=152 7/8, U Naoxe, p. 378); 8(^,02 (=151,U Nause). D'antres pièces de Cassius : 8i%07 (=124,6); 8r,oi (Pinder); 7»',70(= 118,8). — Q. Cornaûclus (an 710-11): 7s',93 (=149,25, Letronne, Considéraiions générales sur r évaluation des monnaies grecques et romaines^ p. 6). — Sex. Pompée : 8«',06 (=124,4) ; 8i',05 (Pinder). — Ahenobarbus : 8«%13 (= 125,4). —M. Autonius avant l'année 720 : 8t%15 (Pinder) ; 8r^08 (=124,7, deux exempl.); 8«',06 (=124,4, deux excmpl.)^ 8i',01 (=128,6); 7r,94 (=122,5). -octave avant l'année 720 : 8>',13 (=125,4) ; 8>', (=123,5) ; 7f,94 (=122,5). —Le poids moyen des pièces, la plupart de cette fabrique, recueillies dans le dépôt d'Ambenay, est de 7(',97. — La monnaie anormale avec

CCAESAR.IIIYIR.R.P.C. et BALBYS.PRO.PR.qnipè8e6r,72

(=126 5/8, La Naoze, p. 381), est, sinon fauese, du moins fourrée.

(2) De ce poids sont la pièce d'or avec le lion (Eclthel, Dod, ntim. vet. t. VI, p. 44), peut-être de l'année 719, 7<',93 (=149 2/4, bien conservée, La Nause, p. 385) et celle de l'année 723 avec la tête de son fils (Eckhel, loe. cit. t. VI, p. 68), 7»',95 (=149 3/4, La Nauxe, p. 385) et 7^94 {Wiener Sitzungsberichte, t. IX, p. 922).

(3) Ainsi, avec IMP.CAESAR (Eckhel, Doct, num. vet, t. VI, p. 85). probablement de l'année 725, 7s',95 (=149 5/8, La Nauze, p. 385), 7«',9 (Pinder); avec CAESAR'DIVIF et le quadrige triomphal (Eckbel, loc. cit. t. VI, p. 81), de l'an 725, 7«',85 (=121,1).— De plus, avec le titre AVGVSTVSi qui, par conséquent, ont été frappées entre les années 727 et 767 (HaprèsJ.^.) :7»',90 (=121,9, Pinder. p. 145); 7»t,89 (=121,8); 7^,87 (deux exempl. Pinder); T%S\ (=121); 7«',83 (=120.8); 7«'.82 (Pinder); 7«',80 (=120,4); une moitié de 3*^91 (=GC,3). Nous n'avons tenu ici aucun compte des poids moyens indiqués par Letronoe, Considérations, p. 83. — Dureau de la Malle, Économie politique des Romains, U I, p, 43.— Pinder et Friedlinder, Beitrâge zur Oit. Mùnzkunde, I, p. 13. — Vasquez Queipo, Systèmes métriques et monétaires des anciens peuples, t. 111, p. 426. Deux

V ^ raisons nous y ont détermine^ : d'abord, il nous semblait convenable de

choisir une méthode qui mit le lecteur en état de comparer au besoin luimême les différences dans les poids des monnaies, et puis, l'expérience nous

MOimAiES d'or. 2S

poids semble avoir été le poids légal jusque vers le règne d'Antônin le Pieux (1). Pline (2) dit que les premiers empereurs diminuèrent petit à petit le poids de l'aureus, et que Néron le réduisit à V», de la livre = 7«',28.

En effet, vers Tan 60 de notre ère, sous le règne de Né- pi. xxxv, n« i. ron , on voit Faureus tomber de T^'jSl à 7«»,67 et jusqu'au poids de 7«',8ô à 7»»,S. Maïs évidemment, et d'après l'opinion même de Pline, cette diminution de poids est le résultat d'un abus qui devait naturellement

apprend que pour toutes les monDales, et principalement pour celles d'or, le poids normal ne se présente pas d'ordinaire dans le poids moyen, mais dans le maximum du poids effectif, de sorte que le procédé des poids: moyens ne peut évidemment servir qu'à fournir des notions erronées.

