DROITS MONÉTAIRES DES VILLES OU ÉTATS INDÉPENDOTS DE LITÂLIE
Les États de l'Italie, tant qu ils conservèrent leur autonomie, peuvent être considérés comme ayant formé une confédération dont Rome était la tête et le centre ; ils étaient traités, en général, sur le même pied que les colonies Deux cotëgoric latincs. Ou peut distinguer parmi eux deux catégories qui de Tiuea ont été ^^^ ^^^ particulièrement favorisées : les villes latines non
partlcnlftrement *
favorisëet colouisées et les villes maritimes d'origine grecque ; les **"lTerRome*"^'' premières, en petit nombre, sont celles qui, appartenant de tout temps à la confédération latine, conservèrent leurs droits de cité intacts jusqu'à la Guerre Sociale, comme Droitdeiii. Tibur et Préneste. Le droit d'exil dont elles jouissaient (1) (c'est-à-dire l'impossibilité pour leurs habitants d'être en même temps citoyens de deux villes, de sorte qu'un Romain, devenu citoyen de Préneste, cessait d'être Romain et vice versa) prouve que Rome traitait d'égal à égal avec elles ; ce droit n'existait pas pour les colonies latines, ou du moins rien n'indique qu'elles en aient joui.
(1) Ceci est constaté quant à Tibur et Préneste par Polybe (VI, 14) et par TltcLive (XLin, 2). — Cf. Cic. pro Balbo, XXIJI, 63. - T.-Liv., XXIII, 17. — Âppian. Bell, civ,, \y G5), d'où l'on peut conclure que ces deux villes restèrent confédérées Jusqu'à la Guerre Sociale.
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On peut compter également au nombre des États latins Aiiiédiatinsou ceux qui, sans être d'origine latine, avaient fait des traités °" "^LatTunT* * d'alliance avantageux avec Rome, et avaient obtenu l'autorisation de se servir delà langue latine; on le peut avec d* autant plus de raison que la distinction entre les alliés latins et les autres alliés, était plutôt une distinction de fait qu'une question de droit ou de nationalité. C'est dans ce sens que Ferentinum dans le pays des Berniques, Aletrium et Verulae, qui renouvelèrent en 448 leur traité avec soear. j.-c. Rome dans des circonstances avantageuses , obtinrent en 559 les droits d'alliés latins (1); les monnaies peuvent maT.j..c. faire supposer qu'Aquinum, Teanum Sidicinum et d'autres villes au midi du Latium ou dans le nord de la Gampanie, se trouvaient dans la même position avant la Guerre Sociale.
La seconde catégorie de Confédérés italiens est plus vnies maritimes, nombreuse et plus importante; elle comprend toutes les villes grecques du littoral; leurs privilèges consistaient à être exemptées de contribuer au recrutement des légions ; elles fournissaient en échange un contingent de vaisseaux et de matelots pour la flotte romaine (2) ; quelques-unes
(1) T.-Uv.,lX,43;XXXlV,42.
(2) Naplc», Polyb., I, 20.— T.-Liv., XXXV, 16; XXXVI, 42. —Cf. T.-Liv., VIU, 28. — Vélia, Polyb., ï, 20. — T.-Liv., XXVI, 39.* — Tarente, Polyb., 1. 20. - T.-Liv., XXXV, 16. — Locrcs, Polyb., 1, 20 ; Xil, 5. — T.-Liv., XXXVI, 42; XLII, 48. - Rheglum, T.-Liv., XXVI, 39; XXXV. 16; XXXVl, 42; XLII, 48. - Messana, Clc. in Verr,, IV, 9, 21 et 67, 150; V, 19, 50 et 23^ 59. — En outre, la ville des Salientins Uria (T.-Liv., XLII. 48) el la colonie latine de Paestum (T.-Llv.^ XXVI, 39) fournissaient des vaisseaux. — Il est probable, quoique ceci ne soit pas certifié par des témol^ gnages anciens, que Nuceria, qui sans doute doit être comptée parmi les villes maritimes, et Héradée avaient la même obligation, parce qu'il est dit que leur traité de confédération était considéré comme trèsHivantageuz.