‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 3)Chapitre 51 sur 240 · et des grosses · texte numérisé non relu

et des grosses

preuve positive, que sous le gouvernement romain, 1 émis- pièces d-Hr^ent sion de pièces d'argent de grand module et celle des pièces d'or furent entièrement supprimées (1). On trouve des petites pièces d'argent frappées à Syracuse avec des indications de valeur en chiffres romains, mais qui se rapportent au système sicilien de la litra (t. I, p. 116). Cependant il y en a peu, et ce monnayage n'a probablement pas duré longtemps ; il ne parait pas qu'on ait jamais frappé en Sicile de pièces d'argent du système romain.

Il est probable que, dès le sixième siècle, ou du moins assez longtemps avant auguste, on ne fabriquait plus dans celte île de monnaies d'argent, car, comme nous le verrons bientôt, dès le temps de la République, le système romain y

(1) La colonie laUne d'Âgrigente, qui probablement en &47 vint pren- 207 st. j-c. dre place à côté de l'ancienne colonie grecque (Cic.^ m Verr., U, 50, 132), a sans doute frappé des monnaies de cuivre (Mlonnet, 1. 1, p. 316, n<> 71 ; Suppt., t. I, p. 368, n* 89). Torremusza seul (pi. VI, n« 19, et d'après lui Eckhel, Doct.num. vet.^Ul,^. 133,etMlonnet, t. 1, p.3l6,n«70) a publie une pièce d'argent, qui peut-être a été coulée eur le cuivre.

était exclusivement en usage; c'est le seul moyen d'expliquer comment il se fait que, excepté la cité des Mamertins, à moitié italienne, les villes les plus riches, Genturipa par exemple, ne fabriquèrent plus que de la monnaie de cuivre.

1! est vraisemblable que, dès les premiers instants qui suivirent la conquête, l'emploi du denier romain fut imposé à la Sicile; il nest cependant pas facile de déterminer sa valeur vis-à-vis de ce qui restait d'argent sicilien dans la circulation. L'unité de compte de la monnaie siculo-punique était à peu près semblable au sesterce réduit (t. I, p. 121 ); lalitra de Syracuse valait un peu moins (t.I,p. 105etsuiv,), et il est possible que,danslecourslégal,onleur donnât à Tune et à l'autre une valeur un peu inférieure à celle du sesterce. TOaT.j.-c. |>]Qyg savons qu'en 684 (1), le denier romain était la

seule espèce de monnaie d'argent en usage dans toute Tétendue de la Sicile, et il est probable que cet état de choses durait déjà depuis quelque temps. En effet, les petites monnsdes de cuivre locales sont toutes, dès lors, basées sur le sesterce (t. I, p. 117 et 118), et on trouve souvent en Sicile des deniers qui ont été enfouis dès le temps de la République (2) ; il faut donc que les anciennes monnaies indigènes d'argent qui semblent n'avoir jamais été en usage concurremment avec les deniers, avec lesquels on ne les trouve jamais, aient été démonétisées et retirées de la circulation avant cette époque. La date de cette opération nous est inconnue.

(1) Cicero, in Kerr., III, 78, 181 : Collybus esse qui poiest, cum uttinlur omîtes eodem génère nummorum ? C'est naturellemeDt le denier qu'il faut entendre dans ce passage; car dans les Verrines les somntes, quand U s'agit de la Sicile, sont partout comptées en deniers.

(2) On a trouve k Honreale un 'dépôt de deniers de la République appartenant au vil* siècle {Builet. de Vlnst. arch., 1833, p. i).

Page 1