(1) Tibère :7«',74 (=119,4); 7f, 65 (deux exempt. Pinder); la moitié de 3f,9S (=60,5); Z^fii (Pinder). Les monnaies du trésor de Cherbourg, 200 environ, dont la plupart de Tibère, peu d'Anguste, pesaient de It^^h à 7<',8 {Hetme wtmism., 1867, p. 8î).— Callgnla : 7«',78(=xl20,l); 7»',74 (= 119,5); 7«',72 (=119,1); 7«',7(Pinder); 7»',55 (Pinder). —Claude: 7n,8 (Pinder); jf,!! {=: 1 19,9); 7f,76 (=119,8); 7»',75 (Pinder); 7«'.73 (Pinder); 7^,70 (=118,8); 71^,67 (Pinder); 7r ,65 (=118, Pinder); 7«',61 (Pinder); 7»'.59 (= J17,1); 7';51 (Pinder).— Néron Jusqu'à l'année 60 après J. C. : 7«',81 (=U0,5); 7«',65 (deux exempl. Pinder) ; 7<',57 (af 16,9). Des dernières années de son règne: 7»',89 (Pinder); 7r,86 (=118,6); t^'^Z (trois exempl. Pinder).— Galba : 7«',84; 7«',ïl (Pinder). — Othon : 7«%4 (Pinder) ; 7»',36 (=118,6). — Vitcllius : 7«,4 (Pinder); Ti',85 (=^118,5); 7«',29 (Pinder). - Vespasien : 7f,87 (=118,7); 7f,81 (Pinder); 7«',29 (=flî,5); 7»',Î8 (=112,8); 7r^l (=111,8); 7i',l2 (Pinder); €«',975 (Pinder).— Titus : 7i*,41 (=114,3); 7*',«45 (Pinder); 7«»,16 (Pinder). — Domltlen : 7«',76 (=119,7); 7»',66(= 116,7); 7i',46 (Pinder); T«',43 (=114,6); 7«',25 (=11 1,9); 7«',2l (=111,3). — Nerva: 7«',42 (Pinder). — Trajaa 7«',4 (Pinder); 7»',8I (=112,8); 7«M4 à 7«',;8 (sept exempl. Pembroke, Pinder); 7>',0& (=108,8). — Hadrien : 7p,5 (Pinder); 7n,41 (=114,8); 7«',89 (=114,1); 7»',36 (=113,6); 7»',35 (Pinder); 7fc',34 (= 113,3, Pinder); de 7«',05 à 7«',28 (sept exempl. Pembroke, Pinder); 6«',95 (Pinder). — Antonin le Pieux : 7*^,48 (=115',4); 7>',4& (Pinder); de 7c,3 à 7r,4 (dix exempl. Pembroke, Pinder); 7«',28 (=112,8); 7i*,i7 (=112,2); 7«',t4 (Pinder); 7«',22 (Pinder); 7«',tO (=11 1,2); 7i'/t5 (=110,3); 7«',04 (Pinder).

(2) Biit, «a/., XXXIII, 3,47.

faire baisser la valear courante de ces pièces ; et elle ne peut pas être considérée comme un changement légalement introduit, puisque après Néron quelques pièces plus pesantes se rencontrent encore, et que les aureus de ce prince, d'un poids plus élevé, sont toujours restés dans la circulation (1). Sous Domitien, les monnaies d'or deviennent sensiblement plus pesantes et dépassent en moyenne de Os',2 jusqu'à Os',3, le poids de quarante-cinq à la livre. Ce poids efïectif se conserve sous Nerva etpendantles deux premières années du règne de Trajan (2) ; il baisse alors et tombe jusqu'au niveau des pièces de Néron. Stationnaire sous Hadrien, le poids se relève un peu sousÂntonin le Pieux ; mais depuis Marc*Aurèle il ne dépasse plus 7*'3, et Ton rencontre même quelques pièces plus légères encore (3) ; la difTérence est souvent d'un gramme et même plus. Le monnayage reste dans cet état jusqu'à Caracalla, qui, nous le verrons plus tard, fit le premier subir à l'aureus une réduction légale (4). Les pièces d'or du Bosphore

(0 Le dép^t considérable de pièces .d'or trouvé àZirkowiti en St>rie^ dont la plaa récente est de Domitien de l'an 87 ap. J. G.^ .contenait des monna*es^ non-senlement du dernier temps de Néron et des Flayiens, mais aussi quelques-unes de Tibère, plusieurs de Claude et des premières années de Néron (Seidl, Beitràge zu einer Chronick der arch. Funde in der Osierrei" chùchen Monarchie^ II, p. 217 et sniv.; III, p. 47 et suiv.)-

(2) La Nause, Mém. de V Académie des inseripU, t. XXX, p. 391.

