TILLES ADMISES AU DBOIT DE CITÉ
Gampanie. Nous avons déjà remarqué (t. II, p. 21) les ressemblances de âtyle et de fabrique qui existaient alors entre les deniers romains et les pièces campaniennes, et nous avons encore de nouveaux rapprochements à faire : le bigede Diane que Ton voit sur quelques anciens deniers (pas les plus anciens cependant) (1) se retrouve sur des sextans de Capoue et de Galatia, et le type du victoriat, émis pas avant 526 (t. Il, p. 85 et suiv., tfttd., p. 223), «ww.j-c. se voit sur les bronzes de Capoue et d'Âtella ; enfin la pièce d'or de 60 sesterces avec Taigle, et frappée pour la première fois en 537, est analogue aux rares pièces d'argent «i^.r. j.-c. de Capoue avec la légende osque, et à quelques bronzes de la même ville. Les notions chronologiques que peuvent donner les surfrappes et les enfouissements confirment ces données qui se trouvent (2) encore corroborées par le rapprochement des poids. En effet, quand on voit d'une part le denier romain tomber de li^^bb à 38%90, et l'as passer du système des h onces à celui de 2 onces, et en même temps le quadrigatus de Capoue tomber exactement dans la même proportion, de 6«',82 à 5«',90 (3), et
(1) |Gf. t. II, p. 289, D* 04 et la note du duc de Blacas.] J. W.
(2) Les monnaies d'AtelIa et de Velecba^ avec le signe de la valeur^ indiqué d'après le système romain^ montrent plus d'une fois un type plus ancien ; les premières, par exemple, sont surfrappées sur une pièce avec la légende ROMA (Avelilno, Opusc, t. II, p. 32 et 35.— Friedlànder^OjAi^cAe Mûnzen, p. 16), probablement une des plus anciennes pièces romano<campaniennes sans marque de la yalear, et les pièec^ de Velecha sur une monnaie restituée d'Hiéron I*' et sur une monnaie des Mamerlins (Friedlânder, /. cit., p. 17). Cette dernière monnaie a donc été frappée après
l'an 472 de Rome. A Lablco on a trouvé une pièce romaine d'or de 40 ses- 282 av. J.-c. terces, et une de 20 avec deux sextans de Capoue. Voy, a et 6 de l'Annexe T. (Flcoroni, Memorie di Labtco, p. 86).
(3) En effet : 4«',&6; 3«%90= 6«',85; h^yW. Si donc le quadrigatus valait 6 sesterces (et c'est nécessairement la valeur qu'il a dû avoir, sinon ofQclel-
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le broDze capouan et catnpanien de A à 2 onces ; peut-on admettre que ce rapprochement soit TefTet du hasard? Enfin, comme nous l'avons déjà remarqué (t. I,p. 261 et note), le quadrige, type de l'or et de l'argent à cette époque, se retrouve sur les principales pièces de cuivre de chacun des ateliers monétaires; sur le dextans de Capoue, le triens d'Atella, le sextans de Galatia, et cette coïncidence confirme les inductions que l'on peut en tirer pour déterminer l'époque. Il n'est pas nécessaire d'entrer dans d'autres considérations pour démontrer qu'après itMftT. j.-Cj la conquête de Capoue par les Romains en 5A3 et le plébiscite de l'année suivante qui punissait les communes campaniennes infidèles, celles-ci ne pouvaient plus frapper de cuivre.
Le monnayage romano-campanien nous présente donc une image de ce que devait être la position des villes jouissant des droits passifs. Partie intégrante de la cité romaine, elles forment cependant une commune à part ; elles n'ont pas le droit de battre monnaie comme les villes alliées, mais elles n'en sont pas privées entièrement, comme les colonies de citoyens et les municipes. Les légendes de leurs pièces , tantôt latines , tantôt en idiome national , accusent tour à tour leur annexion romaine et leur ancienne autonomie; ce qu'il y a de curieux, c'est que leur nom reparaît sur les pièces à la troisième et dernière époque, et remplace le nom de Rome qui y était seul pendant la plus grande partie du cinquième siècle ; on dirait une espèce de protestation timide contre le joug étranger et un premier
lement^ du moins dans le commerce orâinaire), il devait, en suiTant les ra- Tiatlons du sesterce, arriver justement au poids que nous lui trouvons k la fin.