‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 3)Chapitre 46 sur 240 · TILLES ADMISES AU DROIT DE CITÉ · texte numérisé non relu

TILLES ADMISES AU DROIT DE CITÉ

Si Ton n'admet pas cette assimilation, il est impossible d'expliquer d'une manière satisfaisante, ni l'expression généralement admise plus tard de nummus quadrigatus^ comme synonyme de nummus denarius^ ni l'opinion de plusieurs écrivains que le quadrige était le plus ancien type du denier (1), puisque les deniers avec le quadrige ne furent frappés à Rome que vers la Hn du sixième siècle; on nous objectera peuc-être la différence du poids. Gomment, en effet, admettre la similitude d'une pièce de à scrupules (4»', 55) et d'une pièce de 6 (6«',82)? Aussi ne voulons-nous pas dire que cette égalité ait été fixée dès la première émission des deniers (2), et il est fort possible, pour ne pas dire probable, que cette mesure ne fut prise qu'après la catastrophe de Gapoue, lorsqu'on déprécia systématiquement tout ce qui venait de la Campanie; d'ailleurs, en admettant même que ce tarif soit antérieur à cette dernière époque, ne pourrait-on pas supposer, ce qui se voit souvent, que ces pièces étrangères ont été admises à la circulation à un taux moindre que leur valeur

(1) T. Liv.^XXlI, 52, 54 et 58 (la comparaison de ces passages avec ce que dit Poiybe^ VI. 58, 5^ établit d'une manière parfaitement sûre que le nummus quadrigatus n'est autre chose que le denier). — Cf. les pessages cités t. Il, p. 12, note 2 de la p. 11.

|Gf., t. Il, p. 98 et 29 et supra, p. 191, ce qui a été dit sur les premiers deniers d'argent frappés en Tan 486 à Rome.) J. W. 26s ar. j. c.

(2) Si l'assertion de Tite-Live est exacte dans les passages cités dans la note précédente, cette assimilation existait déjà au temps de la bataille de Cannes. Mais il est plus probable que l'historien a nommé d'une manière proleptique le nummus quadrigatus, surtout si Ton songe que dans le commerce entre Rome et Carthage les sommes d'argent étaient toujours stipolées d'après le poids (cf. T. Liv , XXII, 23, et les traités de paix). Si le même

historien (VIII, U), déjà en 416» fait mention de deniers, en parlant de 538 ar. j.-c. Capoue, cela fait voir combien peu de confiance on doit lui accorder dans ces sortes de choses en généra], et surtout dans le passage dont 11 est question ici. {Voy. supra, p. 214, note 2.)

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réelle, ne fût-ce que pour en restreindre l'usage ou pour leur faire prendre plus promptement le chemin du creuset? Le sort du quadrigatus campanien ne peut pas avoir été diflérent. Si déjà, avant la chute de Gapoue, il était à Rome à un taux aussi bas, il sera resté de fait une monnaie locale campanienne, et là, dans les transactions entre particuliers, il aura eu une autre valeur que la valeur officielle. Au contraire, depuis que, par suite de la catastrophe de Gapoue et par la diminution successive des pièces en circulation, ces monnaies commençaient à se mêler et à se confondre avec le denier, elles ont dû trouver bien vite le chemin du creuset; et en effet, les dépôts enfouis du temps de Sylla et de César montrent qu'elles avaient déjà complètement disparu et qu'on ne les distinguait plus des deniers. Si les monétaires de Trajan les ont renouvelées, ce n'est pas seulement par plaisir d'antiquaire, comme du reste on pourrait le croire, d'après le caractère de toutes ces restitutions (supra, p. 31 et 82), majs s'ils ont vraiment retiré de la circulation des pièces de ce genre, ce ne pouvaient être que des exemplaires isolés qui, par leur mauvais métal ou par leur détérioration, avaient échappé au creuset.

Monnaie Quant à la légende osque des monnaies de cuivre, elle

campanienne " *

debronie. prouve sans réplique que ces pièces étaient exclusivement destinées à la ville de Gapoue, et c'est ce que les fouilles viennent encore confirmer (1).

Date de la La pérfode de^ASe à 453 nous semble être la date pro-

trotslème période. , , , , >-r

bable de cette troisième époque du monnayage romain en

(1) Riccio, Mon. di città, n*» 3 ; Sono assai rari i medaglioni e taluni aUri iipi difflcilit e si rinvengono neila sola periferia délia Campania^ anii forse ne* soli tenimenti Capuanû Un gran ripostiglio ne rinvenne, or son tre annij D. Orazio de Pasquale délie Curti,

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