(8) Harc-Aurèle : 7»';29 (= 1 12,S, Pinder); 7r.28 (Pinder); l»'^? (=112,2); 71^,24 (=111,7); 7«',28 (Pinder); 7«',20 (=lll,a); 7«',1» (=111); 7M7 (Pinder); 6«',22 (Pinder); 6k',]95 (Pinder); 6(^, 045 (Pinder). ^ Commode : 7s%30 (= 1 12,7); 7i%24 (=11 1,7, Pinder); 7«',2 (PiDder).-PerUnax: 7»',25 (=111,9, Pinder); 7 «',22 (=11 1,6). — Didius Jullanus : 6«',95 (=107,3); 6ir.08 (Pinder). — Septime Sévère : 7«',89 (=114,1); 7^,37 (=118,7); 7«',29 (Pinder); 7«',26 (= 112,1 et=l 12); 7«',25 (= 111,9, trois exempL); 7«',24 (= 111,8) ; 7«',2« (Pinder); 7i',06 (= 108,9); 6^,85 (Pinder); 6»',82 (Pinder) ; e«',20 (Pinder); 6«',19 (Pinder).

(4) Les poids moyens de M. Vasques Qoeipo (/. cii, t. III, p. 426) donnent

MONNAIES d'OB. 26

frappées sur le modèle romain, qui pesaient 7>%98 sous Auguste, étaient encore de 7>%8 à la fin du second siècle (1) : on peut en conclure que réellement cette diminution, quelque considérable qu'elle paraisse, ne provient que d'un abus toujours croissant, et non d'une réduction officielle du poids légal.

Le métal de Yaurem romain est en général bon; en altérer la pureté était, d'après la loi Julia sur le péculat (2), un crime d'État ; l'analyse fournit partout 96 Vo de métal fin (3). Il y a bien quelques médailles d'or fourrées; mais elles sont en très-petit nombre (A).

pour Nerva l^^AbS, poar Domltien l^fAZ, pour GaUM Tv'^SSS, pour Yespasien 1^,^9, pour Titus 7*^29, pour Otbon 7*',38« pour Antonio le Pieux 7*^,573, pour Tltellius 7f,î85, pour L. Vérus et Commode 7»',2M, pour Néron If^t^S, pour Marc-Aurèle 7«',243, pour Septime Sévère et Garacalla 7t%23, pour Tn^an et Hadrien de 1^,2\ à 7*'»20. Ces chiffres nous font connaître approximativement, non pas le poids normal lui-même, mais dans quelle mesure on observait ce poids légal.

(1) La plus ancienne et la plus pesante de ces pièces d'or dans le Catalogue Thomas, p. 241, est de Tan 2 ou 8 ap. J. G. et pèse7'',98 (=123;2); sous Septime Sévère et Garacalla les pièces se maintiennent encore régulièrement à 7s',78 (=120), mais depuis Tan 200 l'or se change en électmm.

(2) Ulplan. Digeft., XLVUI, 13, 1 : Ne guis in aurum argentwn aes pMicum quid indat neve immisceat quo id pejus fiai,

(3) Les monnaies d'or, depuis Auguste Jusqu'à Yespasten, contiennent de 0*',998 à 0(^91 d'or fin (Letronne, Considérations, p. 84) et les pièces romaines, d'après les essais faits par Gay^Lussac pour Dureau de la Malle (Économie politigut des Romains, 1. 1, p. 17 et 41), en contiennent en général au moins 23/24. Gf. Mongex, Mémoires de F Académie des inscript, ^ t. IX, p. 203.

(4) On en trouve des exemplaires d'Hadrien (Kckhel, Dod. num, vet., 1. 1, p. CXVI) et de Gommode (Rckhel, /. cit., p. GXV. — Ranch, Mittheillungen der numism. Gesellschaft, 111, p. 288). Cette industrie est mentionnée comme faux monnayage dans Perse, (JSat, V, 105, et leScholiaste) et par Uipien {Digesi., XLYlll, 10, 8) ; le terme technique est teindre (tingere,\nficere).

[Gf. t II, p. 79, note 1 eiReme numism., 1868, p. 180 et soiv.]. J. W.

Ije trésor de Brescello peut donner une idée de Ténorme quantité de pièces d'or émises au commencement de TEmpire. Il en contenait, dit-on, 80,000, toutes frappées entre les années 708 et 716 de Rome, et seulement 32 variétés (1). Dans les deux premiers siècles de notre ère, rémission de ces pièces a continué d'être proportionnée au degré de puissance et de civilisation qu'avait atteint l'Empire ; cette quantité est due en grande partie à la diminution progressive du poids et à la refonte successive des pièces anciennes. Il n'y a eu qu'un temps d* arrêt momentané dans cette fabrication : ce fut vers la fin du règne de Marc-Aurèle et sous Commode (2). Les riches et nombreux trésors appartenant à cette époque prouvent quelle énorme masse de pièces d'or se trouvait alors en circulation (3).

(1) Baudelot, Explication cTune médaille de la famille Comuficia, Paris, 17l7,in-4*.— Montfaocon, Ant expLSuppl.,U ll\,p, 139.— Cavedoni, Marmi Moden., p. 41 et sulv. Les monnaies trouvées dans ce dépôt ont été frappées par les monétaires G. Glodius, Cestius et Norl>anns, P. Clodias, Hussidius, Livineltts, Vibins, Voconius (Semprontos manque) et par les généraux César, Brutns, Cassius, Comuflcias, Abenobarbus, Sez. Pompée, Octave et Antoine; la plus récente pièce est celle d*0ctave et d' Agrippa (Coben, p. 335, n* 3), de Tan 716 (Borghesi, Dec, XVI, 5; Œuoret compi., t. II, p. 2S1).

(2) Eckliel, Doct num. veL, t. VU, p. 138.

(3) Le trésor d'Ambenay (Ëd. de la Grange, Notûv eut 196 médailles romaines en or, Paris, 1834, in-8% ) contenait des pièces des monétaires C. Clodius, L. SerYius Rufus, P. CIodiuF, Q. Voconius Vitulus, Q. Rustius, Mescinius, Turpilianus et des généraux César, Brutus, Gasslus, Sex. Pompée, Antoine et Auguste; les plus récentes sont celles d'Auguste avec I M P* XII de Tan 744' Les pièces un peu plus pesantfs qui appartiennent au système primitif de César, semblent, pourla plupart, avoir déjà alors cesséde circuler.— Le dépèt de Cherbourg du temps de Tibère. {Suproy p 33, note 1). — Le dépôt de Zirkowltz du temps de Domitien. Cf. supra, p, 24, note 1. -^Le dépôt deOastrnm Noyum avec des monnaies d'or depuis Néron Jusqu'à

MONNAIES DABGENT.

Monnaies d'argent.

Le denier d'argent continua à être frappé sans interrup- DiTerses monntiM tion, et même l'émission dequinaireset de sesterces quiavait pi. xxxm. n-i été longtemps suspendue (t. II, p. 532 et suiv.) fut reprise *ni"if2.1^e^7f' activement en 706 ou peu après. Le quinaire, quoique peu 49 ay. j.-c. abondant, se voit sous tous les empereurs; mais le sesterce pi. xxxiv, n* 4, d'argent, dont l'émission avait été arrêtée en 711, fut rem- *'^«*^at.V/.c* * placé, quelque temps après, par un sesterce de cuivre, comme nous le verrons plus loin. Les pièces de grand module sont extrêmement rares en argent; et, comme celles de bronze, qui leur ressemblent beaucoup et dont quelques-unes même sont frappées au même coin, ce sont plutôt des médailles que des monnaies (1) . Le poids et la pureté du

Hadrien. (YiscoaU, Mus, Pio Ciem.^U }, p. 266).— Le dépôt trouvé en t607, à Hespolaer entre Alost et Dendermonde, contenant 1600 pièces d'or, dont quo.Iqoes-anesde Domitienet d'Hadrien, la plupart d'Hadrien, d'Antonio le Pieux, de Marc-Aurèle et de Luciue Vérus, une seulement de Commode avec la

légende CAES-AYO-FIL. GERM-PRINCIW.: d'où l'on peut conclureqnece trésor a été enfoui vers l'année 175. (Miraeup, Chron, Belg, ad ann. 1607). — Le dépôt trouvé à Perscheid (bailiiage d'0t)erwe8el) en 1693, renfermant des pièces d'or depuis Néron jusqu'à Commode. {Jahrbûcher des Vereins von Âlterihumsfreunden im Rheinlande, t. Vil, p. 166). » On pourrait citer encore facilement un grand nombre d'autres dépôts de monnaies d'or, en partie très-considérables.

(I) Des médaillons d'argent de cette espèee se trouvent décrits par M. Cohen {Médailles impériales^ 1. 1 et If) aux règnes de Claude, n" 3, Domitien,

^8 GHAPITBE IL

Lrar poidf. métal (1) se conservèrent à peu près sans changement jusque vers le milieu du règne de Néron (2); c'estrà-dire que

les pièces pesant environ 3*%9 contenaient 99 ou 98 7o de métal fin (3) , ce qui fait une valeur régulière de 86 à 8A centimes.

PI. xxxTir, II" 2. L^ deniers légionnaires de Marc-Antoine, qui contiennent presque V, de cuivre, font seuls exception à cette règle générale (A). Depuis Néron jusqu'à Seplime Sévère inclusivement, malgré quelques irrégularités dues à la négligence des ouvriers monétaires, le poids des pièces fut constamment de V»« dô livre = 3 scrupules = 3«',A1(6), ce

n** 4 et 6, Trajan d<> 1 (da même coin que le médaillon de bronxe, n» 296), Hadrien^ n'^ 49 et 50, Antonin le Pieux, n* I.

(1) Ce sont Schiassi et M. le major de Rauch (cf., t. Il, p. 78, note 2) et principalement MM. Akerman {Catal. of Roman Coins, t. ), p. XIV et suiv.^ et Sabatler {Production de Vor, de l'argent et du cuivre chez les anciens, Saint-Pétersbourg, 1850, in-8% en partie d'après VHistoire de la chimie, par Hoefer, Paris^ 1843), qui ont fait sur ce sujet des recherches importantes auxquelles se rapporte Texpof Ition qui va suivre.

(2) Les deniers avec la tête de Néron Jeune conservent encore le poids ordinaire (Akerman).

(3) Pour AuguUe et Tibère on a trouvé 0*^,991 de métal fin (un essai, Rauch); 0*^,990 (six essais, Rauch); 0«%989 (Sabatler); 0<',981 (SabaUer); 0c^,980 (deux essais, Schiassi); 0^,978 (Akerman); 0(%961 (deux essais, Schiassi); 0^,954 (Schiassi).

(4) 0*%874 et 0*^,855 (Schiassi); 0^,850 (Akerman); 0*%838 (trois essais, Rauch).

(5) Deux cent soixante-dix-hnit deniers impériaux depuis Néron Jusqu'à Septime Sévère, pesés par M. Akerman, donnent les poids suivants : 4«',02 (=62, un de Paustine mère); 3«',82 (=59, un d'Hadrien); 3«',e9 (s57, on d'Othon, trois d' Antonin le Pieux, un de Fanstine mère); 3(',63 (=58, un de Sabine, un de Marc-Aurèle, un de Faustine Jeune et un de Grlspine); 3c,56 (=55, dix-sept, dont deux de Septime Sévère); 3*^,50 (=54, quatorze); 3i',43(=53, quaranteet un);3i',37 (=52, quarante>trois);3s',30 (=51, trentetrois); 3»',24 (=50, vingtptioU)t3i',17 (=49, trente-un)) Si',!! (==48, vingt^; 3»',04 (=47, treixe); 2«',98 (=46, neuf); 2^,92 (=45, onie); 2«',85 (=44,

AlUrattons SQoecsslTes.

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